Eternotop 2018



 


Classement




EUDUS

Première année de rédacteur chez Les Eternels et autant vous dire, qu’elle fut vraiment excellente dans les genres que j’affectionne.
Les quatre albums suivants ont fait de 2018 une année riche et brillante tant ces propositions sont magiques.

HABITANTS – One Self

Quand la tête pensante de The Gathering, (René Rutten) lance un projet post rock Shoegaze avec sa douce (Gemma Perez) cela donne un petit bijou, une pépite musicale, une ode aux émotions. Le chant est juste, les compositions taillés pour vous toucher. Une merveille que j’ai pu admirer sur scène lors de leur premier show, et croyez moi, sur scène c’est encore meilleur. A noter que le groupe commence même à se faire un nom hors sphère metal (chronique dans le Parisien, passage sur RTL2). La perfection.

THERION – Beloved Antichrist

Un an après, la hype est un peu retombée. Cependant, je maintiens ce 19/20. Le travail fournit est ahurissant, et certains passages sont des grands moments d’Opera Metal ("Bring Her Home", "Burning the Palace"). Lesieur Christopher en a encore sous la pédale et j’espère pour lui que son rêve de jouer l'intégralité des trois actes sur scène se réalisera. Qu’on aime ou pas, il le mérite, pour l’ensemble de sa carrière et ce qu’il a apporté au metal symphonique.

CRIPPLED BLACK PHOENIX - The Great Escape

Si le comportement de sa tête pensante Justin Greaves sur les réseaux sociaux a tendance à me sortir par les trous de nez, il faut néanmoins concéder que son dernier né, The Great Escape est une merveille de post rock. Que ce soit en mode énergique (To you I give) ou émotionnel (The Great Escape), le projet vise juste sur chaque titre sans temps mort avec une utilisation d’instruments pertinente (cette petite touche d’accordéon par moment, un délice). Depuis cette découverte, je me suis lancé dans la découverte de la discographie complexe du combo britannique.

KALLOMÄKI - Roka Ukri

Découvert par hasard via Facebook, les finnois de Kallomäki proposent un folk pagan metal, le tout dans leur langue maternel. Nous sommes à milles lieux d’Eluveitie and co. C’est plus cru, pas forcément plus violent, mais on sent le premier album, quelques petites erreurs mais compensées par des compositions léchées. La belle découverte de l’année.

Le reste du top 10 a été plus serré, vous trouverez ci-dessous 6 propositions excellentes, tout simplement.

AMORPHIS – Queen of Time

Revenu d’entre les morts avec Under The Red Cloud, Amorphis confirme sa renaissance avec ce nouvel effort. Hormis un petit creux dans son deuxième tiers, le reste est époustouflant notamment le puissant "Daughter Of Hate".

THE SEA WITHIN – The Sea Within

Nouveau super groupe de rock prog emmené par Daniel Gildenlow au chant, The Sea Within a failli réaliser le coup parfait. Dommage que quelques titres soit en mode « je me regarde jouer car je suis le meilleur ». On se consolera avec de jolies pépites tels que Ashes of Down et surtout Denise.

FARMER BOYS – Born Again

Après quatorze ans d’inactivité, les Allemands reviennent enfin avec ce Born Again, pas exempt de reproches (le heavy metal des débuts a presque disparu) mais les compositions de Scholpp et la voix de Sayer font toujours mouche. C’est frais, carré et ultra efficace.

CHAOSTAR – The Undivided Light

Le projet néo-classique de Christos (Septic Flesh) passe enfin la seconde avec ce quatrième effort. The Undivided Light est l’heure de gloire de Chaostar. La proposition mélange habilement Shoegaze, musique classique et orchestrations. Une œuvre unique.

DIVINE ASCENSION – The Uncovering

Le petit coup de cœur power/prog mélodique de l’année. Les Australiens ne révolutionnent pas le genre mais c’est ultra efficace et ça fait plaisir. "New World" est surement LE tube de l’année.

OCEANS OF SLUMBER - The Banished Heart

Les Américains sont à la croisée des chemins. Perdu entre du prog et du doom, le rendu parait bancal. Cependant, le groupe arrive à s’extirper de cela grâce à certains moments de grâce ("The Bannished Heart").

Coup de cœur de dernière minute !
LONG NIGHT a sorti en décembre le fabuleux Barren Land, premier LP de du trio et faisant suite au déjà excellent Sorrow Returns (EP sorti en 2017). Emmené par la sublime voix d'osten Bergoy (ex-Tristania) Barren Land est un voyage rock goth épuré. Il serait dommage de passer à côté.



WINTER

ECTHIRION - Psalms of the Risen Dead

Venu de nulle part, ce groupe nous pond une oeuvre ébouriffante, virevoltante, voire déstabilisante. A côte de l'évidente influence de Therion (quand ce dernier groupe n'était pas encore un monstre bouffi), on retrouve des touches speed et techno-thrash/death, de la créativité, et un soupçon de folie. De la vie, quoi. Amen !

VNV NATION - Noire

De l'electro pop mélancolique de haut vol. Les trois premiers morceaux doivent être inscrits au Panthéon du genre. Moins de fougue, plus de profondeur. Magnifique.

THY CATAFALQUE - Geometria

Tamás continue de faire évoluer son projet qui n'a plus grand chose à voir avec le mythique Róka Hasa Rádió. Est-ce un mal ? Non ! Cet OVNI, le moins metal du one mand band, est une nouvelle démonstration de son talent.

WOLVENNEST - Void

Du heavy rock hypnotique, limite incantatoire. Sorte de version "mainstream" d'Oranssi Pazuzu. Rien que pour le titre "La Mort", l'album vaut le voyage.

DECLINE OF THE I - Escape

Le dernier volet de la trilogie métaphysique imaginée par A.K. est le plus abouti. Sombre, épique et symphonique. On pourra bien taxer l'ensemble de truc d'intello, le réusltat est là : bluffant.

AMPHETAMIN - A Forest of Rainbows

Le mage Sebastian Laurent a encore mûri. Son dernier album est le plus cohérent et le plus prog, et continue à nouer les estomacs à ravir les tympans. (chronique à venir !)

SOJOURNER - The Shadowed Road

Le groupe ajoute un petit supplément d'âme à la formule utilisée pour Empire of Ash, ce qui donne un album plus intense. Je suis curieux d'entendre la suite...

AMORPHIS - Queen of Time

Inespéré. Amorphis nous balance une bonne demi-douzaine d'excellents titres, pas loin de ce qu'ils savaient nous pondre il y a fort longtemps.


On ajoutera à cette liste les derniers albums de groupes comme Abduction, Aorlhac, Fading Bliss, HWWAUOCH ou Pantheist.



MERCI FOULE FÊTE

Un brillant quatre-à-la-suite illumine le millésime 2018:

THE NIGHT FLIGHT ORCHESTRA – Sometimes the World Ain't Enough

Too much, too soon. OK. Mais même en délivrant à ce jour l'enregistrement le moins topissime de leur carrière – trop de chansons, trop de synthés – les plus doués des revivalistes suédois arrivent à sortir le meilleur album de l'année. Performer durant ses moments faibles, la marque des plus grands: celle de The Night Flight Orchestra. Une inquiétude cependant : que la mutation en groupe AOR californien finisse par avoir raison de l'énergie et du sens de la composition ahurissants de la tête du proue du vaisseau amiral de la NFO Airlines. Prenez un peu plus votre temps la prochaine fois, Messieurs-dames, on en vous en voudra pas (trop). Et continuez de nous faire décoller en concert.

TURBONEGRO – RockNRoll Machine

L'impayable surprise. Les têtes brûlées norvégiennes, jadis chantres d'un punk anar mâtiné de rock âpre sortent, après une demi-douzaine d'années d'abstinence en studio, un magnifique recueil de hard rock mélodique serti de synthés eighties. Pendant que toute la Turbojugend est en PLS (ou s'en tape), les mélomanes intrigués se déhanchent sur les scansions énergiques des barjots supertatoués. Car s'il y a une chose qui n'a pas changé, c'est le dynamisme qui irise des compositions encore, et plus que jamais, inspirées par AC/DC – le bon, le vrai, celui de la biture et de la déconne.

NORTHWARD - Northward

Une décennie de chassé-croisé entre deux amants contrariés qui aboutit à une idylle féconde, voilà un résumé, presque, fidèle de l'histoire qui se cache derrière Northward - pas d'amourette a priori entre Jørn Viggo Lofstad, guitariste de Pagan's Mind et Floor Jansen, probablement la meilleure chanteuse metal du moment avec l'intouchable Anneke Van Giersbergen. Point de relents prog ou d'épanchements lyriques mais un sacré bon album de hard rock vif et mélancolique magnifié par le chant à la fois subtil et puissant de la Néerlandaise qui a ajouté une corde supplémentaire à son impressionnant arc vocal. Le genre de gourmandise dont on peut se resservir sans risque pour la santé, bien au contraire.

VINTAGE CARAVAN - Gateways

Avec une production soignée, ça va tout de suite mieux. Óskar et sa bande lâchent une nouvelle salve de chansons groovy dans un style vintage (forcément) option hard rock seventies, rehaussées par une gratte débridée et un chant avenant. Encore un effort dans le lâcher-prise et la folie des concerts (et des clips) sera atteinte.

Certaines formations n'ont pas démérité et ont proposé de fort jolies choses en 2018 :

VÔDÛN- Ascend : le hard rock sludge mandingue pratiqué par ce power trio sans bassiste a gagné en cohésion et en puissance – davantage de compositions marquantes auraient fait du deuxième LP des Londoniens l'un des albums de l'année, sans aucun doute.

VOIVOD - The Wake : les Québécois sont - vraiment – de retour, leur cohérence alambiquée en bandoulière. Des guitares un peu timides et quelques passages à vide empêchent The Wake d'atteindre le haut du panier, mais que ça fait du bien d'entendre un Voivod régénéré !

WHEEL IN THE SKY - Beyond the Pale : Ils vont finir par y arriver. Le potentiel pour rivaliser avec les meilleures sections de hard rock revival suédois ne s'est pas évanoui, sans s'être – encore ? - complètement concrétisé, la faute à des refrains et un chant un peu légers. La prochaine fois, allez.



SHAMASH

FUNERAL MIST – Hekatomb

Mortuus a pris tout le monde de cours ce printemps. Il sort Funeral Mist de sa léthargie, quinze jours avant que ne paraisse le dernier Marduk. Pas d’annonces préalables, pas de publicité outrancière, juste un disque d’une qualité impressionnante. Amateurs de black brutal aux ambiances particulières, laissez-vous happer par la bête. Violence et fureur font de cette œuvre une réussite incontestable.

MONSTROSITY – The Passage Of Existence

Monstrosity revient en cette année 2018. Bonne nouvelle pour les fans de death floridien. The Passage of Existence s’avère au fil des écoutes un excellent disque. Puissant, mélodique et racé, il présente la formation à un niveau de forme olympique, que personne n’aurait pu envisager. Un retour gagnant qui le propulse tout en haut de l’affiche, malgré une concurrence sévère dans le genre cette année.

TOMB MOLD – Manor Of Infinite Forms

Venu du Canada, Tomb Mold entend asseoir sa domination à l’aide de son death crépusculaire. Ça suinte, ça semble venu du plus profond des Enfers. Lourds et puissants, ces sept morceaux ont de quoi rassasier les amateurs de death old school. Manor of Infinite Forms va propulser Tomb Mold parmi les meilleurs.

SKELETAL REMAINS - Devouring Mortality

Tu aimes les vieux Pestilence et Asphyx ? Les Californiens de Skeletal Remains rendent hommage à ces grands anciens. Le son est excellent et les riffs mémorables se succèdent. Du death ancré dans le passé avec une production très moderne signée Dan Swanö qui mérite d’être découvert.

HATE ETERNAL - Upon Desolate Sands

Erik Rutan est un excellent musicien. Le nouvel album de son bébé le confirme. Moins virulent, plus posé et donc plus accessible, ce disque possède néanmoins des parties qui feront chavirer nombre de fans de death. Rutan est en outre un producteur de talent. Le rendu sonore d’Upon Desolate Sands a de quoi impressionner. Un des meilleurs albums de death de 2018 et tout simplement dans le haut de la discographie d’Hate Eternal.

A FOREST OF STARS - Grave Mounds and Grave Mistakes

Le retour des gentlemen (avec une femme en leur sein) britanniques. Une fois encore, ils vous emmènent dans leur univers sombre et décalé. Des vocaux possédés, des mélodies travaillées et des rythmiques variées. On ne s’ennuie pas une seconde et c’est avec plaisir que l’on se laisse guider sur les chemins tortueux tracés par le collectif anglais. Les rois du black metal psychédélique méritent vraiment les couronnes de louanges qui leur sont tressées.

SOLSTICE - White Horse Hill

Un groupe culte qui n’a pas la renommée qu’il mérite. Solstice pourrait bien réparer cette injustice avec son quatrième album. White Horse Hill est un condensé de heavy doom des plus épiques. Des ambiances travaillées et une production à la hauteur d’excellentes compositions. Ne passez pas à côté de ce bijou.

THE CROWN - Cobra Speed Venom

Les Suédois offrent cette année un disque qui effacera d’un revers de la main les sorties plus que dispensables qui l’ont précédé. Ils semblaient perdus pour la cause et accouchent de brûlots impressionnants. Pas du niveau de Deathrace King, mais pas loin. Si l’Enfer était un bar, Cobra Speed Venom pourrait y servir de bande son.
L’album death thrash de 2018 assurément.

DAUGHTERS – You Won't Get What You Want


Inconnu de votre serviteur avant cette sortie, le groupe américain signe un album qui sera dans de nombreux tops et pas exclusivement metal. Un peu d’indus, de rock sombre, il est difficile de décrire la musique interprétée par le quartet. La folie incarnée devient ici une expérience éprouvante et addictive. Un cauchemar musical, rien de moins. De quoi traumatiser nombre d’entre vous.

ARKONA – Khram

L’album que j’espérais. Les Russes qui ont déjà une discographie conséquente avaient de réels atouts pour plaire. Mais je n’avais jamais été subjugué. Khram présente ici la face la plus sombre du groupe, qui garde cependant sa base folk pagan. Une plongée excitante dans la mythologie obscure de l'Europe de l’Est.



BELZARAN

DEAD SHAPE FIGURE - Cacoëthes

Du thrash moderne avec un chant agressif. De la variété dans les morceaux qui restent néanmoins cohérents. Des solos variés et pertinents. Un sans-faute, ou presque.

DE PROFUNDIS - The Blinding Light Of Faith

Une nouvelle direction pour le groupe. Beaucoup moins de travail sur les ambiances, place à une musique plus directe. De death mélodique de grande qualité.

KREPUSKUL - Hybrid

Une des bonnes surprises de l'année. Du thrash/death avec beaucoup de personnalité. Quelques défauts, mais l’ensemble est de grande qualité et sort un peu des sentiers battus.

PRIMAL ATTACK - Heartless Oppressor

Un album de thrash, un peu death avec un chant hardcore. Une grosse machine pleine d’efficacité (et de qualité), mais qui s’essouffle un peu au fur et à mesure des écoutes à cause du principe couplet/refrain un peu limité.

STEORRAH – The Aldstadt Abyss

Dire que c’est du death progressif serait trop limité. C’est presque expérimental à ce niveau. Une ambiance très particulière, quelques passages complètement imprévisibles (un peu de jazz par-ci, un peu d’orientalisme…). Un album avec des qualités et une originalité folles. Si vous accrochez, c’est le jackpot.

OMINOUS ECLIPSE – Sinister

Un album de death metal assez technique, voire foutraque qui dévoile toute sa puissance au fur et à mesure des écoutes. Quelques solos sont vraiment très réussis et invitent fortement à réécouter la galette.



MALICE

OCEANS OF SLUMBER - The Banished Heart

Àmi-chemin entre prog et doom, le dernier projet d'Oceans Of Slumber fait oublier ses longueurs par des atmosphères tortueuses à l'intensité remarquable, sublimées par une très belle performance vocale.

GAZPACHO - Soyuz

Un opus tout en finesse, dans lequel il m'a été difficile de rentrer mais qui - une fois cela fait - ne m'a plus lâchée. Portées par un concept intéressant mais difficile à mettre en œuvre, les compositions de Soyuz sont autant de moments de beauté, fruits d'un travail que l'on sent acharné.

RIVERSIDE - Wasteland

Le nouveau Riverside est imparfait, pourtant il s'en dégage un charme et une sincérité captivante. Marqué par un son reconnaissable malgré certains changements de line-up, Wasteland oscille entre riffs dures et mélodies enchanteresses. Le résultat ? Une galette inégale mais dont les moments forts éclipsent aisément les faiblesses.

LUNATIC SOUL - Under The Fragmented Sky

Entre ombre et lumière, entre électronique et acoustique, entre chanson et ambient, Lunatic Soul a l'ambition de réunir tous les amours de Mariusz Duda en un seul opus. Un projet qui fonctionne étonnement bien, grâce à l'expérience de son compositeur.



TABRIS

WIEGEDOOD – De Dodden Hebben Het Goed III

Comment ne pas signaler cette sortie, implacable dernier volet du triptyque ? Arrivé à pleine maturité, Wiegedood aura démontré avec cet ultime chapitre à quel point il peut se montrer technique, cinglant, puissant et inspiré. Une œuvre à écouter désormais dans son entier, sans espérer y trouver une once de répit.

THE VINTAGE CARAVAN – Gateways

Passé le plaisir des planches, celui de la galette. Gateways aura été ma bouffée de fraîcheur de cette fin d'année 2018. Un savoureux morceau de stoner/revival seventies fort bien conduit par une formation habile et un rien barrée, et pour laquelle il est permit de nourrir de beaux espoirs futurs. À consommer sans modération.

THE NIGHT FLIGHT ORCHESTRA – Sometime's The World Ain't Enough

Je parlais d'archives plus haut, The Night Flight Orchestra en aura fait partie cette année. Une découverte que j'ai faite avec bonheur, en version studio et en version live. Il va donc sans dire que cette nouvelle offrande arrive à point nommé pour satisfaire un appétit encore tout frais. Des compositions qui s'inscrivent dans la droite lignée de son prédécesseur, Amber Galactic - peut-être un peu trop ? Qu'importe, les éléments font recette et le plaisir n'en est pas freiné, bien au contraire.

ZEAL AND ARDOR – Strange Fruit

Si Devil is Fine pouvait laisser croire qu'une fois passé le défi de lier black metal et gospel, le souffle créatif s'écraserait aussi vivement, hé bien c'est une erreur. La nouvelle proposition du sieur Gagneux a en effet tout pour convaincre. Ayant pris le temps de bien maturer son idée, il nous offre cette fois un album bien mieux architecturé, des compositions équilibrées et soignées, du groove et de la puissance, pour un ensemble gagnant en homogénéité (et je ne détaille pas ici les inspirations qui soutiennent son idée maîtresse). De quoi raviver une belle ferveur en live !

THE OCEAN – Phanerozoic I: Palaeozoic

Le collectif vous a manqué ? À moi aussi. Il aura fallu attendre pas moins de cinq ans depuis Pelagial et la petite échappée Transcendental signée avec Mono, pour qu'une nouvelle œuvre voie enfin le jour. Suivant le schéma cyclique - et pour cause, il est question ici du temps, des répétitions, des disparitions et des résurgences - vous ne serez pas trompés. Toujours aussi massif que mélodique, la plongée est simplement abyssale et se perdre dans ces eaux, un plaisir renouvelé.

THY CATAFALQUE – Geometria

Une sortie de Thy Catafalque mérite toujours d'être saluée, le bonhomme faisant une nouvelle fois démonstration de son talent à nous emporter avec aisance dans son univers sis à la croisée du mythe, du rêve et du souvenir qui ne nous appartient pas mais qu'on aime contempler.



S1PHONIQUE

LENORE S. FINGERS -All Things Lost On Earth

Tout simplement divin ce nouvel album. Elle a un truc Lenore... Cette espèce de chant de sirène qui nous mène droit à la mort contre lequel on ne peut rien. Dark, mélancolique, sublime.

RIVERS OF NIHIL - Where Owls Know My Name

Très bon LP de la part d'un groupe qui sort un album différent à chaque fois. celui ci est le meilleur de tous avec un goût de "reviens m'écouter" qui s'immisce, se glisse entre les … Oreilles. Les autres étaient déjà superbes. Ce nouvel effort ne réinvente pas le genre , propose des incursions de genre géniales, bref, du death traditionnellement moderne et respectueux de son héritage.

SOJOURNER : The Shadowed Road

Que dire ?! Rien. ce deuxième opus surpasse même le premier. Des ambiances et un son a tomber dans les abîmes de la joie musicale.

PIG DESTROYER - Head cage

Passé quasi inaperçu. Peut être rien de novateur ici mais l'exercice est tellement maîtrisé que l'écoute est généreuse en relecture, quelque soit l'humeur.

OBSCURA - Diluvium

ÉNORME ! Diluvium rattrape l'album précédent qu'on dira de transition, rapport au changement de line up. Les compositions sont fluides, évidentes, dès la première écoute. Ce qui pourrait a priori lasser n'est en fait que la preuve que ce nouvel LP se classe parmi les meilleures productions de la discographie du combo. Das TeknoDess !

BEYOND CREATION - Algorythm

Enfin de la poutre tout du long ! À moitié fâché studio - mais toujours ravi en live - la formation québecoise propose un enregistrement qui ne souffre pas de contestation et des quelques bouderies (à peine justifiées) engendrées auparavant. Une sortie permettant au combo d'entrer dans les groupes référence du genre.

La triplette « densité » à se fader - le bonheur est dans le LP :

EXOCRINE - Molten Giant: bon sang quelle puissance ! Massif, puissant, violent positivement. Les Bordelais dérouillent l'auditeur et choisissent de rejoindre les combos cocorico qui en imposent. Reste plus qu'à se faire connaître et propager son son (si si) partout partout.

ALKALOID - Liquid Anatomy: bien facile de dire avant écoute que ce nouvel LP ne serait forcément pas à la hauteur du précédent. Bien sûr, si la première réalisation longue durée figure pour toujours au panthéon des LP technico death metal à connaître, ce nouvel effort reste d'une qualité rare et émerge sans peine au milieu des océans de sorties du genre. Difficile à appréhender une fois de plus, il se montre au fil des écoutes engageant et révèle des bonheurs auditifs qui récompensent l'effort de son auditeur.

GOROD - Æthra : et ben ça !!!!! Quel talent discret. C'est presqu'injuste que Gorod ne soit pas plus exposé mondialement. Ce nouveau recueil ajoute une nouvelle ligne à une discographie référence sans erreur. Les Girondins parviennent à renouveler leurs compositions, faisant fi de la routine. Sublimissime.

Ça passe tranquille, mais il manque un truc:

BLOODBATH -The Arrow of Satan is Drawn (routinier ?)
CRISIX - Against the Odds : le phénomène du moment. En studio : YES ! En live: RHOOOOOO PITTTTAAAAAIN !
NASHVILLE PUSSY - Pleased to Eat You: bien imbibantes, les vapeurs …
DIMLIGHT - Kingdom of Horrors: nouvelle chanteuse, même registre (donc certains s'évanouissent), pas forcément original mais super bien interprété et dans la continuité de la discographie de la section hellène.



Concernant nos fidèles lecteurs, 2018 a encore mis en avant les différences de goûts et de couleurs. Plus d'une cinquantaine d'albums différents ont été cités au moment d'établir un bilan annuel. Cependant quelques œuvres arrivent à se distinguer. Après être revenu de nulle part avec Under the Red Cloud en 2015, Amorphis en rajoute une couche avec sa Queen of Time qui aura clairement conquis les amateurs de melodeath et même les autres. Et puisqu'il est de coutume de dire « jamais deux sans trois », vivement le nouvel effort. Sans surprise la machine à tubes qu'est Ghost aura réussi à trouver son public avec Prequelle. Une confirmation, mais qu'est ce qui va bien pouvoir arrêter l'ami Forge? Même si les fans admettent une petite baisse qualitative, The Night Flight Orchestra arrive tout de même à convaincre avec Sometimes the World Ain't Enough. Après avoir enchaîné les sorties, le temps d'un petite pause désormais ? Enfin plusieurs fidèles du forum sont (ndlr: fort logiquement) tombés sous le charme de One Self  des Néerlandais d'Habitants, conduits par René Rutten, membre fondateur de The Gathering. Leur post rock teinté de shoegaze commence tout doucement à faire parler de lui. Enfin les dernières offrandes d'Orange Goblin, Clutch, Audrey Horne, At the Gates, The Reign of Kindo et A perfect Circle ont été citées à plus d'une reprise. Pour le reste des albums cités, et afin de (dé)partager vos tops 2018, venez-vous inscrire et participer à la fête !







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