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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 19 décembre 2018
Sa note : 16/20

LINE UP

-Jennifer Borg
(chant)

-Karl Szulik
(guitare)

-Jason Meracis
(basse)

-Luke Wenczel
(batterie)

A participé à l'enregistrement:

-Thomas S. "Tom" Englund
(chant sur "Pursuit of Desire")

TRACKLIST

1) Evermore
2) Prisoner
3) The Fallen
4) Pursuit of Desire
5) New World
6) Revolution Phase
7) Beyond the Line
8) One Step From Here
9) Bittersweet Divide 
10) Vultures

DISCOGRAPHIE


Divine Ascension - The Uncovering
(2018) - heavy metal metal symphonique power metal mélodique - Label : Vicisolum Productions



Power metal mélodique à chant féminin acte n°…. on ne compte plus. Visions of Atantis s’est ratatiné, Temperance a apporté un peu de fraîcheur sans rien révolutionner, et des groupes comme Follow the Cipher mixent le genre avec un metal moderne très axé « nouvelle génération ». Mais rassurez vous, derrière sa pochette (signée James Ledger) très futuriste laissant croire a un énième groupe de metal moderne à la mode style Amaranthe, Divine Ascension va vous apporter la pièce manquante à une année 2018 au top.

Je n’avais jamais entendu parler des Australiens avant que Spotify me propose le single "Evermore" en suggestion. Pourtant, les natifs de Melbourne ont déjà deux LP à leur arc et ont tourné avec Kamelot ou encore Stratovarius. Lors de l’écoute de The Uncovering on rentre directement dans le vif du sujet, pas d’intro au clavier, la guitare de Karl prend énormément de place et pas seulement sur ce premier extrait, "Evermore". Comment ne pas évoquer "Prisoner", qui après une légère introduction embraye directement avec un petit solo qui fait mouche. C’est le premier gros point fort de ce The Uncovering, l’absence de calcul. La générosité règne et cela est plaisant tout au long de l’écoute de ce troisième effort. On entend une touche de prog sur "Evermore" et "Bittersweet Divide", de metal sympho sur "Prisoner", de heavy metal sur "The Fallen" ou sur "Pursuit of Desire" (en duo avec Tom Englund d’Evergrey) mais le tout garde clairement une ligne directrice, ce power metal mélodique que je pourrais qualifier de sophistiqué tant tout est travaillé avec soin, que ce soit le rapide "Revolution Phase" ou le potentiel hit en concert "One Step from Here". Divine Ascension se montre ainsi généreux, dans ses compositions - voir le nombre de soli, tous bien pensés.
Une autre force de The Uncovering est constituée par la présence de deux grands morceaux à commencer par "New World". Ce titre est tout simplement, une bombe, un tube, un hit, choisissez le terme que vous voulez. Il a un potentiel live incroyable. Double pédale (là où sur certains morceaux le batteur, Luke, semble en retrait), jeu de guitare léché, bref la définition même du titre qui va tout casser. Autre grande composition la surprenante "Beyond the Line", très heavy prog dans ses deux premiers tiers avant de déboucher sur un troisième proche de la pop, voir de la comédie musicale, c’est perturbant mais extrêmement bien réussi. Et que dire de la performance vocale de Jennifer. Assez linéaire (bien que magnifique) sur le début de The Uncovering elle apporte plusieurs facettes différentes aux fils des pistes (voix rock, pop, énergique, posée). Alors bien sur tout n’est pas forcément parfait. Les paroles de certains morceaux (en lien avec le thème de l’album à savoir un monde futuriste, alternatif) ne sont pas forcément les plus belles jamais écrites ("Prisoner") et quelques morceaux manquent un chouïa de panache comme "Pursuit of Desire", malgré la présence du bon vieux Tom. Mais voilà : avec ce troisième album, Divine Ascension arrive déjà à créer son propre son, sa propre identité et cela montre que les compatriotes de Natalie Imbruglia ont des aptitudes qui ne demandent qu’à être reconnues hors de leur île.


Déjà représenté par des sorties exceptionnelles, 2018 se conclut par la claque de power metalo-mélodico-heavy-prog qu’est The Uncovering, grâce à ses quatre membres, dont un guitariste qui s’éclate comme pas deux et une vocaliste qui a clairement du talent à revendre. L’album est parfaitement construit alternant titres forts (le monument "New World") voir surprenants ("Beyond the Line") le tout se concluant sur une outro ("Vultures") énigmatique et en décalage avec le reste des propositions sur fond de « dream of yesterday ». On a hâte d’entendre la suite de The Uncovering car à travers ce "Vultures", on a la sensation que l’œuvre des Australiens est loin d’être terminée.


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