Eternotop 2015



 


Eternotop 2015



Le top 10 de la rédaction :

1) Mgla - Exercises in Futility 
2) Leprous – The Congregation
3) Alkaloid – The Malkuth Grimoire
4) Kauan Sorni Nai
5) Steven Wilson - Hand. Cannot. Erase
6) Marylin Manson - The Pale Emperor
7) Der Weg Einer Freiheit – Stellar 
8) Bosse-de-Nage - All Fours 
9) Shape Of Despair - Monotony Fields 
10) Gorod A Maze of Recycled Creeds


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Le top par chroniqueurs :

TheDecline01 :

Alkaloid 
– The Malkuth Grimoire
N’ayant jamais été franchement convaincu par Obscura, cet album s’est trouvé être le parfait antidote. Prenez quasiment le même personnel, ajoutez une véritable volonté de faire de la musique, et vous aurez un album quasi parfait de death technique qui lorgne sur tout ce qui compose le metal. Technique et mélodique. Proche de l’abus tant le talent dégouline de tous ses pores.

Dødheimsgard – A Umbra Omega
On savait Dødheimsgard fou. Ultra vénère et alambiqué. A Umbra Omega en est l’exaltation cathartique. Pour une fois, le groupe tient en haleine du début à la fin de l’album en prenant un soin machiavélique à ne (quasiment) jamais proposer deux fois le même plan. En découle un album forcément difficile d’accès, mais colossalement intéressant.

Glaciation – Sur les falaises de marbre
Les Français nous avaient déjà pris par surprise avec 1994, brulot dévoué au black metal traditionnel… sauf qu’il y avait cette dernière chanson qui gâchait quasiment dix minutes sur trente. Rebelote pour Sur les falaises de marbre, mais cela ne gâche que six minutes sur 42, et surtout, ô grand surtout, le groupe atteint des sommets d’intensité effarants, notamment grâce à des refrains en chant clair subjuguant. Par surprise, on est donc pris par derrière cette fois par ce true black de bobo.

Klamm – Ernte
J’aime pas le folk. Ah ça non. C’est chiant. Bizarre, ça sonne folk, mais c’est également très progressif. Ça part même un peu dans tous les sens des fois. Et tenez, ça n’oublie pas d’être ce qu’il faut de black metal. Mais en fait, c’est très bon, excellent même ! La révélation de l’année avec Misþyrming, dans un genre très personnel et… champêtre, qui sent la paille.

Leprous – The Congregation
Successeur de l’excellentissime CoalThe Congregation arrive presque à réitérer la qualité de son aîné. Il manque de peu le coche, car les nouvelles expérimentations des Norvégiens ne sont pas toujours des réussites. On peut également lui reprocher de reprendre les gimmicks de composition typiques Leprous. Au-delà de çà, on fait face à un album impeccable, qui donne vraiment sa définition de l’expression metal progressif là où beaucoup de groupes ne font finalement qu’appliquer une même recette.

Misþyrming Söngvar elds og óreiðu
Certes le nom est à coucher dehors pour un non-islandais, mais le groupe prolonge l’emprise islandaise sur le black orthodoxe descendant de Deathspell Omega, initiée par Svartidauði. Puissance, froideur tout en étant rougeoyant, riffs imparables, talent de composition démentiel et même, incartades mélodiques, font de cet album un des incontournables disques de black de l’année. Une révélation.

Regarde les hommes tomber - Exile
Normalement le genre de truc qui a tout pour me gonfler. Du black pas vraiment black avec des touches pseudo modernes sludge/core. Pourtant ça défonce. Une ambiance étouffante et un côté black metal apparemment plus poussé pour cette deuxième sortie. Épatant, d'autant plus que c'est français. On aurait presque envie de les voir abandonner toute velléité core, même si ça dénaturerait leur musique, forcément.

Thulcandra – Ascension Lost
L’avantage de Thulcandra, c’est qu’on sait ce qu’ils vont faire : du Dissection, et pas qu’un peu. Oubliez donc toute notion d’originalité et de personnalité. Si vous faites abstraction de ceci, vous vous retrouvez face à la suite directe, et digne, ce qui est le plus grand de ses exploits, de Storm of the Light’s Bane (avec un peu de The Somberlain).

VI – De Praestigiis Angelorum
Sale année pour quiconque n’aime pas les Parisiens hautains. Glaciation déjà, puis VI. Un album excessivement froid dans ses guitares, sec et précis. Les compositions sont à l’allant et nous emmènent dans un monde en décomposition qui fait la part belle à la dissonance. Encore une fois, une belle ramification de l’œuvre de Deathspell Omega. 2015 est l’année pour être hautain.

Vivus Humare – Einkehr
Ceux qui ont apprécié les débuts de Lantlôs trouveront là un digne successeur à leur premier album qui fut sans suite, stylistiquement parlant. Ajoutez une pointe de Infestus également. Vivus Humare ne se contente heureusement pas de singer et propose un monde à lui, malgré l’inspiration évidente. Pas de grande originalité donc, mais un black metal vivant, très bien fait et à écouter au moins une fois.


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Magmahot :

Kauan 
Sorni Nai
N'étant pas forcément un grand fan de post-rock et autres friandises apparentées, j'ai appréhendé Pirut avec un esprit curieux, pour ce qui s'était révélé être une grosse claque par la suite. Rebelote avec Sorni Nai, un concept album dégoûtant de maîtrise et d'immersion, où se mêlent des influences folk, death doom et post-rock pour constituer un cocktail exquis tout droit venu de Russie.

Between The Buried And Me - Coma Ecliptic 
Pour un groupe de ce calibre, un nouveau album ne peut être synonyme que de claque ou de déception, pas de juste milieu. Heureusement que pour le cas du nouveau bébé de BTBAM, la balance a penché du côté du bon, du très bon même. Un côté vraiment progressif dans leur musique, apparié à des influences core rajoutant encore plus de folie à la chose.

Alkaloid The Malkuth Grimoire
Étant un fan de longue date d'Obscura, l'écoute de cet album fut assez éprouvante pour moi, car soyons d'accord : Alkaloid n'est pas Obscura. Et il faut justement outrepasser ce fait pour apprécier leur musique à sa juste valeur. Car Alkaloid, c'est plutôt une façon unique et nouvelle de composer du death metal, ainsi que des structures à tendance progressives mêlées à des mélodies et une technique hors norme.

Tempel  - The Moon Lit Our Path
Un roman sonore magique, envoûtant, enivrant, qui vous laissera patauger dans les interprétations les plus baroques et les plus fantaisistes sur l'histoire des aventuriers y prenant part. Le tout pratiqué dans un style unique qui cueille une fleur dans chaque jardin de notre sainte musique pour aboutir à un bouquet on ne peut plus majestueux d'influences diverses.

Shape Of Despair - Monotony Fields 
"Angels Of Distress". Ces trois mots du paradis suffiront à vous faire écouter cet album. Une claque similaire pour une grosse session de mélancolie et de désespoir à prévoir. Puis, mon dieu, ces mélodies !

Cattle Decapitation - The Anthropocene Extinction
On les sentait bien sur le chemin de quelque chose de grand, de plus grand qu'eux. Déjà avec un Monolith Of Humanity transpirant la créativité et la maîtrise. Jackpot avec leur dernier album qui nous fait nager dans une boue apocalyptique bien étouffante où se mêlent mélodies, brutalité et immersion immédiate.

Leprous The Congregation
Même discours que pour BTBAM : un groupe qui confirme à chaque nouvelle sortie un talent inné pour la composition de mouvements à aspect progressif et des pistes, cette fois-ci, taillées sur-mesure pour mettre en avant les performances vocales. Un must-have donc.

Alustrium A Tunnel To Eden
Du death metal mélodique assez technique qui nous vient tout droit des States. Un album très homogène gratifié d'un final de trente trois minutes qui pue la maitrise et l'audace, exécuté en plus par des jeunes musiciens très talentueux qui feront sûrement du bien à la scène dans les années à venir.

Wilson, Steven Hand.Cannot.Erase
« Le génie. »


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Lucificum :

Blind Guardian
 - Beyond The Red Mirror 
Parce qu'en 2015 il n'y a pas eu beaucoup de claques, denses, variées, épiques, émouvantes et puissantes comme celle-ci.

Luca Turilli's Rhapsody - Prometheus - Symphonia Ignis Divinus 
Parce qu'en 2015 il n'a pas été beaucoup question d'orchestrations dégoulinantes et de chœurs prétentieux.

Stump, Joe - Dark Lord Rises
Parce qu'en 2015 personne ne s'est vraiment préoccupé de shredder sans honte ni limite, et trop peu d'arpèges cinq cordes ont été enregistrés.

Weeping Birth - The Crushed Harmony
Parce qu'en 2015 le brutal death/black suisse est toujours aussi efficace et réjouissant.


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S1phonique

Alkaloid - The Malkuth Grimoire 
Le technodeath progressif réinventé. « Please enter Obscura 2.0 »

Gorod - A Maze of Recycled Creeds
Grand Cru.

Cattle Decapitation - The Anthropocene Extinction 
Sans concession.

Dimlight - The Lost Chapters 
Eva.

Sulphur Aeon - Gateway to the Antisphere 
Massif, puissant, oppressant.

Zappa, Dweezil - Via Zammata'
Zappa se fait un prénom.

Angellore - La Litanie des Cendres
Spleen moderne.

Skindred - Volume
Murder on the dance floor.

Helioss - One With the Sun (prix Painy) 
Black melodeath symphonico-épique avec des morceaux de guitar hero !

Flayed - Monster Man
Burné.

Recueil Morbide - Morbid Collection
Cannibal made in France.

Prix spécial hors concours : 

Hor Zapor - Beer metal
Enfin un album de thrash musette russe.


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Belzaran 

CallistoSecret Youth
Du rock progressif tout en ambiance. Simplement magistral.

Code Mute
Quand un groupe de death/black change son style et accouche d’un album de rock prog aux ambiances envoûtantes, difficile de résister…

De Profundis Kingdom Of The Blind
Du death progressif maîtrisé. Dommage que le son soit si mauvais, car les compositions ne sont pas assez mises en valeur.

Reanimator Horns Up
Du thrash'n'roll maîtrisé dont on ne se lasse pas. Quelle fraîcheur !

Children Of Bodom I Worship Chaos
Un bon cru des Finlandais. Une surprise en quelque sorte, tellement c’était inattendu.


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Winter :

Amber AsylumSin Eater
Un album d'une intense finesse. Une promenade dans les profondeurs de notre château intérieur. Une pièce maîtresse du style gothique parfaite de bout en bout qui passe, passe, passe et repasse et re-repasse dans mes oreilles. Les sorcières qui l'ont concocté m'ont envoûté.

Shape of DespairMonotony Fields
Qu'est-ce qui se serait passé si cet album avait été parfait ? C'est peut-être le constat le plus dingue. La terre se serait ouverte sous nos pieds ? Malgré une nette baisse de régime au milieu de l’œuvre, ce Monotony Fields s'élève magistralement au-dessus du bien et du mal. La séquence "Monotony Fields" - "Descending Inner Night" est le truc le plus prodigieux que les gars nous aient jamais pondu. Les cavernes renferment leur part de Paradis. Une apnée magique.

Thy Catafalque – Sgùrr 
Tamás a son univers à lui, fait de brutalité et de candeur. Après un Rengeteg un poil en-dessous, il revient en force et en forme avec ce conte fantastique.

MglaExercises in Futility
Simple, accessible, efficace. Du black metal mainstream imparable, sans aucune perte de temps. Les exercices "I", "II" et "V" sont de véritables monstres.

Helioss One With the Sun
Qu'il est bon d'écouter un musicien avec une telle envie de créer et de jouer. Guitares à foison, idées jaillissant de partout, claviers façon death atmo/black sympho de sortie. Que demander de plus ? Un troisième album. Vite !

Dirty Shirt – Dirtylicious
Dirtylicious aurait pu être sorti par Alamaailman Vasarat un jour d'envie de plus de metal. Je ne peux pas faire un meilleur compliment.

Angellore
La Litanie des Cendres
Un bien bel album de gothic doom, où l'on ressent pleinement la passion des artistes qui l'ont créé.

Himinbjorg Wyrd  et  Kampfar Profan
Deux excellents albums de pagan, de facture assez classique, mais d'exécution et de composition irréprochables, pour clore ce top 2015, année finalement riche en bons albums, malgré quelques grosses, grosses déceptions (sans ordre spécial : Enslaved, Thurisaz, The Project Hate, et dans une moindre mesure Ahab).


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Merci Foule Fête :

The Night Flight OrchestraSkyline Whispers
Le premier album de 2012 était une divine surprise : son successeur de 2015 confirme l'aptitude des Suédois à composer des chansons irrésistibles dans un esprit tantôt seventies, tantôt eighties, sans verser dans la caricature. Du heavy frais et pêchu, ultra mélodique et interprété avec talent : le bonheur.

EnforcerFrom Beyond
Encore du très bon heavy suédois, mais en version rapide. Sur son quatrième effort longue durée, Enforcer appuie un peu plus fort sur l'accélérateur, ose l'exagération vocale et s'en sort magistralement. Rester dignes tout en imitant Maiden, il fallait le faire et les Scandinaves l'ont fait, prouvant ainsi qu'ils valent bien mieux que leur statut de clones de Steve Harris & co.

AnnihilatorSuicide Society
Cette fois, on pensait que les carottes étaient définitivement cuites avec le départ du pourtant tenace Dave Padden, laissant un Jeff Waters dangereusement seul (surtout au micro). Et pourtant, le quinquagénaire s'est amusé comme un petit fou à revisiter le meilleur de son répertoire – celui des débuts – à l'aide d'une inspiration qu'on n'espérait plus retrouver chez le Canadien. De l'excellent thrash qui secoue tout en privilégiant la mélodie et les changements d'ambiance : en résumé, du très bon Annihilator.

Steven Wilson - Hand. Cannot. Erase.
On savait le leader de Porcupine Tree prompt à sortir des sentiers battus du prog, mais sur Hand. Cannot. Erase, Steven Wilson fait preuve d'une maîtrise de plus en plus impressionnante au service d'une sensibilité quasi palpable. Envoûtant.

Der Weg Einer FreiheitStellar
Du black metal onirique qui soigne les ambiances sans égratigner le réglementaire mur du son : voilà la formule gagnante qu'ont peaufiné les Allemands de Der Weg Einer Freiheit sur leur troisième essai. Transformé.

C R O W NNatron
Trois musiciens, trois guitares, un séquenceur : tel est le dispositif intrigant mis en place par les Colmariens de C R O W N pour délivrer leur sludge post core doom aux nuances organiques de gris, comme une boue de metal d'où s'extirperaient les songes malheureux et le cri des survivants.


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Dimebag :

Bosse-De-Nage
- All Fours 
Qui aurait cru que screamo, post-rock et black metal racé pourraient si bien s'entendre ? Une tuerie absolue, "At Night" est définitivement un des morceaux de l'année.

Cattle Decapitation - The Anthropocene Extinction
Grosse branlée death-grind militant par un groupe au sommet de son art. Être aussi violent tout en parvenant à sonner aussi catchy n'est pas donné à tout le monde.

Deafheaven - New Bermuda
Parce que ce nouveau bermuda est pile-poil à ma taille : de la violence et de la beauté, plus de metal que par le passé, et toujours autant de talent. Immanquable.

Napalm Death - Apex Predator / Easy Meat 
Pour l'immensité de leur carrière. Pour l'intégrité. Pour le talent jamais pris en défaut. Pour célébrer l'un de leurs disques les plus variés et intéressants. Et pour "How The Years Condemn", un des tous meilleurs putains de morceaux entendus depuis longtemps.

With The Dead - With The Dead 
Faire du Electric Wizard mieux qu'Electric Wizard, c'est pas évident. Sauf quand tu t'appelles Mark Greening, que t'as les boules contre Electric Wizard, et qu'avec ton pote Tim Bagshaw, tu prends comme chanteur l'immense Lee Dorrian, qui a lui aussi bien les boules contre Electric Wizard. Pas le meilleur album doom/psyché de l'année, mais clairement le « revenge-porn album de l'année.»

Cult Leader - Lightless Walk 
Sur les cendres de Gaza, la naissance d'un nouvel astre noir du hardcore dégueulasse. Puissant, dérangeant, marquant.

Marylin Manson - The Pale Emperor
Intolérable sur scène, mais véritablement pertinent et étonnant sur ce nouvel album. Il est fort ce con...

Twitching Tongues - Disharmony 
Un des groupes de hardcore les plus originaux et surprenants, par ses influences, de la scène actuelle. Bourrin et subtil à la fois.

Tempel - The Moon Lit Our Paths
Un putain de voyage instrumental dans un maelstrom d'influences métalliques diverses.

+ Mentions méga-spéciales :

Envy - The Atheist's Cornea
Retour en force des papes incontestés du screamo après un Recitation plus en retrait. Immense émotion.

Faith No More
- Sol Invictus
Le come-back le plus attendu de l'année, et un quasi sans-fautes pour ces légendes au style toujours aussi intemporel et imparable. Des génies.

Behold! The Monolith
- Architects Of The Void
Quelque part entre du bon gros doom doom et High On fire, la branlée inattendue.

Black Breath
- Slaves Beyond Death
Du gros thrash/death de haute volée pour un groupe qui se chie rarement dessus.

Birds In Row
/ Regarde Les Hommes Tomber (Exile) / Hangman's Chair / Déluge (Aether ) / Cowards (Rise To Infamy) / The Rodeo Idiot Engine / Valve / Lodges 
Oscar d'honneur collectif pour une scène française qui, plus que jamais, détruit tout sur son passage.

Turnstile
- Non-Stop Feeling
Tellement de nostalgie et de groove sur cette galette de pur hardcore fusion 90's. Madeleine de Proust de l'année.

Coliseum
- Anxiety's Kiss
Immense album de punk-hardcore/post-punk pour un des poulains les plus passionnants de Deathwish Records.

Publicist UK
- Forgive Yourself 
Jamais je n'aurais cru kiffer un jour sur du post-punk quasi cold wave. Mais si c'est un des mecs de Revocation qui est aux manettes alors, comme on dit dans l'épisode de South Park "Une Echelle Pour Aller Au Ciel" « j'veux bien y croire !» vraie surprise, vraie découverte, vrai kiff.

Watertank
- Destination Unknown
Du Torche meilleur que le dernier Torche, en plus varié et 90's ? C'est possible, c'est nantais, et c'est génial.


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Shamash :

A Forest Of Stars -
Beware the Sword You Cannot See
La troupe britannique en est déjà à son quatrième album. Comme beaucoup, je n’ai pourtant découvert la formation qu’en cette année 2015. Son black metal psychédélique diablement intéressant est d’une richesse indéniable. Il montre que les natifs de Leeds possèdent une forte personnalité. Laissez vous tenter, vous ne serez pas déçus.

Hate EternalInfernus
Erik Rutan apparaît au top de sa forme en 2015. Le maître à penser d’Hate Eternal accouche d’un disque de death racé et virulent, qui plaira aux connaisseurs. Sauvagerie et violence se conjuguent ici pour notre plus grand plaisir.

KauaunSorni Nai
Connaissant le groupe depuis le très bon Kuu... j’ai tout de même été ébloui et impressionné par cet album en tous points excellent. Les russes sont passés maîtres dans l’art de tisser des ambiances sombres et mélancoliques, usant pour cela de différents genres musicaux. Gageons qu’ils obtiennent la reconnaissance qu’ils méritent.

Marilyn Manson – The Pale Emperor
Un retour en grâce pour le moins inattendu. Des années que le révérend Manson n’avait pas proposé des morceaux aussi réussis. La surprise de l’année.

MglaExercises in Futility
Il ne faut parfois pas chercher à épater la galerie avec des riffs alambiqués et une technique stérile. Les polonais l’ont bien compris et ont préféré des passages simples, mais terriblement efficaces. Mélodique à souhait, leur black metal inspiré a de quoi séduire. Une belle réussite.

Napalm DeathApex Predator-Easy Meat
Après plusieurs décennies passées à brutaliser la planète entière, les Anglais ne baissent pas les armes. Toujours aussi énervés par le monde dans lequel ils vivent, ils livrent un album puissant et direct, truffé de riffs qui donnent envie de tout fracasser, à commencer par sa nuque. L’un des meilleurs de leur discographie, pourtant déjà composée de très bonnes choses.

Paradise LostThe Plague Within
Les anglais avaient promis un retour aux sources et ils n’ont pas menti. Ils offrent des titres qui rappellent leurs meilleures heures, entre doom, death et gothique. Un disque qui comblera les plus anciens à n’en point douter.

Skyforger - Senprusija
Les Lettons sont de retour et, comme à leur habitude, rendent hommage à leurs ancêtres au travers de leur metal puissant. Les instruments folkloriques se font plus discrets, mais l’ensemble demeure terriblement addictif. Le pagan metal des Baltes est toujours aussi enivrant.

Steven Wilson - Hand. Cannot. Erase
Le génie anglais a pondu un album quasi-parfait. Plus accessible que ses travaux précédents, il montre son immense talent et c’est avec intérêt que nous suivons la descente aux oubliettes du personnage central de ce disque.


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Malice :

Steven Wilson - Hand. Cannot. Erase
Une bonne grosse claque musicale comme je n’en avais plus reçue depuis longtemps. Cet album m’a réconciliée avec le travail solo de Steven Wilson, travail que j’avais toujours trouvé moins séduisant que ses multiples collaborations. Un projet merveilleusement sombre, alternant passages énergiques et mélancoliques, le tout relevé d’instants de pure beauté mélodique. Mon meilleur album de 2015… et pas loin d’être le meilleur tout court.

Riverside - Love, Fear And The Time Machine
Une succession de pistes tout en délicatesse, oscillant entre ombre et clarté, joie et tristesse. Je ne connaissais Riverside que de nom et cet album a suffi pour que je m’intéresse plus à un groupe qui s’est directement classé parmi mes préférés. Un gros coup de coeur pour un opus qui, s’il est plutôt calme comparé à ses prédécesseurs, n’en reste pas moins une invitation pour un voyage musical qui ne manque pas d’intensité.

Marilyn Manson - The Pale Emperor
Le roi est de retour, vive le roi. Le roi fait valser les portes pour reprendre son trône et s’y asseoir avec superbe. The Pale Emperor est un album d’une sobriété aussi surprenante qu’absolument délectable, annonçant un retour que beaucoup n’attendaient plus. Un effort qui replace la barre très haut et nous révèle une nouvelle facette de Marilyn Manson, bien plus plaisante que ses dernières simagrées.

Tim Bowness - Stupid Things That Mean The World
Avec Stupid Things That Mean The World, Tim Bowness poursuit dans la direction amorcée par Abandoned Dancehall Dreams. Le résultat : un opus éclectique et plus énergique que le précédent, sans pour autant se départir des ambiances rêveuses typiques à l’univers de Bowness. Un album sincère et au charme certain, d’une élégance absolument exemplaire.

Gavin Harrison - Cheating The Polygraph
La première fois que j’ai jeté une oreille à Cheating The Polygraph, je m’attendais à une relecture très scolaire des morceaux de Porcupine Tree. C’était sans compter le talent de Gavin Harrison qui, non content de se réapproprier les titres du groupe, les mélange pour offrir un résultat détonnant, aussi jazzy que bondissant. Un exercice de style atypique et très réussi.


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Djentleman :

[STÖMB]The Grey
Une œuvre cinématographique et auditive à écouter sous plusieurs aspects. Un régal onirique, qu’il ne faut peut-être pas avaler d’une traite.

ChorderThe Experiment
Une guitare neuf cordes. C’est l’atout principal et la force de frappe majeure de ce groupe du Minnesota qui s’est quelque peu inspiré d’After The Burial, mais en misant sur le groove et la puissance, et non la technique.

DVSRD.V.S.R
Un album assez atypique, mélant le flow des rappeurs et le groove du djent. Une sorte d'Hacktivist en moins progressif. Un bon coup de fraîcheur dans cette année 2015.

KauanSorni Nai
Un concept-album très intéressant qui peut vous emmener assez loin, de par la combinaison de plusieurs styles possibles, dont un post-rock mélancolique teinté de froid.

Make Me A DonutBright Side
Une petite claque progressivo-djentique. Deuxième album seulement, de la part de nos compères helvétiques, et déjà une orientation bien marquée et une certaine maturité atteinte.

Mgla – Exercises In Futility
Un album de black metal. Un vrai, comme il s’en fait de moins en moins de nos jours. Pas trop agressif, mais suffisamment puissant pour toucher tous les fans de metal.

Thy Catafalque - Sgurr
Une production majoritairement instrumentale pour le sixième opus du groupe, mais qui s’avère être une expérience plus underground et psychédélique que ses prédécesseurs.

Veil Of MayaMatriarch
LE coup de cœur de l’année pour certains. LE coup de gueule pour d’autres. Il est sûr que cet album est une pierre angulaire du groupe, de par la présence de son nouveau chanteur Lukas Magyar, et sa voix claire magistrale.


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Sven :

Alkaloid
- The Malkuth Grimoire
Ou la vie après Obscura. D'une qualité de composition et d'exécution inespérées, alternant riffs ultra-lourds et prouesses techniques de haute volée, une énorme baffe techno-death.

Blind Guardian - Beyond The Red Mirror
Certains regrettent le BG des premiers jours et son speed qui envoyait. Exit tout ça, maintenant les teutons font du heavy sympho qui arrache sa mémé. Et restent les leaders de la scène. Ils le prouvent avec leur meilleur album depuis A Night At The Opera.

Cradle Of Filth - Hammer Of The Witches
Encore un revenant! Out les 2/3 du groupe, Dani recrute des inconnus qui ont la pêche et décide de composer en groupe, le tout avec une énergie et une qualité de composition que l'on croyait perdues à jamais. Et offre le meilleur album des anglais depuis Nymphetamine. Voire depuis Midian. Ce qui n'est pas rien!

Dirty Shirt - Dirtylicious
La claque à la roumaine! Mélange improbable de neo-metal, de power metal et de musique des balkans, un vent de fraîcheur sur l'année 2015. Avec en prime "Moneyocracy" et "My Art" parmi les meilleurs morceaux de l'année.

Gorod - A Maze Of Recycled Creeds
Changement de logo, mais pas de son. Les frenchies nous offrent un album dans la continuité de A Perfect Absolution. Un poil moins varié dans les influences, mais toujours aussi bon et magistralement interprété. LE groupe français de l'année.

Iron Maiden - The Book Of Souls
On l'a attendu. On a tant espéré. On n'a pas été déçu. Du grand Maiden après tant d'années... Moins de répétitions inutiles, plus d'émotions, et un "Empire Of The Clouds" légendaire en passe de devenir le meilleur morceau de l'époque moderne du groupe.

Marilyn Manson - The Pale Emperor
Et non, ce n'est pas une blague. Le meilleur album du révérend depuis des décennies. Exit la provocation (en tout cas sur album), bienvenue la sobriété! Un album bluesy, limite intimiste, et un Manson au sommet de son art vocal. L'album du début d'année.

Moonspell - Extinct
Fini le goth symphonique, place au goth rock. Catchy, mélodique, mélancolique, porté par un Fernando Ribeiro toujours au top, encore un très bon album des portugais.

Nightwish - Endless Forms Most Beautiful
Les débuts avec l'album ont été difficiles: « trop facile », « recyclage », « toujours plus d'orchestrations et moins de fond », les critiques n'ont pas manqué. Mais au final, des morceaux ultra mélodiques, créés pour être chantés sous la douche ou dans la voiture, avec une Floor excellente, bien que l'on sente qu'elle ne donne pas tout sur album. L'album qui a le plus tourné cette année chez moi. Et qui prend une toute autre dimension en live !

Soilwork - The Ride Majestic
Après un The Living Infinite long mais réussi, les suédois concentrent leur propos et livrent l'album de melodeath de l'année voire plus... Ça enchaîne tuerie après tuerie, les lignes de gratte sont excellentes et Speed se donne plus que jamais! Leur meilleur album depuis Natural Born Chaos? Probablement!

The Night Flight Orchestra - Skyline Whispers
Fini les années 60, l'autre groupe de Speed Strid donne désormais dans les années 80. Outrageusement kitsch dans ses sonorités, mais terriblement efficace, sans compter un chanteur au sommet de son art. Un album pour parcourir les routes dans un cabriolet, cheveux au vent (et pied sur le retour?)...


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Tabris :

Shape of Despair
Monotony Field
Le silence assourdissant, la neige qui brûle, la rêverie qui prend le pas sur le réel…. un monde à part. Proche de la perfection. Des écoutes, encore et encore, inlassablement.

Mono/The Ocean
Transcendental
Un EP qui fait oublier sa qualité de « brève » musicale. Deux groupes, oh combien inspirés, qui se rejoignent pour une ode. Une rêverie mise en musique, un dépassement de l'esprit, la beauté et la grâce distillées en quelques (trop) courtes minutes. L'un des plus beaux instants musicaux de cette année 2015.

Crown Natron
De ces albums dont on ne peux qu'être épris, tant la plongée que Natron offre est puissante et merveilleusement désespérante. Un album riche et mâture. A posséder dans tous les sens du terme, naturellement.

TesseracTPolaris
D'aucuns diraient le moins bon des trois nés, le plus lisse, le plus « radio-friendly ».... blablabla. En vérité, un album qui, à l'image de ces deux ainés, ne se laisse apprivoiser que bien longtemps après l'écoute initiale et qui, une fois cette étape franchie, rend éperdument addictif et appelle à plus encore. TesseracT ne faillit pas et offre bel et bien « quelque chose d'autre ».

The Great DiscordDuende / Echoes
L'album et l'EP qui va si bien avec, les deux étant bien difficiles à séparer. Une inspiration The Mars Volta qui a de quoi en saisir plus d'un, une voix androgyne miraculeuse, une volonté d'originalité et un concept bien mené, The Great Discord laisse présager un très bel avenir. A savourer sans retenue.

MglaExercice in Futility
Un album de ce genre de black metal mélodique qui vous prend simplement par le nombril et ne vous lâche plus jusqu'à la dernière seconde. Indiscutablement, une très belle découverte.

KauanSorni Nai
Un concept album très aboutit et oh combien troublant et envoutant. Un voyage au cœur du froid à mener sans la moindre hésitation, au risque de sombrer quelques instants.

Leprous The Congregation
Leprous, c'est Leprous. Qu'attendez vous comme commentaire ? L'album est un pur moment de jouissance. Nul besoin de complément d'information !

Regarde les Hommes Tomber - Exile
Regarde les Hommes Tomber m'avait offert une claque monumentale avec leur premier essai, une sensation que j'aurai bien peine à décrire en cet instant. Alors que dire d'Exile ? Que ce fut une bien délicate attention que de le glisser dans les présents de ce si joli Noël 2015 que fut le mien, car c'est toujours encore le même délice noir.

Der Weg einer Freiheit - Stellar

« Seulement une pensée, seulement un cercle, seulement une structure, seulement le vent. Comment pouvez vous être sûr ? Comment pouvez vous savoir ? Je suis infini. Infiniment certainement. Plus que le portrait que vous brossez de moi. En noir et blanc. Et je peux en être sûr. Et je peux le savoir. Je suis la porte ouverte. Vers l'infini.»

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Lotus:

Bosse-de-NageAll Fours
Quand riffs immatériels, drumming cosmique et poèmes avant-gardistes partent en vacances main dans la main... Triste et poignant, intense et onirique. L'album de l'année.

Batushka - Litourgiya
Comme une messe sous l'oeil sévère d'un Christ Pantocrator, dans une coupole hémisphérique ornée de mosaïque dorée à la main. Une tempête d'or opaque et incandescent.

LiturgyThe Ark Work
HHH revient, plus illuminé, plus loin et plus immatériel. Liturgy sculpte ici une icône dans un marbre nacré d'une transparence divine

Wiegedood De Dood Hebben Het Good
Black des terres désertiques, violentes et crues où le vent souffle avec vigueur. Le plat pays orageux représenté avec précision.

Der Weg Einer FreiheitStellar 
Efficacité maximale, violence à outrance et un sens de la mélodie à faire larmoyer. Le black moderne par excellence.

Cowards - Rise To Infamy
Hémoglobine, larme de haine et tesson sur la gueule. Ta ville et son macadam, dans leur plus pure cruauté.

DrudkhA Furrow Cut Short
Un feu de camp crépitant, à la lueur faiblarde au beau milieu du fin fond des Carpates... La haine et la rage ne se sont jamais éteintes.

Ghost BathMoonlover
Si la lune pouvait pleurer, raconter et soulager sa douleur d'être.

Kauan - Sorni Nai
Le concept album de l'année.

Mgla - Exercices In Futility
Le Maître polonais retrousse ses manches pour nous sortir un des albums les plus remarquables de black de cette année.



Mentions spéciales:

The Arrival Of Satan
- Passion Sodomy Terror
Plus pourri, plus rouillé, plus torturé. Ça suinte la crasse et la mort.

The Black Heart Rebellion - People...
Incantations lumineuses et rayons aveuglants.

Keeper - The Space Between Your Teeth 
L'EP de l'année. Keeper réinvente le sludge doom. Et ça fait plus mal que le truc le plus douloureux que vous ayez pu subir. 

Panopticon - Autumn Eternal 
Plus poussé que Roads To The North, la nature et sa beauté selon la vision d'un asocial.

Sale Freux - Crèvecoeur 
Rural, foutreux et alcoolisé... Les chroniques d'un ivrogne qui change le monde dans son bar entre deux kro's

Sapaudia - Furvus Spiritus Ancellus
Surprise DSBM de l'année. Avec pour invités Woods Of Infinity et Pessimisten, ça ne peut être que mémorablement beau.

Total Negation - Zeitzeuge
Coloré et lumineux, Total Negation rafraîchit le peuple à coup de black triste et nuancé. Avec un vibraphone en plus, c'est pas chouette ça ?

Holdaar - Aegishjalmur
Epique, mélodique et haineux. L'album black NS de l'année sans aucun doute.

Envy - Atheist's Cornea 
LE screamo. LA beauté de la jeunesse. LES sensations.


Déluge - Aether

Post-Hardcore blackisé. Tempête saline et vague nerveuse s'écrasant sur les falaises dans une explosion de bruine grisâtre.


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Ptilouis :

Between The Buried and Me
- Coma Ecliptic
The Parralax part 2
avait un goût d’inachevé, comme si le groupe n’assumait pas totalement son virage progressif. C’est maintenant chose faîte avec ce Coma Ecliptic. Les mélodies fusent dans des morceaux longs et bien construits. C'est prog avec des mélodies de partout et Tommy Rodgers est absolument bluffant.

SikthOpacities
Après pas loin de dix années d’absence, Sikth est de retour et ça démonte. En un peu plus de vingt cinq minutes, le bordel et l'urgence se déversent dans nos oreilles : ça beugle, ça groove, ça break sans temps mort. Bref, on ne sait plus où donner de la tête et étrangement, on relance ce court avant-goût des nouvelles aventures des Anglais.

For The ImperiumTitan Falls
Titan Falls
c’est un peu le retour à la folie créative du premier album éponyme tout en gardant les rythmiques solides du second. En cinq titres, les Finlandais passent du coq-à-l’âne entre les morceaux et en leur sein, tout en restant diablement addictifs. Une sorte de Protest The Hero en plus braillard et nawak. Bref, un régal pour les amateurs de metal sans frontières.

And So I Watch You From Afar - Heirs
Bien que moins foufou et ultra joyeux que son prédécesseur, Heirs possède cette énergie et cette touche de folie instrumentale qui fait le charme des Irlandais. Si à cela on ajoute une touche plus présente de post-rock, on obtient un album qui, bien qu’il ne réinvente pas une recette qui marche, s’écoute avec plaisir et prend tout son sens en live.

Agent FrescoDestrier
Agent Fresco, c’est de l’émotion pure sur un lit de djent et de math-rock, servi par une production aux petits oignons et des musiciens qui connaissent leur métier. Après une longue attente, les Islandais reviennent avec un album où les refrains pop mémorables sont bousculés par des rythmiques alambiquées et des passages instrumentaux vicieux. Essayez, vous serez vite conquis.

Leprous The Congregation
Si Coal semblait quelque peu se perdre dans des expérimentations intéressantes, mais parfois difficilement compréhensibles, ce n’est pas le cas de The Congregation. D’un bout à l’autre, l’album nous transporte dans un prog classieux et sombre, mené par la voix sublime d’Einer Solberg.

Beardfish - +4626-COMFORTZONE
+4626- Comfortzone
résume ce qu’est un excellent album de rock progressif. Jamais dans la copie, toujours dans la finesse et l’émotion, Beardfish livre un album d’une rare intensité où les morceaux de bravoures progressives côtoient des pièces plus intimistes.

6h33 - Deadly Scenes
La folie de 6h33 on la connaissait, mais lorsque les Français décident de s’attaquer aux sept pêchés capitaux, la recette devient encore plus folle. D’un morceau à l’autre, l’auditeur passera de délires ethniques, de folie à la Burton, pour ensuite dériver vers des élucubrations à la Townsend et sans voir le temps passer. Si à cela, on ajoute un long morceau progressif très bien fichu, que demander de plus ?

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Silverbard :

Leprous
- The Congregation
Encore plus personnel que Coal, encore plus abouti que Bilateral, Leprous est tout bonnement au sommet de son art et signe sans discussion possible l'album de l'année.

Mgla - Exercises in Futility
Le tour de force de 2015 revient aux Polonais de Mgla, qui montent de trois divisions d'un coup et livrent une pièce majeure du black metal pour la décennie à venir.

Tempel - The Moon Lit Our Path
Le combo américain instrumental perfectionne sa formule et nous emmène voyager dans des contrées encore plus variées.

Bosse-de-Nage - All Fours
Avec ce mélange incroyable de styles dans la droite lignée de leur compères de Deafheaven, Bosse-de-Nage livre avec fougue et émotion un album poignant.

Glaciation - Sur les falaises de marbre
Glaciation confirme tout l'espoir qu'on avait misé sur lui au travers de l'EP 1994 : un black metal jouant habilement entre tradition et modernité, sur ton de poésie désenchantée.

Drudkh - A Furrow Cut Short
Plus de dix ans que les Ukrainiens de Drudkh hurlent les odes forestières de leurs terres natales, ce dernier né résume avec brio ce que le groupe a su créer de plus beau.

Der Weg einer Freiheit - Stellar
Les Allemands confirment tout le talent de leur précédent effort, Unstille. La recette est inchangée, le bouchon poussé encore plus loin et on s'en régale sans fin.

Klone - Here Comes the Sun
Un album plus doux et une personnalité revisitée. Un magnifique album pour (re)découvrir le groupe devenu fleuron du metal moderne à la classe française.

Periphery - Juggernaut: Alpha/Omega
Le leader de la scène djent qui se surpasse à chaque album, on se demande où ces gars pourront s'arrêter. En attendant, on se régalera à l'infini de ce double album progressif de talent.

Deafheaven - New Bermuda
Qu'il était difficile de succéder à Sunbather, et Deafheaven s'y prend à merveille avec New Bermuda : une orientation à contre-pied et pourtant une qualité encore bien au rendez-vous !

Gorod - A Maze of Recycled Creeds
Les Bordelais continuent à tracer leur route dans le techno-death made in France haut de gamme. Impressionnant de constance et de fiabilité.







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