6886

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 19 février 2015
Sa note : 15/20

LINE UP

-Steffen Kummerer
(chant+guitare)

-Sebastian Ludwig
(guitare)

-Tobias Ludwig
(basse)

-Seraph
(batterie)

TRACKLIST

1) The First Rebellion
2) Throne of Will
3) Deliverance in Sin and Death
4) Demigod Imprisonned
5) Interlude
6) Exalted Resistance
7) The Second Fall
8) Sorrow of the One
9) Ascension Lost
10) Outro

DISCOGRAPHIE


Thulcandra - Ascension Lost
(2015) - black metal - Label : Napalm Records



« Thulcandra : n. m. Désigne un lieu imaginaire issu de l'esprit de Lovecraft et une des premières démos légendaires de Darkthrone. Se dit également d'un groupe aimant ouvertement Dissection. »
La définition du dictionnaire n'a donc pas pris une ride depuis 2011 et Under a Frozen Sun. Pochette bleue par Necrolord, typographie, même les noms de chansons de trompent pas. Bon d'un autre côté, on est en Allemagne vous direz. Oui, certes.


Et nos Allemands donc, comment vont-ils ? Plutôt bien. Leur passion pour Dissection est toujours aussi forte, comme aux premiers jours. Storm of the Light's Bane est toujours leur album préféré (on ne saurait leur en vouloir) mais on peut vouloir entendre The Somberlain. Et en voulant absolument les différencier, peut-être cet album est-il un poil plus death. Oui, un poil. Vous savez, un poil ça doit faire 0,2mm, pas grand chose au final. Donc baissons les masques et arrêtons le rebrousse poil : oui cet album est encore une fois un putain d'hommage à Dissection (mises à part toutes les théories du chaos gnostique). Et il faut encore une fois reconnaître que c'est salement bien fait. Il est d'ailleurs terriblement drôle de savoir que le maître à penser de ce groupe n'est rien d'autre que le guitariste d'Obscura où il plante toutes les notes de la Terre. Il doit vouloir se détendre en faisant de la vraie musique. Et elle est bonne, mesdames messieurs. On retrouve bien sûr tout ce qui a fait de Jon Nödtveidt un génie sans fond.
Mélodies imparables, technique sans faille, breaks aux moments opportuns, équilibre des instruments, soli tout en feeling, homogénéité des compositions et ambiance générale très froide, bleue évidemment. Pour tout vous dire, les ressemblances à ce niveau de qualité sont troublantes. Steffen Kummerer s'est-il fait ensemencer par Jon Nödtveidt à un moment de son existence ? La question mérite vraiment d'être posée tant les deux groupes sont musicalement identiques. Honnêtement c'est un vrai plaisir que d'entendre les chansons de ce Ascension Lost. Pas un moment ne fait regretter d'avoir débuter l'écoute. On retrouve tout ce qu'on a adoré dans Storm of the Light's Bane et la qualité est là. Le mieux étant probablement que malgré le passif de Kummerer on n'ait pas droit à un guitar show mais bien à un groupe équilibré où batterie et basse savent s'exprimer magnifiquement et... bon il ne faut pas le dire, mais un peu comme Dissection. Allez, il est moins inspiré sur la fin du disque.


Il est vraiment difficile de parler d'un tel album, comme son prédécesseur. Car l'inspiration suinte littéralement de tous les pores. Si vous connaissez un tant soit peu Dissection (d'ailleurs si vous ne connaissez pas filez réparer ce manquement à votre existence) vous ne pouvez qu'être partagé entre cri au scandale et au génie. Le plus grand génie de cet album est finalement d'avoir sa place sans honte dans la discographie de Dissection.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7