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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 17 octobre 2011
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Steffen Kummerer
(guitare+chant)

-Sebastian Ludwig
(guitare)

-Tobias Ludwig
(basse)

-Seraph
(batterie session)

TRACKLIST

1) In Blood and Fire
2) Black Flags of Hate
3) Ritual of Sight
4) Under a Frozen Sun
5) Aeon of Darkness
6) Echoing Voices (A Cold Breeze of Death)
7) Gates of Eden
8) Life Demise (reprise de Unanimated)

DISCOGRAPHIE


Thulcandra - Under a Frozen Sun
(2011) - black metal - Label : Napalm Records



Thulcandra, Thulcandra... attendez, ce nom résonne comme familier... Thulcandra... Ah oui ! Une des premières démos de Darkthrone. Il semblerait que cette troupe de jeunes allemands apprécie les congénères d’encore plus au Nord. Pourtant, il semblerait que nous nous trompions de pays, Thulcandra est plutôt présenté comme la relève de Dissection. Rien que ça. Dans le genre lourd à porter, en voici une bonne. Mais si nos cousins issus d’outre-Rhin s’en accommodent, alors soit. Alea Jacta Est.

Et... Ouhla ! Oui, c’est dans la lignée de Dissection, aucun doute là-dessus. Dès les premières notes de guitare sèche égrainées en ce début d’album on retrouve le son et les accords typiques de feu Jon Nödtveidt. Le riff électrique qui suit et les compositions confirment tout ça. En fait, tout est confirmé avec une telle puissance que s’en est confondant. Est-on en présence du successeur de Dissection ou de Dissection lui-même ? Arrivé à ce point, il y a 2 réflexions possibles : soit on fustige et brûle le groupe pour un plagiat évident, on dépasse de loin la simple inspiration, soit on le félicite pour réussir à tenir la dragée haute au maître. Car oui, Thulcandra réussit le double exploit de sonner identique à Dissection tant dans le son et les compositions, mais quasiment également dans la qualité !
Storm of the Light’s Bane n’est pas loin, et ce n’est pas un mince compliment. Pourtant, il est tellement difficile d’être surpris par une quelconque chanson dans ce Under a Frozen Sun. Le groupe lui-même prend rendez-vous dans ses interviews pour le prochain album qui affirmera sa propre personnalité, comme si il savait pertinemment qu’il avait fait du Dissection mieux que ce que Jon Nödtveidt lui-même a fait sur Reinkaos. A ce point de la chronique, je vais intervenir en tant que personne et amateur de Dissection pour trancher : cet album est vraiment, mais vraiment trop proche du maître, pourtant, il demeure foutrement agréable à écouter. Vous devrez choisir votre camp, soit vous tolérez d’écouter un autre groupe en vous passant ce Under a Frozen Sun, soit vous passez votre chemin.
Car pour revenir aux riffs, ils sont vraiment bons, il n’y a aucun doute à ce niveau. Même les petits soli qui agrémentent la galette apportent intelligemment leur grain à moudre. Le tout est hautement mélodique, très facilement mémorisable et assez addictif mine de rien. Le chant est... nodtveidtien, on ne se refait pas, agressif et écorché. La batterie est gérée avec suffisamment d’aisance pour apporter blasts et breaks à la demande et opportunément pour accompagner ces riffs. Musicalement, en faisant abstraction des influences, on se retrouve donc avec du haut niveau, qui a tendance à se tasser en fin d'album cependant. C’est tant à la fois heureux et tragique car nos oreilles et tympans nous poussent à aimer cet album comme une sortie originale, mais notre tête ne peut s’empêcher de crier « Copieurs ! ».


Mettez la balle dans le camp de votre choix, mais partez prévenus tant l’hommage (le plagiat ?) est évident. Il est par contre incroyablement bien fait et réussi à refaire vivre l’esprit de ce jour de 1995 où sortit cet album légendaire qu’est Storm of the Light’s Bane (comptez un peu de Somberlain aussi). Et si vous ne connaissez pas Dissection, foncez ! Et sur l’original encore plus, la copie étant... une copie et quand même légèrement en-dessous. Personnellement, j’aurais tendance à dire que de la bonne musique ne se refuse pas tant qu’elle procure du plaisir...


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