Top 2022 - le débat final (pour le moment)



 


Capable de parler de lui-même à la 3ème ou 4ème personne, voici son (mon) top on ne sait plus combien pour 2022. À votre appréciation.



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Azaab
- Summoning the Cataclysm

Vous vous souvenez que Decapitated (je veux dire, celui des années 2000) est mort ? Vous pleuriez sa perte. Réjouissez-vous car du Pakistan (!!) son successeur direct déboule et fait les choses aussi bien. Une claque de death tendance brutal mâtiné de technique et d'une précision chirurgicale, accompagné de riffs à se damner.

Beriedir - Aqva

Certains ont leur face sombre, perso j'ai une face immonde. J'aime le speed mélodique. Et des fois les hasards de la vie de chroniqueur me le rendent bien, comme avec ces Italiens virevoltants qui ont compris qu'il ne sert à rien de vouloir paraître ce que nous ne sommes pas. Tu es spimélo/power, alors tu assumes. Et tu fais un excellent album avec les préceptes du genre.

Clamoris - Opus Limbonica

Et dire qu'on pensait le black sympho des années quatre-vingt-dix en voie de disparition. Que nenni ! Clamoris livre un vibrant hommage au Dimmu Borgir de l'époque tout en apportant ses idées fraîches et ses mélodies entêtantes. Un savoureux délice de metal noir désuet qui ne devrait pas plaire, mais force à s'incliner.

Depressed Mode - Decade of Silence

Du metal gothique mélodique en gros. Même pas original. Pourtant super bien fait qui a réussi à emporter l'adhésion même dans les rangs des plus intransigeants du genre. Autre hasard du chroniqueur, et autre belle rencontre dans un style peu pratiqué par votre obligé.

Drudkh - Vsi nalezhat nochi

Ayant largement délaissé Drudkh depuis une bonne décennie, quelle belle surprise de les ré-entendre faire de la musique et non des bande-sons pour la forêt ! Les Ukrainiens semblent revigorés par les affres de la guerre et propose un black metal sylvestre de toute beauté, à écouter en communion avec Mère Nature.

Glemsel - Forfader

Le Danemark contre-attaque. Glemsel remet les pendules black à l'heure sans chichi. Ça brutalise, ça ne cherche pas à enjoliver le son plus que de raison. Le plus épatant dans l'affaire de ce premier album c'est que les compositions possèdent tant de feeling qu'on se retrouve devant ce qu'on adore dans le black metal : des ambiances sombres, glaciales à en crever.

Gospelheim - Ritual & Repetition

Une sorte de doom prog heavy stoner gothique. Le fouillis qui fait peur rien qu'à lire. Figurez-vous que dans le cas présent ça se tient superbement pour donner des titres à la fois épiques et entrainants. Une variété du propos au-dessus du lot maintenue dans une belle cohérence d'album saupoudrée des crises de nostalgies obligées du style. Gagné.

Hate Forest - Innermost

Ne cherchez pas d'album de black plus intense cette année, il n'y en a pas eu. Et cherchez bien les autres années, car il n'y en a pas eu des masses. De la brutalité extrémiste drapée dans un suaire blanc sinistre, au fin fond d'une forêt d'épicéas dévorés par la mort blanche.

King Buffalo - Regenerator

J'aurais pu affubler deux-trois autres albums de ce qualificatif, mais c'est bien Regenerator qui remporte la palme : l'intrus. Du rock spatial vaguement teinté de stoner. Puissamment hypnotique, simple voire simpliste de prime abord, et pourtant chamarré de multiples développements et autres variations incessantes. Un pur voyage dans le cosmos qui ne demande qu'à vous embarquer.

Misþyrming - Með hamri

Celui-là m'aura fait bien peur, et il a bien failli se retrouver sur le carreau. Fort heureusement les écoutes l'ont remonté dans mon estime, à tel point qu'il devient l'album le plus black metal de ce top. Car les Islandais ont replongé dans les tréfonds du genre, délaissant les mélodies synthétiques d'avant. Ce n'est plus aussi exceptionnel, toutefois largement suffisamment bon pour accéder au top de l'année sans polémique.

Spider God - Fly in the Trap

Du black foufou ultra facile à écouter tout autant qu'ultra violent. Voici ce qui peut résumer le mieux Spider God. Partez accrochés car le chemin n'est pas de tout repos, même si le groupe fait tout pour le rendre agréable au travers des mélodies nombreuses et bigarrées. Le genre de sublimation instantanée qui peut faire craindre sur le long terme, mais dans les bornes de 2022, difficile de faire mieux dans l'exercice.

Vamacara - Cosmic Fires: The Enlightenment Reversed

Trop court ! Mais il y a tellement de chien que l'album se devait de figurer dans ma liste 2022. Un black metal mystique, parfois champêtre et toujours de haut niveau. Les chansons s'étirent en tiroir pour ne jamais lasser l'auditeur avec une propension admirable à déposer des idées à chaque virage.

Mentions :

Eisregen - Grenzgänger

Encore de l'influence goth... Misère et pourtant sacrée damnation ! Car le groupe s'invite régulièrement au blast et fait montre d'une fraîcheur impayable malgré sa déjà longue carrière. La surprise de dernière minute.

Epitaphe - II

La France n'a peut-être pas encore son Opeth (d'ailleurs le groupe qui nous concerne est trop extrême pour y prétendre) mais death, doom et prog y font sacrément bon ménage.

Immolation - Act of God

Les papys du death ne sont pas morts et ils le prouvent. Peut-être un peu trop policée, cette cuvée 2022 reste coincée dans le haut niveau.

NoFX - Double Album

Non, il n'est pas au niveau du précédent. Oui c'est toujours aussi bon. Oui c'est plus punk rock. Voilà, c'est du NoFX.

Stratovarius - Survive

Dans un style ultra carré et maîtrisé, Strato s'en donne à cœur joie pour combler vos manques de power mélodico-speed. Certes on regrette l'absence de folie, mais dans le genre groupe qui sait ce qu'il fait, ça se pose.







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