20238

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 20 juin 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-"Paul" Stanley Bert Eisen
(chant+guitare)

-Chaim "Gene Simmons" Witz
(chant+guitare sur "Cadillac Dreams"+basse)

-Bruce Howard Kulick
(chœurs+guitare+basse sur "Forever")

-Paul Charles "Eric Carr" Caravello
(chant sur "Little Caesar"+basse sur "Little Caesar"+batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-The Sisters of No Mercy (Charlotte Crossley, Valerie Pinkston, Kim Edwards-Brown)
(chœurs sur "Silver Spoon")

-Thomas "Tommy Thayer" Cunningham
(guitare sur "Betrayed" et "The Street Giveth and the Street Taketh Away")

-Pat Regan
(saxophone sur "Cadillac Dreams")

-Phil Ashley
(claviers sur "Hide Your Heart" et "Forever")

-Kevin Valentine
(batterie sur "King of Hearts" et "You Love Me to Hate You")

TRACKLIST

1) Rise to It
2) Betrayed
3) Hide Your Heart
4) Prisoner of Love
5) Read My Body
6) Love's a Slap in the Face
7) Forever
8) Silver Spoon
9) Cadillac Dreams
10) King of Hearts
11) The Street Giveth and the Street Taketh Away
12) You Love Me to Hate You
13) Somewhere Between Heaven and Hell
14) Little Caesar
15) Boomerang

DISCOGRAPHIE


Kiss - Hot in the Shade
(1989) - hard rock hard FM glam - Label : Mercury



Mon pote Xav - pas "Xavier" de Dead Can Dance, je ne me permettrais pas ces familiarités avec ce dernier - est un gars cool. Il ne se prend jamais la tête. Un type simple. D'aucuns diraient un peu limité, mais ce sont des aigris. Quand il reçoit, et il reçoit souvent, il y a toujours de la bière et des pizzas à profusion. Des hot-dogs aussi. Et on passe un bon moment. Et arrivé minuit, ça ne manque jamais, il sort invariablement Hot in the Shade.

Version courte de la chronique dudit album : « Pfiou ! ». « Ouf ! », si vous préférez. Pour les courageux prêts à découvrir le quinzième chapitre des aventures de Kiss dans une version moins succincte, je vais faire un effort. Sachez juste que Xav s’est contenté des deux onomatopées ci-dessus. C’est parti ! Après un Crazy Nights dont le caractère générique s’avérait très préoccupant, l’inquiétude était de mise à la vue de ce sphinx à lunettes de soleil, bien loin des pochettes à l’effigie des quatre super-héros des seventies… Et pourtant, s’il y a bien un album des années quatre-vingt qui ressemble aux Love Gun, Rock And Roll Over and co, c’est celui-ci ! Alors bien sûr, n’allez pas croire que Gene et Paul aient jeté le glam-rock et l’AOR à la poubelle pour nous pondre une succession de titres sonnant comme "Rock And Roll All Nite" ou "Nothin' to Lose". Le côté hard-rock eighties / hard FM est bien présent sur Hot in the Shade. Vous vous en convaincrez facilement en écoutant le très defleppardien, et très efficace, "Read My Body"; le refrain en or de "Silver Spoon" (merci Mr. Poncia) ou encore "You Love Me to Hate You". Mais à côté de ce Kiss calibré radio, où l’on reconnaît toutefois la patte de la formation, contrairement à ce qui se passait sur l’album précédent, notre quatuor nous propose également un nombre très significatif de titres beaucoup plus rock, à commencer par l’introductif "Rise to It", qui donne bien le ton de l’album.

Hot in the Shade est globalement simple, énergique et sympathique. Très long également. Trop long, oui. Certains titres sont clairement dispensables, comme l’atroce ballade "Forever" - une chute de Unmasked ? -, "Love’s a Slap in the Face", peu inspiré, ou encore les deux derniers titres de l’album - quand Kiss se la joue Van Halen, même le vieux Van Halen, ça se passe mal… Cependant, je préfère voir la durée anormalement longue de Hot in the Shade comme un signe de la générosité du groupe envers ses fans, la teneur très feelgood de l’ensemble faisant que l’on se sent plus disposé à pardonner les petits coups de moins bien. Ceci dit, si vous voulez vous contenter des temps forts de l’œuvre, outre les titres cités en bien ci-dessus, tentez "Cadillac Dreams", très années soixante-dix justement avec ses cuivres inattendus, "Prisoner of Love" et sa vibe Love Gun, ou, pour revenir à des sonorités plus ancrées dans les eighties, un "Hide Your Heart" facile comme tout. Mais le mieux est de se laisser gagner par l’ambiance estivale et festive de l'album et de profiter des cinquante-huit minutes marquant la fin d'une époque...


… Car pour Kiss, comme pour les autres monstres sacrés du hard rock et du heavy metal, la terrible décennie des années quatre-vingt-dix s’avèrera beaucoup moins riche en moments sympas. Une raison de plus pour apprécier ce Hot in the Shade frais et énergique, dont les longueurs ne sont qu’une preuve supplémentaire que Paul et Gene vous aiment ! Allez, un bisou !



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