20125

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 23 février 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-"Paul" Stanley Bert Eisen
(chant+guitare)

-Chaim "Gene Simmons" Witz
(chant+basse)

-Mark Leslie "St. John" Norton
(guitare)

-Paul Charles "Eric Carr" Caravello
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-John Charles "Desmond Child" Barrett
(chœurs)

-Bruce Howard Kulick
(guitare sur 5 et 9)

-Mitch Weissman
(guitare sur 4, 8 et 9)

-Jean Beauvoir
(basse sur 4, 6 et 7)

-Allan Schwartzberg
(batterie)

TRACKLIST

1) I've Had Enough (Into the Fire)
2) Heaven's On Fire
3) Burn Bitch Burn
4) Get All You Can Take
5) Lonely Is the Hunter
6) Under the Gun
7) Thrills In the Night
8) While the City Sleeps
9) Murder in High-Heels

DISCOGRAPHIE


Kiss - Animalize
(1984) - heavy metal hard rock glam - Label : Mercury



Au Studio Right Track Recording de New York, trois musiciens s’impatientent. Paul pianote nerveusement sur le repose-bras de son fauteuil.
- Bon Dieu, mais qu’est-ce qu’il fabrique ? peste-t-il.
Quand Gene apparaît enfin, les autres membres du groupe se lèvent comme un seul homme. Le retardataire lève une main dans le but de stopper le début de rébellion.
- Désolé, je n’ai pas le temps de vous écouter vous plaindre ! Je fais mes parties de basse et les lignes de chant, et je fonce à l’aéroport ! Je dois donner la réplique à Ralph Maccio dans Karaté Kid et ensuite direction Paris. Je fais un caméo dans Un dimanche à la campagne de Tavernier !


En 1984, Gene Simmons est un homme très occupé. Sa carrière naissante d’acteur est promise à un brillant avenir ! Finalement, pour Karaté Kid, on lui a préféré Pat Morita, tandis que son caméo a été coupé au montage, mais en revanche, il a bien décroché un rôle de méchant dans Runaway. Alors vous pensez bien qu’un énième album de Kiss - le… combien déjà ? Douzième ? Pfiou, c’est beaucoup, non ?- , ça passe au second plan. Moralité, Gene nous écrit à la va-vite quatre titres, dont il laisse les maquettes à Paul. Mais si, Paul ! Elles sont sur le frigo ! Conséquence : ô surprise, ce ne sont pas les meilleurs titres d’Animalize… Placé juste après deux premiers titres électrisants, "Burn Bitch Burn" possède un refrain moins pêchu que les moments les plus soporifiques de l’Inspecteur Derrick et fait un peu retomber le soufflé. Le quasi-break de "Lonely is the Hunter " possède un riff « rampant » sympa, assez typique de Gene, mais totalement englué dans l’océan de mollesse que constitue ce titre. "While the City Sleeps" fait à peu près le job mais on est fort loin d’un brûlot comme "Young and Wasted" ou "Fits Like a Glove". Reste "Murder in High Heels" et son excellent pré-chorus, mais cette sorte de "Dance of All Over Your Face" bis s’avère un peu trop planplan pour que l’on crie au génie.
Gene n’est pas le seul à frôler l’autoplagiat puisque le "Thrills in the Night" de Paul recycle le refrain d’"Exciter", version ballade. Bref, vous l’aurez compris, Animalize n’arrive pas au niveau du mythique et très heavy Lick It Up. Je vais même en rajouter une couche : l’ostensible orientation glam-rock du groupe dépersonnalise un tantinet la musique des New-Yorkais. "Get All You Can Take" sonne franchement générique et même si le très speed "Under the Gun" s’avère séduisant, on a du mal à y déceler la griffe du mythique combo. Malgré cette salve de critiques, Animalize reste un album plaisant. Malgré les coups de mou occasionnés par les compos de Gene, Paul tient la baraque, grâce à des titres énergiques et globalement bien ficelés. On peut même dire que l’enchaînement d’un "I’ve Had Enough" franchement metal - quel riff nerveux, mazette !- et du hit façon AC/DC que constitue le cultissime "Heaven’s on Fire", est une vraie réussite. Avec son riff ultra-basique à la Angus Young et son refrain fabriqué pour être hurlé par une foule en délire, ce dernier titre se hisse facilement au rang des classiques du groupe. De plus, même si j’ai critiqué plus haut les autres compositions de Paul, il s’agit tout de même de titres directs et solides, qui, au final, suffisent à classer Animalize dans la même catégorie que Love Gun, Rock and Roll Over ou Hotter Than Hell, celle des albums perfectibles mais fort agréables au demeurant.


Animalize possède pas mal de détracteurs et cela peut se comprendre. On y entend un Kiss un peu plus impersonnel que d’habitude, la faute sans doute à la désertion temporaire d’une des deux têtes de l’aigle bicéphale qu’est devenu le groupe depuis le départ de Peter puis Ace. Le douzième album nous offre tout de même un cocktail rafraîchissant de hard et de glam, avec un soupçon de heavy, du genre de ceux que l’on peut absorber en grande quantité sans tomber malade. Cela suffit à mon bonheur.



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