20107

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 01 février 2026
Sa note : 7/20

LINE UP

-"Paul" Stanley Bert Eisen
(chant+guitare)

-Paul Daniel "Ace" Frehley
(chant+guitare)

-Chaim "Gene Simmons" Witz
(chant+basse)

-George Peter John "Criss" Criscuola
(batterie, crédité sans jouer)

Ont participé à l'enregistrement (pas de bol) :

-Robert Joel "Bob" Kulick
(guitare)

-Holly "Knight" Erlanger
(claviers)

-Vincent "Vini" Poncia Jr.
(claviers)

-Tom Harper
(basse sur "Shandi")

-Anton Fig
(batterie)

TRACKLIST

1) Is That You?
2) Shandi
3) Talk To Me
4) Naked City
5) What Makes the World Go Round
6) Tomorrow
7) Two Sides of the Coin
8) She's So European
9) Easy As It Seems
10) Torpedo Girl
11) You're All That I Want

DISCOGRAPHIE


Kiss - Unmasked
(1980) - pop rock hard rock - Label : Casablanca Records



Être né sous le signe astrologique du Cancer est à la fois une bénédiction et une malédiction. Farouches défenseurs de la fameuse et fabuleuse maxime « C’était mieux avant ! », nous nous replongeons dans le passé avec une facilité qui m’émerveille toujours autant. Une senteur agréable et hop ! un retour gratuit chez Mémé qui préparait le meilleur gâteau au yaourt du monde. Le problème, c’est quand le voyage te ramène à des moments désagréables, par exemple à ces soirées horribles où Lionel Richie et autres horreurs pop des années quatre-vingts tournaient en boucle…

Désolé Lionel ! Je sais qu’en tant que fervent lecteur de notre webzine, tu vas prendre la mouche, mais sache que je t’apprécie en tant que personne et que s’il y a un coupable, ce n’est pas toi mais bien Kiss. Après avoir passé la majeure partie des années soixante-dix à vivre sur d’excellents acquis, la bande masquée ose un premier pas de côté avec Dynasty, jugé trop commercial par les fans de la première heure, ulcérés, entre autres, par un "I Was Made For Loving You" trop disco. Personnellement, j’ai trouvé ce mouvement audacieux et le relookage du (hard) rock des six premiers Kiss très séduisant. Le groupe devenait sublimement accrocheur sans se renier totalement et, vu le succès de la galette, je n’étais pas le seul à le penser. Et c’est bien le problème… « La confianza da asco.» En français : la confiance, c’est répugnant. Croyant avoir trouvé la formule à succès garanti, Paul, Gene, Ace et Pet…- ah non pas Peter, il s’est barré, dans un accès de lucidité - créent Unmasked et vont plus loin. Beaucoup plus loin. Beaucoup trop loin. Vous voyez la note en haut à gauche et vous vous dites que ce septième album est un étron puant du début à la fin. Ce n’est pas le cas. Il commence même par un "Is That You?" m’ayant fait dire, lorsque, bravant les interdits, j’osai m’intéresser à la bestiole : « mais il est super ce morceau ! On pourrait le croire tiré de mon Dynasty chéri ! » et je ratifie mes propos.
Ce titre initial est très commercial, très sexy, très Kiss. Et si l’on cherche bien, il est possible de trouver d’autres moments décents dans l’album. Malgré l'incongruité de guitares reggae à la "Is There Anybody There?" des concurrents de Scorpions, "Naked City" possède un refrain sympathique. Même en allant du côté des titres qui sortent totalement du cadre musical habituel du Bisou, on peut trouver le pop-rock de "She’s So European" gouleyant. Et en poussant le bouchon un peu plus loin, si vous plongez dans la fange que constitue l’horrible "Torpedo Girl" et son groove funky acheté dans un bazar discount, il est possible d’en extraire un riff nerveux intéressant. Conclusion : Unmasked n’est pas qu’un gros tas de merde, pour parler poliment. Malheureusement, s’il est possible d’oublier un ou deux titres complètement pourris, quand un album contient à la fois "Torpedo Girl", donc, mais aussi "Shandi", vomitive, faisant passer Stevie Wonder pour du goregrind, "What Makes the World Go Round" au refrain horriblement propret, et "Two Sides of the Coin", dont le rock canaille typique d’Ace est complètement gâché par un refrain aussi mauvais que mal chanté, c’est l’ensemble de l’œuvre qui s’en voit affectée. Quand, de plus, on y ajoute un nombre important de titres sans saveur, comme "Talk to Me", sans doute une chute de Dynasty, "Tomorrow", plus inoffensif que le plus clean des titres de Bon Jovi ou l’insipide "Easy As It Seems", les quelques bonnes choses entendues passent au second plan et un seul mot vient à l’esprit du fan poli : échec. Le fan impoli a, lui, d'autres mots en tête.


Non réhabilitable. J’adore défendre les causes perdues, mais Unmasked contient trop de chansons vraiment moisies, véritables insultes aux professionnels de la music pop des années quatre-vingt, pour valoir le coup en tant qu’album. Heureusement, le groupe saura rebondir dès Music From The Elder, également démonté par la critique, mais qui, lui, s’avère très intéressant. Unmasked n'est donc pas le début de la fin mais un simple incident de parcours. Ce sont des choses qui arrivent.



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