20112

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 06 février 2026
Sa note : 12/20

LINE UP

-Johan Langquist
(chant)

-Lars Johansson
(guitare)

-Mats "Mappe" Björkman
(guitare)

-Leif Erik Edling
(basse)

-Jan Lindh
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Jennie-Ann Charlotte Smith
(chœurs)

-Mats Göran Levén
(chœurs)

-Stefan Berggren
(chœurs)

-Anthony Frank "Tony" Iommi
(guitare sur 3)

-Rickard Nilsson
(claviers sur 1, 3 et 4)

-Carl Westholm
(mellotron sur 4)

-Andreas "Habo" Johansson
(batterie sur 8)

TRACKLIST

1) Splendor Demon Majesty
2) Under the Ocean
3) Astorolus - The Great Octopus
4) Bridge of the Blind
5) Death's Wheel
6) Black Trinity
7) House of Doom
8) The Omega Circle

DISCOGRAPHIE


Candlemass - The Door to Doom



- Non mais il n’y pas à tortiller : les groupes, et surtout les chanteurs, c’était mieux avant. Anthrax sans Neil Turbin, ça pue… Et je milite pour le retour de Paul Di’Anno dans Iron Maiden. Avec l’IA et les hologrammes, c’est possible !
- Et pour Candlemass?
- Bart chez The Gathering, ça serait top aussi. Ils retrouveraient le feu sacré…
- Oui mais dans le cas de Candlemass…
- Sécurité ! Vous pouvez me dégager ce jeune blanc-bec s’il vous plait ? Il fait du mauvais esprit !


Il y en a qui ont l’art de vous poser des questions juste pour vous emmerder ! On se croirait à Complément d’Enquête ! Mais l'importun a raison : en 2019, le retour du mythiquissime Johan Langquist au sein de la mythiquissime formation ayant pondu le mythiquissime Epicus Doomicus Metallicus n’a pas l’effet escompté. Orphelin d’une inspiration qui le fuit depuis l’excellent King of the Grey Islands, le grand Leif s’est très essentiellement reposé sur son savoir-faire pour tenir à bout de bras Death Magic Doom puis Psalms for the Dead, qu’on qualifiera simplement de corrects. Après un nouveau split provisoirement définitif, Candlemass retente sa chance en sortant de sa manche un vieil as dont le nom fait frémir tous les vieux doomsters dignes de ce nom. Hélas, prononcer le nom de Johan ne possède aucune vertu incantatoire. Plus maniéré et fan de tremolos qu’en 1986, le sieur Langquist se contente d’être au niveau du reste de ses compagnons, c’est-à-dire moyen. Le douzième album de Candlemass a pour lui un son et une robustesse indiscutables : les Suédois envoient du lourd et il est possible que The Door to Doom secoue plus d’une nuque en live. En revanche, quand on l’écoute tout seul chez soi, l’histoire est différente.
Non seulement les ingrédients utilisés ont été entendus plus qu’à leur tour - mais bon, on ne peut pas être innovateur tout le temps - mais encore la manière dont ils sont mélangés sonne forcée. Non pas que tout soit à jeter, mais l’ensemble manque de naturel et de fluidité. L’exemple le plus illustratif est peut-être le morceau final "The Omega Circle". Comme plusieurs autres titres de l’album, cette piste possède un refrain joliment mélodique et accrocheur. Malheureusement, on a l’impression que les musiciens ont sorti les rames de compétition pour tenir jusqu’au chorus, tant les autres segments de la composition ont du mal à s’emboiter les uns dans les autres. "Under the Ocean", au refrain sympathiquement épique, souffre du même mal, tandis que l’atmosphère de conte de terreur pour enfants fan de Scooby Doo d’un "Splendor Demon Majesty", également desservi par des chœurs féminins trop effacés, est loin d'être ce que le groupe a proposé de mieux. Si on enlève également "Bridge of the Blind", ballade pas folichonne, "Astorolus", pas plus effrayant que le premier titre ou un "House of Doom" pas nul mais très convenu, seul "Black Trinity" sort du lot. Plus sombre, sobre et fluide que les autres compositions, ce titre nous ramène du côté de "Devil Seed" de King of the Grey Islands. Plutôt inattendu, le break, lui, possède un petit côté From the 13th Sun amusant. Cette "Trinité Noire" est malheureusement la seule pleine satisfaction d’un album qui semble avoir été écrit au forceps.

Caramba, encore raté ! Le break prolongé n’aura pas permis au groupe de se refaire une santé. The Door to Doom a la puissance pour lui, ainsi que quelques moments réussis, mais il sonne beaucoup trop académique et forcé pour convaincre. Et Johan n’y est pour rien !





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