20013

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 21 novembre 2025
Sa note : 15/20

LINE UP

-Björn Flodkvist
(chant)

-Michael "Mike" Amott
(guitare)

-Carl Westholm
(claviers)

-Leif Erik Edling
(basse)

-Jejo Perković
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Patrik Instedt
(guitare sur 3, 6 et 8)

-Ulf Edelönn
(guitare sur 2)

-Måns P. Månsson
(claviers+thérémine sur 3)

-Jan Hellman
(basse sur 5)

-Håkan Jan "Ian" Haugland
(batterie sur 1 et 2)

TRACKLIST

1) Wiz
2) I Still Stee the Black
3) Dustflow
4) Cylinder
5) Karthago
6) Abstrakt Sun
7) Apathy
8) Lidocain God
9) Molotov
10) Container
11) Thirst

DISCOGRAPHIE


Candlemass - Dactylis Glomerata



Je parie qu’un partie significative de la communauté des fans de Candlemass ne connait pas Dactylis Glomerata, tant les albums de la bande à Leif nés dans les années quatre-vingt-dix passent sous tous les radars. Et si d’aventure, un fan aux velléités exploratoires se lançait dans l’écoute du sixième album de la formation scandinave, il risquerait de tiquer. Quelque chose cloche… En effet, par deux fois, Leif s’est écarté de deux millimètres de la voie musicale tracée par Candlemass et par deux fois, il a pris le soin de créer deux side-projects – Avatarium et Krux…

Alors pourquoi ce drôle d’objet qu’est Dactylis Glomerata est-il frappé du seau de la tête de mort à cornes ? Parce qu’au XXème siécle, Leif était moins précautionneux qu’au XXIème ? Non. Pour lever partiellement le mystère, il faut se plonger dans le parcours musical du bassiste suédois. En 1994, profitant du premier split temporairement définitif de Candlemass, ce dernier a créé un side-project nommé Abstrakt Algebra. Vous voyez ? Les projets parallèles, c’est son truc au père Leif, depuis fort longtemps…. Le premier album, éponyme, du projet n’ayant pas réellement trouvé son public, les maisons de disque, frileuses, ont demandé à Leif de sortir le deuxième Abstrakt Algebra sous un nom plus vendeur. Plus que le sixième album de Candlemass, Dactylis Glomerata est en réalité le second opus d’Abstrakt Algebra. Tout s’éclaire ? Oui et non. C’est bien sous la pression que Leif s’est vu contraint d’accepter l’album comme un rejeton de Candlemass. Néanmoins, considérer l’œuvre objet de cette chronique comme le fruit d’Abstrakt Algebra ne résout vraiment pas tout, et ce, pour une bonne raison : Dactylis Glomerata ressemble peu au premier album de l’éphémère formation. Les deux œuvres ont en commun un petit côté expérimental - petit, le côté, on n’est pas vraiment dans la même catégorie qu’Abigor ou Fleurety - et une grande passion pour les rythmiques lourdes – le mot « blast » ne fait pas partie du vocabulaire de Leif.
Toutefois, Dactylis Glomerata est autrement plus sombre. Tellement sombre qu’on croirait que la formation a été visitée par des compatriotes comme Johan Edlund de Tiamat ou Mathias Lodmalm de Cemetary. La ballade "Dustflow" aurait d’ailleurs parfaitement pu figurer sur Black Vanity sans que personne ne hurle au scandale. Car, oui, malgré un premier titre stoner avant l’heure, parfaitement incongru et fort mal terminé, cet album est goth. Un peu bancal, déroutant de par le contraste entre les premières pistes, donnant dans le gothic doom trapu et les dernières, dignes des albums de l’époque « avant-garde » de The 3rd and the Mortal, mais résolument goth. Vous en doutez ? Je vous comprends. Difficile d’associer Candlemass au Grand Corbeau mais écoutez "Apathy". Nous sommes d’accord, non ? Ce titre ressemble plus à un moment triste de Melana Chasmata qu’à une chanson du créateur de "Solitude". Quant à l’intermède "Cylinder", il possède de forts relents de T21… Pas de doute possible, donc, le coup était prémédité. Il faut dire que, de tous les vocalistes ayant passé par Candlemass/Abstrakt Sun, Björn Flodkvist est clairement celui dont le chant se prête le mieux à un album de gothic doom. Une fois la surprise passée, que penser intrinsèquement de cet album, en oubliant un instant son caractère non miscible dans la discographie du groupe suédois ? Eh bien, je dois reconnaître que malgré ce "Wiz" mal fagoté et une fin trop mondaine à mon goût - je ne suis pas adepte de Painting On Glass -, l’album m’a séduit par son ambiance obscure et sa lourdeur triste se transformant en quelque chose de plus précieux au fil des titres. La séquence la plus heavy, allant d’ "I Still See the Black" à l’épique "Karthago" s’avère même très inspirée, suffisamment inspirée, en tout cas, pour que l’on fasse fi des sonorités type console Atari qui n’apportent vraiment rien aux compositions.


La fin du XXème siècle est sombre chez Leif Edling. Après le heavy power doom de Chapter VI et le doom-prog d’Abstrakt Sun, Leif, peut-être sensible au chant des sirènes gothic doom en vogue en Suède à cette époque-là, obscurcit très nettement son propos et nous offre un bel OVNI, en provenance de la planète Gotik. À réserver toutefois aux fans les plus curieux. Inconditionnels de Messiah Marcolin ne jurant que par le Candlemass des eighties s’abstenir.



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