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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juillet 2026
Sa note : 12/20

LINE UP

-David Coverdale
(chant)

-Brett Tuggle
(chœurs+claviers)

-Adriaan "Adrian Vandenberg" van den Berg (guitare)

-Guy Adam Pratt
(basse)

-Dennis Joseph "Denny" Carmassi
(batterie)

Ont participé à l’enregistrement :

-Beth Anderson
(chœurs)

-Lorna Maxine Willard Waters
(chœurs)

-Tommy Funderburk
(chœurs)

-Elk Thunder
(harmonica)

-Christopher "Chris" Whitemyer
(percussions)

TRACKLIST

1) Don't Fade Away
2) All in the Name of Love
3) Restless Heart
4) Too Many Tears
5) Crying
6) Stay with Me (Lorraine Ellison cover)
7) Can't Go On
8) You're So Fine
9) Your Precious Love
10) Take Me Back Again
11) Woman Trouble Blues
12) Anything You Want (bonus japonais)
13) Can't Stop Now (bonus japonais)
14) Oi (instrumental) (bonus japonais)

DISCOGRAPHIE


Whitesnake - Restless Heart
(1997) - hard rock blues - Label : EMI



Au milieu des années quatre-vingt-dix, David Coverdale est au bout du roul’. Le succès mondial tant convoité a été conquis à la fin de la décennie précédente au prix d’une surexposition épuisante pour le quasi quadragénaire d’alors qui rendait un ou deux lustres à ses rivaux du Sunset Strip. Le crooner du Yorkshire n’a donc pas eu trop d’états d’âme au moment de remiser au placard l’attirail glam censé doper les ventes au pays de l’Oncle Sam. Mais alors qu’il pensait se relancer avec son idole Jimmy Page suite à un recueil en commun de bonne facture, l’association cesse après sept dates au Japon, faute de ventes de billets suffisantes sur le reste de la tournée. Foutu pour foutu, autant sortir un album solo.

Sauf que la nouvelle maison de disques ne veut pas. Le nom qui fait vendre, surtout aux States, c’est Whitesnake. Alors même si David Coverdale obtient que son nom soit inscrit sur la pochette, le long format devient une nouvelle ligne dans la discographie du Serpent Blanc. D’ailleurs, qui repointe le bout de son nez ? Adrian Vandenberg, qui aurait dû jouer sur les cartons 1987 et Slip of the Tongue et qui est resté le guitariste officiel du groupe pendant les années fastes. Avec son appui, Coverdale livre Restless Heart, dont l’entame intitulée "Don't Fade Away" fait redouter une fadeur (oui, bon...) peu engageante, entre synthés FM en mid tempo et un chant si doucereux qu’il fait penser à Bono sur "I Still Haven't Found What I'm Looking For". Heureusement la suite est moins lisse.
La tonalité générale toutefois est à la détente : "All in the Name of Love", hard rock gentillet à la Mr Big époque "To Be with You", la ballade bluesy "Too Many Tears" évoquant Dire Straits et ses séquelles "Can't Go On" et "Your Precious Love". L’allure est globalement pépère – jamais Coverdale n’aurait aligné autant de ritournelles alanguies sur un « vrai » enregistrement de Whitesnake. Le Britannique roucoule en mode soul, soutenu par des chœurs féminins trop discrets. L’allure modérée neutralise les quelques velléités énergiques, ainsi sur "You’re So Fine", et quand Vandenberg lâche enfin un solo un peu nerveux, ça ne suffit pas à secouer l’indolent "Take Me Back Again". Cependant plusieurs occurrences sortent du lot : "Crying" dont les arrangements cheap font penser à un "Kashmir" du pauvre, "Woman Trouble Blues" sur lequel Coverdale fait son Robert Plant comme s’il voulait faire regretter à Page son choix de se rabibocher avec l’ancien frontman de Led Zeppelin. Faute de dynamisme et de concision, le morceau reste anodin, de même que la reprise de "Stay with Me" qui, malgré un passage en force, sonne timide par rapport à la version explosive de Lorraine Ellison.
Une fois n’est pas coutume, les pistes les plus percutantes se trouvent parmi les bonus – sur l’édition japonaise en l’occurrence. Une belle façon de remercier le fidèle public nippon qui a toujours soutenu Coverdale depuis ses débuts chez Deep Purple. Plus énergique que n’importe lequel des morceaux précédents, "Anything You Want" est complété du très rock "Can't Stop Now" - enfin un tempo rapide ! - et de l’entraînant "Oi" , un instrumental qui peut sérieusement être envisagé comme le meilleur extrait de la réalisation. Hum.


Qu’il est loin le temps des tubes et des refrains séducteurs ! C’est en mode décontracté que David Coverdale revient avec un vrai-faux LP de Whitesnake, le neuvième officiel. Aimable collection de chansons sous influence blues et soul, Restless Heart fait figure de retour aux sources pour le repenti des excès du hair metal. Le travail est bien fait mais son manque d'intensité et de motifs véritablement accrocheurs le relègue au rang des œuvres solos anecdotiques. Un quasi pléonasme.



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