20170

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 10 avril 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-Roderic "Rod" Evans
(chant)

-Jonathan Douglas "Jon" Lord
(chant+claviers)

-Nicholas John "Nick" Simper
(chant+basse)

-Richard Hugh "Ritchie" Blackmore
(guitare)

-Ian Anderson Paice
(batterie)

TRACKLIST

1) And the Address
2) Hush (Billy Joe Royal cover)
3) One More Rainy Day
4) "Prelude: Happiness/ I'm So Glad (Skip James cover)
5) Mandrake Root
6) Help (The Beatles cover)
7) Love Help Me
8) Hey Joe (The Leaves cover)

DISCOGRAPHIE


Deep Purple - Shades of Deep Purple



Pas besoin de couper les cheveux en quatre, Deep Purple a connu un début de carrière modeste et ceux qui prétendront le contraire ne pourront avancer que des arguments capillotractés. Il est possible que la présence de Rod et Nick, que l’on peut considérer comme les garçons-coiffeurs des trois stars que sont… non, désolé, je n’y arrive pas ! Les cinq me fixent avec leur moumoute de l’espace et tout mon champ sémantique s’oriente côté permanente…

Ritchie et Jon avec leur perruque, sérieusement… Heureusement que le contenu de l’album s’est bien moins démodé que le contenant ! Si l’heure n’est, de nos jours, plus du tout aux chignons-trois-étages et aux casques poilus intégraux, le rock progressif, lui, continue à être apprécié par un nombre significatifs de mélomanes. Étant donné le peu de cas que l’on fait de la « Mark I », il est possible que ces derniers soient passés à côté de Deep Purple, The Book of Taliesyn et Shades of Deep Purple, que je cite dans un ordre d’intérêt décroissant. Les plus pressés pourraient ainsi combler leurs lacunes purpliennes en se contentant d'avaler l’album éponyme, sorte d’antichambre de la glorieuse « Mark II ». Ceux qui ont un peu plus de temps pourront également plonger dans l’univers versatile, virtuose et parfois très électrisant de The Book of Tailesyn. Quant à ceux qui disposent de tout le temps du monde, ils pourront aussi écouter le debut album sans s’en mordre les doigts. Si je le classe en troisième position, c’est parce que cette première œuvre manque encore un peu de personnalité. Non seulement il y a quatre reprises, dont une des Beatles, mais en outre, deux des compositions originales du Pourpre Profond sont totalement marquées du sceau du célébrissime quartet de Liverpool, pour un résultat mitigé. Même si on y entend une création-maison totalement à la gloire de Paul, John, Ringo et George , "Love Help Me" séduit par sa rythmique assez lourde et son dynamisme.
En revanche, "One More Rainy Day" s’avère assez inoffensif tendance niais. Les deux autres compositions du cru ne sont pas d’une originalité folle, même pour l’époque, mais le rock un brin psychédélique qu’elles nous offrent a le mérite d’être fluide, énergique et extrêmement bien exécuté - vous en doutiez ? - que ce soit l’instrumental initial "And the Address" ou "Mandrake Root", dont la première partie bluesy un peu convenue laisse place à une fin de morceau débridée assez captivante. Côté reprises, là encore il y a de bonnes choses. La version proposée de "Hush" est autrement plus dynamique et percutante que celle de Billy Joe Royal, même si, niveau vocaux, on perd au change, le timbre froid de Rod, façonné pour le pop-rock blanc des sixies, ne rivalisant pas avec la voix aiguë et un peu rocailleuse de Billy Joe. Quant à la version très prog de "I’m So Glad", elle n’a plus grand-chose à voir avec la chanson blues-folk interprétée par Skip James. Même constat que pour "Hush" : la musique proposée est de grande qualité, mais, là encore, le match vocal Rod Evans- Skip James tourne largement à l’avantage de ce dernier. Les deux autres covers sont, elles, moins originales. "Help" n’a (hélas) pas été remaniée, nos artistes se contentant d’ajouter une couleur dramatique au titre original des Beatles, tandis que, malgré quelques notes de claviers faisant espérer une proguisation du titre, cette version de "Hey Joe" ne diffère pas vraiment des autres.


Conclusion : si vous cherchez un debut album parfait, passez votre chemin. Si, en revanche, vous voulez écouter des musiciens talentueux fourbissant leurs armes et nous servant déjà un certain nombre de titres, originaux ou repris, de très haut niveau, n’hésitez surtout pas à donner sa chance à un album qui est loin d’être le pire de l’immense discographie de Deep Purple. Quand vous fermerez les yeux, vous continuerez à voir des moumoutes, mais au bout de quelques mois, on s’y habitue.



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