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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 25 mai 2024
Sa note : 16/20

LINE UP

-Eric Bloom
(chant+guitare+claviers)

-Donald Bruce "Buck Dharma" Roeser
(chant+guitare)

-Joseph "Joe" Bouchard
(chant+basse)

-Albert Thomas Bouchard
(chant+batterie)

-Allen Glover Lanier
(guitare+claviers)

TRACKLIST

1) Transmaniacon MC
2) I'm on the Lamb but I Ain't No Sheep
3) Then Came the Last Days of May
4) Stairway to the Stars
5) Before the Kiss, a Redcap
6) Screams
7) She's as Beautiful as a Foot
8) Cities on Flame with Rock and Roll
9) Workshop of the Telescopes
10) Redeemed

DISCOGRAPHIE


Blue Oyster Cult - Blue Öyster Cult



Alors que les Anglais répliquent méchamment à leurs confrères d’Outre-Atlantique qui ont mis du lourd et du sale dans le rock à la fin des années soixante, Soft White Underbelly, originaire de New-York, plonge dans la bataille avec un certain panache. Rebaptisé Blue Öyster Cult peu avant de sortir son premier essai auto-intitulé au début de la décennie suivante, le quintet s’engage dans une voie qui se veut singulière. Doté d’une énigmatique pochette noir et blanc, l’album intrigue avant même de l’écouter.

Œuvre de Bill Gawlik, l’illustration émane de l’imagination foisonnante et un brin flippée de Sandy Pearlman, écrivain et rock critic qui cornaque le groupe avec l’aide de son confrère Richard Meltzer. Le titre d’ouverture, intitulé "Transmaniacon MC", évoque pourtant une réalité très terre à terre, celle du tragique festival d’Altamont qui s’est tenu en décembre 1969. Introduction cinglante en chromatismes descendants, riff obsédant qui s’enfonce lui aussi dans les bas-fonds, couplets tendus avec piano en soutien, pré-refrain faisant monter la pression sur un refrain simple mais intense : la musique est en accord avec l’ambiance froide suggérée par l’artwork. Le solo de guitare s’inscrit dans la même veine jusqu’au retour du refrain asséné par Eric Bloom, l’un des préposés au chant - les instrumentistes le sont quasiment tous.
Aucun d’entre eux cependant n’a la puissance d’un Robert Plant ou d’un Ian Gillian, les rivaux britanniques. Pour autant les intentions sont affirmées, la douceur vocale de Donald Roeser alias « Buck Dharma » apporte une note délicate, qui ne semblait pas évidente après cette entrée en matière vigoureuse, sur "Before the Kiss, a Redcap" un peu relâché avant une fin plus nerveuse et surtout la ballade "Then Came the Last Days of May", dont le refrain rêveur appelait un solo épique qui ne viendra pas – une frustration corrigeable en concert. Le potentiel des guitaristes, ils sont trois, est indéniable mais donne l’impression de ne pas être complètement exploité, en raison notamment d’un son léger qui freine leur impact.
Le résultat est tranquille mais pas déplaisant, ainsi la modulation qui donne un peu d’intensité à "Screams", la promenade décontractée de "Workshop of the Telescopes" et la radieuse "Redeemed" valorisée par des chœurs généreux et un orgue à la Genesis. Et si "She's as Beautiful as a Foot" reste perchée dans les volutes psychédéliques, "I'm on the Lamb but I Ain't No Sheep" rappelle les guitares loquaces de Three Man Army. Les gars de Long Island durcissent le ton sur "Cities on Flame with Rock and Roll" scandé d’un riff lourd et obsédant, conclu par une accélération bienvenue. Le solo est un peu court mais énergique, à l’instar de celui de "Stairway to the Stars", salve syncopée bonifiée par un refrain accrocheur, une fois n’est pas coutume sur l’enregistrement.


Un pied dans le psychédélisme hérité des sixties, l’autre dans le hard rock naissant, Blue Öyster Cult entame sa marche vers le succès avec un premier LP contrasté, passant de scansions heavy à des flâneries agrémentées de claviers flegmatiques. Les guitaristes sont compétents, la section rythmique a de la ressource mais un son un peu trop aimable réduit l’impact de compositions souvent inspirées. Les plus vigoureuses laissent entendre un gang déterminé et talentueux, ayant le sens de la mélodie et les compétences pour les dynamiser. Des promesses sont faites, les bases sont posées. Elles sont robustes. L'histoire peut continuer.



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