20119

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 15 février 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Attila Gábor Csihar
(chant)

-Morten Bergeton "Teloch" Iversen
(guitare)

-Charles Edward Alexander "Ghul" Hedger
(guitare)

-Jørn "Necrobutcher" Stubberud
(basse)

-Jan Axel "Hellhammer" Blomberg
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Natacha Kanga
(chant)

-Tore Gunnar "Necromorbus" Stjerna
(percussions)

-Kristoffer "Garm" Rygg
(chœurs sur "Ephemeral Eternity")

TRACKLIST

1) Ephemeral Eternity
2) Despair
3) Weep for Nothing
4) Aeon’s End
5) Funeral of Existence
6) Realm of Endless Misery
7) Propitious Death
8) The Sentence of Absolution

DISCOGRAPHIE


MayheM - Liturgy of Death
(2026) - black metal mayhemique - Label : Century Media



Bien embêté. Oui, un nouvel album de MayheM est une curiosité qui ne peut laisser les passions non déchaînées. Il faut se mouiller, être soit contre, soit pour. Ferme ta gueule le modéré ! Résultat, après débat interne, j’opterai pour la solution la plus immodérée qui soit : le miieu.

Car s’il a été une constante dans l’histoire du groupe, c’est de n’avoir jamais reproduit deux fois un album, un son. À l’arrivée de Grand Declaration of War l’on aurait pu penser le mouvement salvateur pour se défaire des vicissitudes du passé. Chimera a affirmé que non, c’était le sang du groupe. Ordo ad Chao a définitivement entériné la chose. Esoteric Warfare aura probablement été l’album le plus consensuel du groupe rétrospectivement, le temps d’ingérer deux nouveaux guitaristes, fatalement nouveaux compositeurs après le départ de Blasphemer. Et accessoirement une nouveauté dans un groupe n’ayant évolué qu’avec un seul officiel au poste.
Daemon a pour sa part confirmé que MayheM restait MayheM, frappant pernicieusement dans l’inattendu. Sonnant rougeoyant comme la lave incandescente. Pourquoi ce défilé des albums ? Pour résumer Liturgy of Death. Sorte de résumé du passé. Car pour la première fois (deuxième ?), la horde nordique semble s’inspirer d'elle-même. Prenez Chimera avec le son de Daemon et vous commencerez à avoir une représentation de ce qu’est ce nouvel opus. Une musique sombre évidemment, chaude comme la braise, portée à grands renforts d’ambiances uniques.
Car là réside le royaume inaccessible des dieux vivants : créer une atmosphère. Étonnamment, cette caractéristique constante du groupe malgré tous ses changements d’exécutants revient. Alors oui, sous une forme déjà connue, mais patte MayheM.
En construisant un monde aussi repoussant, le groupe fait honneur à sa tradition. Dit un gros « cassez-vous » à tous ceux qui attendraient d’eux un nouveau De Mysteriis Dom Sathanas et globalement scelle pour l'éternité (quarante ans putain !) son appartenance à la caste des groupes qui ont forgé une identité unique.
Parlant d’unique, il faut évoquer l’aspect sonore puisque cette offrande se permet le luxe de sonner toujours aussi froide, serpentine que jamais tout en s’accouplant à une puissance et une définition peu communes. Est-ce là un des talents méconnus du groupe ? Cette capacité à façonner un univers sonore à la rencontre des aspirations du crade black metal et celles de la précision de l’amateur de beau son. Indubitablement cela ne doit pas être passé sous silence.
Pour la musique direz-vous. Les compositions s’enchaînent, les chansons marquent de leur empreinte votre cerveau dans cette tessiture réminiscente du passé main dans la main avec le présent. Liturgy of Death clairement ne surprend pas, il reprend des codes définis plus tôt dans leur carrière. Ce n’est pas un mal lorsque c’est fait avec cette délicatesse. Car les guitares délivrent force riffs ou ambiances décadentes. La diversité des paysages visités étonne. Bien aidées en cela par la batterie d’un Hellhammer plus sobre qu’à son accoutumé mais toujours aussi juste et précis, et reconnaissable.
Enfin, le jeu permanent d'Attila, ses va-et-vient incessants entre les chants, les incarnations, les incantations. On peut ne pas aimer son timbre ou ses manières, pour autant à force de résilience il fait autant partie de l’identité musicale du groupe qu’un Hellhammer. À sa manière il a façonné la Bête et a su imposer ses délires dans les compositions pour leur donner vie.
Alors, nouveau héraut du genre noir ? Non. Nouvelle pierre apposée dans la carrière exceptionnelle d’un groupe décidément unique. Liturgy of Death suinte le souci du détail, la qualité professionnelle (expression curieuse dans le contexte du black metal), parfaitement reflétée dans un recueil de chansons d'égale qualité, sans en faire ressortir aucune particulièrement pour résultat. Il se permet même le luxe de souffler sur les braises ardentes. Et thématiquement, aucun reproche de cohérence ne peut lui être fait, le nom de l’album étant parfaitement complété par les chansons, déclinaisons sur cette fascination morbide.


Seulement il n’évolue pas au niveau exceptionnel de ses aînés. Peut-être faut-il lui laisser plus de temps pour révéler toute son ampleur ? J’aime à le penser. En l’état, c’est déjà un disque qui marquera l’année. Par son créateur, par ses chansons, par sa musique qui ne se réentendra pas. Reste qu’il ne possède pas encore l’aura extrême ni le pouvoir d’accroche de ses prédécesseurs… pas encore, peut-être.





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