CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
le 23 novembre 2013




SETLIST

Dark Tranquillity :
The Science of Noise 
White Noise/Black Silence 
What Only You Know 
The Fatalist 
The Silence in Between 
Zero Distance 
A Bolt of Blazing Gold 
(with Mariangela Demurtas)
UnDo Control 
(with Mariangela Demurtas)
Monochromatic Stains 
The Wonders at Your Feet 
Indifferent Suns 
Silence, and the Firmament Withdrew 
Terminus (Where Death Is Most Alive) 
State of Trust 
Endtime Hearts 
ThereIn 
Misery's Crown 

Encore:
Uniformity 

Tristania :
Number 
Night on Earth 
Himmelfall 
Exile 
Beyond the Veil 
The Shining Path 
Sacrilege 
Requiem 
Darkest White 
Year of the Rat 

AFFILIÉ

Dark Tranquillity
Marseille - Espace Julien
(13 octobre 2007)
Milan - Rolling Stone
(31 octobre 2008)
Paris - Trabendo
(06 décembre 2005)
Clisson - Hellfest
(24 juin 2007)
Montpellier - Victoire 2
(01 octobre 2010)
Hellfest (Clisson)
(19 juin 2011)
Tournée
(07 avril 2017)

13 novembre 2013 - Paris - Trabendo


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Le dernier album de Dark Tranquillity, Construct, a laissé une partie des fans sur leur faim. Moins percutant qu’à l’accoutumée, nombreux ont été à le trouver plus fade que les précédents efforts des Suédois. C’était donc au Trabendo que tout cela se passait, dans une petite salle, alors que le Zénith voisin accueillait Queen Of The Stone Age. C’est toujours étrange de voir un groupe culte dans une petite salle, histoire de se rappeler qu’on est vraiment underground et qu’en fait Dark Tranquillity, cela reste du metal extrême.

La soirée nous offre un unique groupe en première partie appelé Tristania. Comme son nom l’indique (du moins en français), c’est du metal gothique qui va nous être joué. Un choix particulièrement judicieux à la vue des morceaux que joue le groupe. Après un premier morceau bien bourrin, leur musique se révèle un peu disparate et fourre-tout. Il faut dire que le groupe possède pas moins de trois chanteurs : une femme, un homme et un guitariste. Du coup, les atmosphères sont variées, parfois un peu trop. Sans transcender le public par leur musique, force est de constater que de nombreux passages sont vraiment réussis, notamment les plus calmes. Une bonne entrée en matière en quelque sorte.
Arrivent alors les Dark Tranquillity. Le groupe attaque sur "The Science Of Noise", tiré de leur dernier album. Un morceau efficace qui permet au public de rentrer directement dans le bain. Derrière les Suédois, un écran projette des vidéos en lien avec les morceaux joués. L’effet est plutôt réussi, particulièrement lors des refrains où les mots à scander sont affichés. Lorsque les vrais clips du groupe seront projetés, ce sera plus étrange : c'est comme si l'on voyait deux groupes jouer la même musique en même temps... Histoire de s’approprier définitivement le public, le groupe enchaîne avec "White Noise/Black Silence". Le public sur le cul, Dark Tranquillity peut alors dérouler tranquillement la suite. La set-list est fortement orientée mid-tempo et morceaux lents. Si presque tous les albums sont présents, il en manque un de taille : Caracter. C’est assez révélateur de l’état d’esprit actuel du groupe. Surtout que les Suédois joueront "Zero Distance", issu de l’EP du même nom sortie entre Construct et We Are The Void. Ceci est pleinement cohérent avec leur ligne directrice actuelle. Ainsi, plus de la moitié des morceaux de Construct sera jouée, l’occasion de se rappeler qu’il y a beaucoup de chansons « catchy » sur l’album. Le groupe parvient ainsi à bien équilibrer le concert entre morceaux calmes, d’ambiance, et morceaux rentre-dedans. Et c’est aussi dans l’émotion que Dark Tranquillity fait mouche. Tous les poils de ma peau ont décidé de se hérisser quand le groupe a joué "Silence And The Firmanent Withdraw"…
En revanche, il est bon de rappeler que Dark Tranquillity avait créé la polémique en annonçant qu’ils n’avaient plus de bassiste et qu’ils s’en passeraient pour les albums et… les concerts ! Et en effet, après quelques instants de concert, on s’aperçoit qu’il y a bien deux guitaristes, mais pas de bassiste… Passée la surprise, on oublie un peu ce fait. Mais dans certains passages où la basse est très en avant et joue seule ou avec la batterie, cela devient flagrant. Si ça ne m’a pas vraiment gêné pendant le concert, ce vide se remarque quand même régulièrement. En tant qu'ancien bassiste, j'ai été profondément vexé...Dark Tranquillity n’est pas né de la dernière pluie et cela se sent dans l’assurance qu’a le groupe sur scène. Clairement, ils n’ont plus rien à prouver. Ils nous rappelleront d’ailleurs que la sortie de Skydancer date d’il y a 20 ans. L’occasion de nous jouer "A Bolt of Blazing Gold" avec en guest Mariangela Demurtas, la chanteuse de Tristania. Cette dernière restera pour un "UnDo Control" qui fonctionnera à pleins tubes sur le public ! Difficile cependant de ne pas noter la très belle performance de Mikael Stanne. Le chanteur se donne à fond, même s’il n’a pas été aidé par une sono un peu trop friande de larsens sur son micro. Malgré tout, on sentait chez lui un vrai plaisir à chanter. On n’avait pas l’impression d’avoir de simples musiciens professionnels venus faire leur boulot, loin de là. Après un final "ThereIn" / "Misery’s Crown" qui met le public par terre, le groupe ne reviendra faire un rappel que pour une seule chanson, "Uniformity". Un choix un peu bizarre qui laisse le public dubitatif.

Dark Tranquillity a confirmé avec ce concert tout le bien que je pensais de leur dernier album. Piochant un peu partout dans leur discographie, ils en ont sorti un concert équilibré dont on ne ressort pas indemne. Et après l’heure et demi d’écoute des Suédois, on prend d’autant plus conscience de la carrière exemplaire du groupe et de leur forme actuelle. Après vingt années à jouer, cela tient du miracle.
 


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