CHRONIQUE PAR ...

8
Alexis KV
le 13 janvier 2008




SETLIST

Dark Tranquility:
Hours Passed In Exile
Lost To Apathy
Zodijackyl Light
Indifferent Suns
Monochromatic Stains
The New Build
The Wonders At Your Feet
Damage
ThereIn
Senses Tied
To A Bitter Halt
Punish My Heaven
My Negation
Final Resistance

Chimaira :
Nothing Remains
Save Ourselves
Severed
Power Trip
Cleansation
Impossibility Of Reason
Comatose
Left For Dead
Jade
Salvatio
The Dehumanizing Process
Pure Hatred
Lazarus

AFFILIÉ

Dark Tranquillity
Paris - Trabendo
(13 novembre 2013)
Marseille - Espace Julien
(13 octobre 2007)
Milan - Rolling Stone
(31 octobre 2008)
Clisson - Hellfest
(24 juin 2007)
Montpellier - Victoire 2
(01 octobre 2010)
Hellfest (Clisson)
(19 juin 2011)
Tournée
(07 avril 2017)

Chimaira
Paris - La Locomotive
(02 avril 2008)

06 décembre 2005 - Paris - Trabendo


Dark_Tranquillity_-_Chimaira_Paris_-_Trabendo_20051206

Alors qu'une grande partie de la rédaction et des habitués du forum des Immortels se rendaient en pèlerinage à la Loco pour pouvoir témoigner de toute leur dévotion envers Opeth ou Burst, votre dévoué serviteur tira à la courte paille le droit d'avoir l'immense honneur de faire un compte-rendu de l'autre grand évènement métallique parisien du jour. Un concert au potentiel de triple baffe vu la réputation de bêtes de scène pour deux des groupes présents (Chimaira et Hatesphere) ainsi que la grande admiration vouée par votre serviteur au troisième (Dark Tranquillity donc).

Tout commence à peu près à l'heure prévue avec Hatesphere, groupe dont le thrash/death pas très raffiné prend tout son sens sur scène devant un parterre rempli de metalleux avides de pogos. Et ça ne rate pas, car dès les premiers accords joués par les Suédois la fosse commence à s'agiter dans tous les sens et un Trabendo bien rempli semble attentif et enthousiaste devant une prestation si énergique (en particulier mon voisin se livrant une démonstration d'air-drum très convaincante). En bon frontman, le chanteur haranguera la foule durant toute la première partie du set en incitant tout le monde à s'approcher un peu plus de la scène entre les chansons, ou même pendant. Le son sera assez correct quoiqu'un peu approximatif avec une batterie couvrant un peu trop les autres instruments, et des guitares pas toujours très audibles dans les passages les plus rapides. L'agitation dans la fosse retombera progressivement, ce qui n'empêchera pas le chanteur de se jeter deux fois dans les bras du public tout en continuant à pousser sa gueulante. Le set sera assez court (pas plus de sept ou huit chansons), ce qui vaudra moult excuses de la part du frontman vers la fin de la prestation.

Après un rapide changement de matériel, c'est au tour de Dark Tranquillity de faire son petit comeback sur les planches françaises que le groupe n'avait pas foulé depuis longtemps. Mikael Stanne ne manquera d'ailleurs pas de rappeler entre chaque titre au public à quel point il trouve celui-ci merveilleux et à quel point son accueil lui avait manqué, tout en annonçant chaque titre joué (ce qui, il faut le reconnaître, est bien pratique pour dresser la set-list). Le son ne rendra pas pleinement hommage à toutes les subtilités des compositions des vétérans du death mélodique, notamment à cause d'un clavier un peu trop en retrait, mais cela n'a pas grandement nui à la qualité du show. L'interprétation fut sans failles, notamment de la part du chanteur qui assura non seulement ses parties les plus agressives avec une énergie et une hargne exemplaires, mais aussi du chant clair présent sur deux titres ("There In" et "To A Bitter Halt") de manière fort honorable. Le choix des titres se concentrait sur les deux derniers albums, mais Dark Tranquillity s'offrit le luxe de piocher un peu partout dans sa discographie, et interpréta quelques vieilles chansons comme "Zodijackyl Light" et "Punish My Heaven". Le public fut de son côté très réceptif, et même si la musique n'appelait pas forcément au pogo sauvage, cela fut compensé par des acclamations et des applaudissements nourris. Un peu plus d'une heure de concert, et les suédois pouvaient se retirer la tête haute, ayant dûment rempli leur contrat.

Enfin, le tour était venu pour Chimaira de démontrer la légitimité de sa place en tête d'affiche et faire preuve de ses capacités à faire bouger les foules. Disons-le tout de suite: leur place et leur réputation, ils ne les ont pas volés, et on le comprend dès le titre d'ouverture, "Nothing Remains". Compos très bien adaptées à l'exercice du live à l'appui, s'ensuit une démonstration de ce que doit être un set carré et énergique. Les hurlements du chanteur sont impressionnants de férocité, la double grosse caisse fait trembler le sol, le guitariste solo fait preuve d'un doigté assez phénoménal tandis que la section rythmique fait pogoter un public acquis d'avance à leur cause. Si l'on exclut de légers problèmes avec le volume (ou plutôt son absence) au début du troisième titre, tout se passe comme sur des roulettes, et les fans accompagnent les refrains de certaines chansons à la demande du chanteur, donnant une ampleur supplémentaire au show. On regrettera seulement l'absence d'un petit rappel, mais le groupe clôtura quand même en beauté cette soirée où la qualité des représentations allait crescendo.




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