Hellfest 2013


Hellfest

UN REPORTAGE DE...


85
JC


SOMMAIRE

Jour 1 : 21 juin 2013
Jour 2 : 22 juin 2013
Jour 3 : 23 juin 2013

REPORTS DU JOUR


At The Gates
(Silverbard)
Avantasia
(Kroboy)
Between The Buried And Me
(Dimebag)
Def Leppard
(Merci foule fête)
Europe
(Merci foule fête)
Heathen
(Kroboy)
Helloween
(Kroboy)
Kreator
(Merci foule fête)
Neurosis
(Silverbard)
Primordial
(Kroboy)
Saxon
(Merci foule fête)
Sick Of It All
(JC)
Sleep
(JC)
Terror
(JC)
Testament
(Kroboy)
Twisted Sister
(Kroboy)
Vektor
(Merci foule fête)
Whitesnake
(Merci foule fête)


GALLERY

Un grand merci à tous ceux qui nous ont largement dépannés en photos:

Christophe Ochal (Metalchroniques)

www.OZIRITH.com

Metalorgie

Wasted (VS Webzine)

 


Jour 1 :21 juin 2013



Chaque année à la même époque, il revient, à peu près en même temps que l'été, le bac, la date butoir pour déclarer ses impôts par internet ou encore l'anniversaire de votre serviteur. Il, c'est le Hellfest bien sûr, la fête de la musique metal étalée sur 3 jours. Un festival amené à faire un nouveau saut dans l'inconnu en 2015, année où il sera contraint d'opter pour une date différente à cause du lycée construit sur l'ancien site. Mais nous n'en sommes pas là, car avant cela, il reste 2 éditions, dont celle de cette année qui s'annonçait une nouvelle fois particulièrement riche. Alors cap sur Clisson !
 
Et comme tous les ans, votre serviteur prend du retard au démarrage et part à la bourre. Résultat, c'est râpé pour le set de Misanthrope. Grrr… Le reste de l'équipe, arrivé la veille ou habitant à une distance raisonnable de Clisson, est déjà sur place mais n'est pas forcément emballé par les premiers concerts de la journée, hormis The Great Old Ones. Bonne surprise que de trouver les Bordelais sur l'affiche de cette édition 2013, même s'il faut avoir de bons yeux pour lire le nom en tout petit tout en bas, le groupe étant chargé d'ouvrir les festivités. Et comme chaque année, seuls les plus matinaux parviendront à ne pas rater le début du set. Set sans grande surprise au niveau des morceaux joués puisque le groupe n'a qu'un seul album à son actif, l'excellent Al Azif paru l'an dernier. Malgré un son parfois un peu brouillon, on retrouve l'ambiance lugubre, lancinante et mélancolique de l'album. Clairement inscrit dans la mouvance post-metal, les influences du groupe sont à chercher quelque part entre Cult Of Luna et Wolves In The Throne Room. S'ils empruntent le travail d'atmosphères et de surcouches de guitares du premier, les riffs hypnotisants typés black sont plutôt à chercher du côté de ces derniers. Les passages les plus puissants sur fond de blast-beats sont quasi-systématiquement soutenus visuellement par des stroboscopes. Sensations garantis bien qu'un peu étourdissant! Pas le temps de se plaindre que les 30 minutes (pour les ponctuels) sont déjà passées... Le public (composé très largement de connaisseurs) semble avoir apprécié. Le festival commence sur de bonnes bases ! En revanche, tout le monde est présent (et éparpillé) devant la Mainstage 2 pour le set de Vektor, qui est le premier gros événement de la journée puisqu'il s'agit la première date en Europe de la nouvelle sensation du thrash cérébral. Examen de passage réussi (report ici) !

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Direction l'Altar pour voir les encapuchonnés d'Hooded Menace. Retour à une musique lourde, pesante et beaucoup plus simple dans sa composition. Avouons-le, c'est loin d'être génial et on peine à rentrer dans leur set. Ce concert aura plus été l'occasion de voir à quoi ressemble l'Altar : structure et plan de feu bien plus épurés que le Temple, décoration faite de pierres tombales ornées de projecteurs… l'ensemble colle parfaitement bien à la programmation de la scène. Après ce set pas top-top et plutôt soporifique, cap sur la Valley pour voir le duo de Black Cobra. Malgré un début de set assez tiède ce concert aura un parfait exemple de ce qu'est une montée en puissance ! Le son est massif, le groupe ne perd pas son temps en communication avec le public et nous assomme de son set ravageur qui sera parfois entré en mode rouleau compresseur. Oui, le duo tabasse et nous aura même montré sur son avant-dernier morceau sa capacité à composer des titres mélodiques. Une des toutes meilleures découvertes de ce festival, assurément. Dans le même temps, les Féringiens (merci Wikipédia) de Tyr se produisent au Temple. Mais... Mais sérieux les mecs, c'est quoi tout ce monde ? Il est 14h et quelques, personne ne fait sa sieste ? Première explication : jamais vu autant de demoiselles sous cette tente. Il faut croire qu'en jouant la carte de l'exotisme du grand Nord, ces grands Vikings torses velus nus font tourner la tête à plus d'une. La preuve en est que toutes connaissent par coeur et chantent sans se faire prier les refrains des tubes power folk de la bande. Et elles ne sont pas seules, il y a visiblement plus de fans que de curieux sous la tente. Et l'ambiance festive des morceaux se transpose tout naturellement dans l'attitude très joviale des musiciens et du public. Au final, voilà un set sympathique qui ne restera pas dans les annales du festival mais où on ne boudera pas son plaisir pour autant !

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Sur les mainstages, la moyenne d'âge en prend un coup. Après les vétérans sur le retour d'Heathen, qui nous délivrent une bonne leçon de thrash (report ici), place au club du troisième âge, Saxon, toujours vert malgré les années (report ici) ! Un concert nettement plus convaincant que celui d'Evoken, qui paraît bien fade. Un peu dans la même veine qu'Hooded Menace, la musique du combo semble plus jouer sur les atmosphères, avec l'aide de claviers, mais ne parvient pas vraiment à transcender. En revanche, dans la Valley, Black Breath, c'était d'un tout autre calibre. Ce concert aura eu la patate du début à la fin et se sera montré bien violent par moment. Sur scène, ça se dépense, le public est réceptif et malgré un son bouffé par une basse trop puissante, le groupe est parti sous les applaudissements. Pas mal du tout ! L'heure avance, les choix se font difficiles. Between the Buried and Me ou Deez Nuts ? Va pour les premiers (report ici), tandis que d'autres se replieront vers la Mainstage 1 où officient les quinqua bien conservés d'Europe (report ici). Testament ou Absu ? Tant pis pour Proscriptor et ses potes, on opte pour les princes du thrash Bay Area, qui auront une nouvelle fois saccagé leur set avec un son pourri (report ici). Twisted Sister ou Asphyx (oui, on peut aimer les deux) ? Va pour les Américains rois de l'entertainment (report ici), tandis que dans le même temps, Terror pulvérise la Warzone (report ici). Kreator, Primordial ou High on Fire ? Pour ces derniers, c'est plié puisqu'ils ont malheureusement annulé ; pour le reste… les deux mon capitaine, puisqu'on a du monde devant la Mainstage pour les Kaiser du thrash allemand (report ici) comme au Temple pour le demi-set des Irlandais poissards, retardés par des problèmes de correspondances aériennes (report ici). Et oui, il y en a pour tous les goûts, c'est l'avantage du travail en équipe !

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Belle opposition de style ensuite entre deux groupes de vétérans : d'un côté Whitesnake sur la Mainstage 1 (report ici), qui nous aura présenté son nouveau chanteur Udo Coverdale, de l'autre Agnostic Front dans la Warzone. La bande à Roger Miret investit la scène pour un set d'une heure, durant lequel nous pouvons être sûr que tous les tubes du groupe nous seront balancés à la gueule. Et on ne se trompe pas. Les hymnes "For My Family", "Dead to Me", "Gotta Go" et bien d'autres auront été de la partie. Le public semble plus que réceptif et les tough guys s'en donnent à cœur joie, malgré un son plutôt dégueu'. A noter aussi que la Warzone new look en plein air aura souffert d'un aménagement assez moyen. L'entrée du public se faisait sur le côté de la scène et la plupart des gens décidaient de camper à cet endroit là. Du coup, pour beaucoup de concerts, notamment les têtes d'affiche type Sick of It All, NoFX et autres Bad Religion, une grosse partie du public se sera retrouvé coincé aux portes alors qu'il aurait suffi aux gus de faire quelques mètres pour se retrouver de l'autre côté de la scène (souvent vide) pour permettre à tout le monde d'avoir sa place. Un point à revoir impérativement l'année prochaine. Difficile ensuite de faire plus éloigné que la légèreté du speed mélodique d'Helloween, qui a cependant musclé son jeu depuis quelques années (report ici), et la lourdeur du stoner / doom de Sleep (report ici). De son côté, Anti Flag aura assuré sa place sur l'affiche avec un set survitaminé et généreux. Même si la musique des Américains paraît bien plus gentillette que celle de certains groupes de la Warzone, elle n'en perd pas moins en efficacité. Chris et Justin n'auront cessé de communiquer avec le public qui aura apprécié ce set à sa juste valeur. Pour clôturer cet excellent moment, le batteur aura installé un kit de batterie réduit au niveau du public afin de jouer un dernier morceau. A voir !

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Les légendes sont ensuite de sortie, avec At The Gates à l'Altar (report ici) et surtout Def Leppard, LE gros coup de cette édition 2013 (report ici). Bon, sans vouloir être méchant, cette réinterprétation à l'identique (effets sonores ringards inclus) d'Hysteria nous aura surtout confirmé que c'était un album pour les Américains. Sans doute un bon investissement en termes de standing et de crédibilité du Hellfest vis-à-vis des tourneurs de pointures internationales, mais ce fut loin d'être un des temps forts du fest… Pour les réfractaires à la guimauve estampillée 1987, il y avait toujours moyen de se replier sur encore une autre légende, en  l'occurrence Neurosis (report ici), ou God Seed. Ces derniers se produisent au Temple, doté d'une structure typée black metal (les lumières avaient un gros cachet et la décoration de la structure qui formait un pentagramme aura fait de cette scène la plus belle du festival). Et là... rien. On s'ennuie, il ne se passe rien. Jeter un œil sur le concert des Norvégiens avait un intérêt pour voir ce que les anciens Gorgoroth avaient à revendre. Et bien manifestement, pas grand chose. Le look des musiciens en dit long sur leur cohésion de groupe, puisque seul Gaahl a opté pour le corpse paint. Mauvaise pioche, tant pis ! Heureusement, les dernières prestations du jour sont exceptionnelles. Un petit doute pour Six Feet Under, mais comme personne de chez nous n'a fait le déplacement, on ne le saura jamais ; en revanche, ce dont on est certains, c'est que Sick Of It All a laminé la Warzone qui en avait pourtant vu d'autres au cours de la journée (report ici), tandis que sur la Mainstage 2, Avantasia fait défiler les guests de prestige et joue les prolongations pour achever cette première journée quasiment sur les coups de 3 heures du matin, et encore, sans compter le temps du retour au camping qui pouvait s'avérer plus ou moins long (report ici).

 
Aucune fausse note à déclarer pour cette première journée du Hellfest 2013. On était un peu inquiets sur l'état du site après la météo délicate des jours précédents et les fréquentes petites averses intervenues le jour-même, mais celui-ci a remarquablement tenu le coup. D'ailleurs, on aura vu un certain nombre de festivaliers vautrés par terre, signe que la boue n'a pas envahi le site ! Et puis surtout, on aura assisté à un paquet de prestations plus ou moins réussies au cours de cette journée particulièrement dense. Comment ça, il en reste deux autres comme ça ? Mais on va jamais tenir le coup !


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