CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
le 02 juillet 2013




SETLIST

Cosmic Cortex
Black Future
Echoless Chamber
Deoxyribonucleic Acid
Tetrastructural Minds
Asteroid

AFFILIÉ

Vektor
Tournée
(22 novembre 2015)

21 juin 2013 - Hellfest


Vektor_Hellfest_20130621

Vendredi 21 Juin – 12h50
Clisson, France.
Hellfest, Mainstage 02.

« We are not from this galaxy ! We are from The United States galaxy. »

Ça y est, Vektor et son thrash metal aussi extra-terrestre que la coupe de cheveux de son leader débarquent pour la première fois en Europe. Attendus de pied ferme par un public plutôt conséquent en cette fin de matinée bruineuse, les quatre Américains avaient promis de tout donner. Alors, Vektor, y'a pas plus fort ?


L'introduction inquiétante (et samplée) de "Cosmic Cortex" qui ouvre Outer Isolation (2011), le deuxième et dernier album en date de la formation outre-atlantique constitue une bande-son idéale pour l'entrée en scène du quatuor qui entame son set pied au plancher. Et nous voilà embarqués pour une convaincante prestation thrash certes technique mais jamais ennuyeuse, assurée par de jeunes chevelus qui prennent plaisir à ménager quelques parties judicieusement apaisées pour mieux remettre la gomme intercosmique juste derrière. Si une grande partie de l'auditoire sait à quoi s'attendre, les curieux qui traînent devant la scène principale n°2 dévolue aux gangs thrash doivent se demander ce qui leur arrive à force de se prendre des poignées de châtaignes à chacune des accélérations démentes initiées par les quatre de Tempe. Galvanisés par les riffs ultra dynamiques des Arizoniens, les premiers rangs se rompent pour former l'un des tout premiers circle pits de ce Hellfest 2013. Sans surprise, les morceaux sont assez longs mais défilent à une vitesse supersonique – 40 minutes, dans ces conditions, ça passe très vite. Elles seront suffisantes néanmoins pour constater que les quatre musiciens n'éprouvent aucune difficulté à reproduire sur scène le matériel sophistiqué qu'ils ont enregistré en studio. On pourrait éventuellement leur reprocher d'un peu trop respecter leurs partitions mais les structures savamment alambiquées de leurs morceaux n'incitent guère à tenter des variations qui risqueraient d'en briser la cohérence.
Pressé par le temps, DiSanto communique peu avec le public – outre la phrase mentionnée en introduction, il se contente essentiellement d'annoncer les morceaux, ce qui n'est pas aussi évident que ça en a l'air puisque figurent parmi eux "Deoxyribonucleic Acid" et "Tetrastructural Minds". Le décor est minimaliste – inexistant, en fait - tout comme le jeu de scène. Cependant, la joie des quatre Américains à partager leur musique avec le public européen est patente, en témoignent les bananes qu'ils afficheront de la première à la dernière minute et les quelques tentatives humoristiques de DiSanto qui fera notamment preuve d'une décontraction assez bluffante lorsque les « technical problems » rencontrés – évidemment - par le bassiste retarderont le démarrage d' "Echoless Chamber". Le son du groupe n'en a d'ailleurs pas trop souffert - les méchantes langues rétorqueront que la basse ne sert pas à grand chose de toute façon sauf que Frank Chin est loin de faire de la figuration. À la fois clair, puissant et véloce, le rendu sonore est tout à fait satisfaisant et permet de profiter pleinement des riffs rageurs et soli inspirés des deux six-cordistes qui tricotent avec une aisance confondante. Quant au chant fou, parfaitement audible, il est au rendez-vous  : gratifiant l'auditoire de ses fameux cris qui tuent, DiSanto ne faiblit pas lorsqu'il s'agit de se déchiqueter consciencieusement les cordes vocales dans l'ultrastridence. Du petit lait pour les fans.

Vektor a livré un set de haute volée et confirmé ses qualités d'interprétation en restituant parfaitement la richesse de leurs enregistrements. Bien sûr, six titres c'est peu et certains morceaux a priori incontournables manquaient à l'appel - le foudroyant "Dying World" en tête. Mais malgré quelques petits soucis techniques et le tee-shirt Symphony X arboré par le second guitariste, DiSanto et ses complices, grâce à leur « sci-fi metal » de haute volée, ont placé la première après-midi du festival sous les meilleurs auspices.


(crédits photos : Wasted de VS Webzine)


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