CHRONIQUE PAR ...

85
JC
le 05 juillet 2013




SETLIST

Holy Mountain
Sonic Titan
Aquarian
Dragonaut
From Beyond
Dopesmoker (une partie)

AFFILIÉ

21 juin 2013 - Hellfest


Sleep_Hellfest_20130621

Voila l'un des concerts de ce Hellfest que j'attendais avec le plus d'impatience. Sleep, légende du doom / stoner, est là pour nous assommer à coups de riffs gras, lents et imparables le tout dans une atmosphère aussi bien houblonnée qu’enfumée. Que demander de plus ?

Et pourtant j'ai failli avoir peur. Car quelques jours seulement avant le début du festival, l'organisation avait annoncé l'annulation d'High On Fire, formation comprenant dans ses rangs un certain riffeur de l'extrême nommé Matt Pike. Mais heureusement, les endormis restaient de la partie... Ouf ! Parce que franchement, Sleep qui te passe sous le pif, c'est voir un show d'une heure aussi bien dense que magistralement bien mené se faire la malle et ça, il n'en était pas question. Mais bon, je me suis fait un sang d'encre pour rien et j'aurai eu droit à ce que tous les gugusses présents étaient venus chercher, à savoir un concert placé sous le signe du riff et qui aura été entamé par l'écrasant "Holy Mountain", d'un coup, comme ça... Excellente introduction durant laquelle on ne peut que constater que Matt Pike a encore forci et que son abdo-Kro est de plus en plus reluisant. Mais bon, on n'est pas là pour parler physique, mais musique.
Le trio, qui aura vu depuis sa reformation l'arrivée de Jason Roeder (Neurosis) à la batterie, a exécuté un set imparable dans une Valley blindée. Les gars étaient attendus et ça se voit, ça se sent. L'arrivée de certains titres font mouche et sont acclamés par le public dès les premières notes. Comment rester de marbre face à un "Dragonaut" ou un "Dopesmoker" ? Hein, je vous le demande ? D'autant plus que c'est bien connu, Sleep sur scène, c'est un gros son. Et  le son ce soir aura été au rendez-vous. Comme très souvent durant les trois jours de festival, la Valley aura offert des conditions acoustiques plus qu'honorables et parfois même excellentes pour un festival. Et là, les conditions ont été parfaites. Le groupe a transporté le public avec son son massif, sa basse ronde, chaude et puissante qui à aucun moment n'est venu surplomber et  noyer le reste. Bref, des conditions au top qui ont permis de profiter pleinement de l'instant.
Sur scène, même si l'attitude des zicos reste très stoïque, on ne peut s’empêcher de prendre plaisir à voir Al Cisneros jouer de son instrument comme lui seul en joue (en le voyant, on se dit qu'un petit Om sur la programmation aurai été le bienvenu, pour l'édition prochaine peut être ?), et un Matt Pike semblant vivre son truc de son côté. L'ensemble a de la gueule, inutile de chercher à le faire savoir, et même si la soirée d'ouverture du festival qui a eu lieu la veille commence à se faire vraiment sentir à ce stade de la soirée, cela n'enlève pas l'attention que l'on porte à la musique des Américains. Bon allez, peut-être à un ou deux moments on se sera un peu « éloigné » de cette musique parfois extrêmement dense, mais jamais on ne l'a laissé vraiment s'échapper. Chaque nouveau morceau joué donne cette impression d'une machine qui ne s'arrête jamais. Les temps morts auront été quasi-inexistants et il aura fallu attendre l'arrivée de "Dopesmoker" (joué partiellement, vous vous en doutez) pour savoir que l'on était en train de vivre les dernières minutes de ce grand moment.


Voila un concert qui a tenu toute ses promesses. Sleep signe un retour gagnant et a offert ce soir un set impeccable devant un public venu en masse pour saluer son talent. Voila un groupe que l'on espère revoir très vite sur la route.


(crédits photo : Metalorgie)


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