CHRONIQUE PAR ...

85
JC
le 05 juillet 2013




SETLIST

One With The Underdogs
Slick Tight
The Most High
Your Enemies Are Mine
Always The Hard Way
Hard Lessons
Spit my Rage
Out of My Face
Live By The Code
Return to Strength
Overcome
You're Caught
Keep Your Mouth Shut
Keepers of The Faith

AFFILIÉ

Terror
Hellfest (Clisson)
(18 juin 2011)
Paris - Elysée Montmartre
(16 juin 2009)

21 juin 2013 - Hellfest


Terror_Hellfest_20130621

Après leur incroyable prestation en 2011 sur le sol clissonnais, Terror s'était placé à mes yeux comme un poids lourd de la scène hardcore en live. Un de ceux que tu imagines difficilement être faiblard le temps d'une soirée. Inutile de dire donc que leur retour cette année m'a fait grand plaisir et que je les attendais de pied ferme.

J'arrive à la Warzone une vingtaine de minutes avant le début des hostilités et force est de constater que le lieu est déjà bien peuplé. Les bandanas, débardeurs et gros bras sont de sortie mais honnêtement, ce n'est pas ce que va nous dissuader d'aller prendre notre place en pleine fosse. Car Terror pour moi, ça se vit de l'intérieur, pas autrement. Et le début de set ne me fait que confirmer la chose. Les premières notes n'ont pas encore retenti que les tough guys du public commencent déjà à marquer leur territoire, torses bombés, en esquissant leur plus beau pas de danse. Ah la la, comme on dit, le ridicule ne tue pas. Sur scène, les mecs de la West Coast mettent d'entrée le paquet avec  un "One With the Underdogs" aussi bien concis que brutal. Voila une entrée en matière qu'on n'attendait pas, on se serait plutôt attendu à un titre de leur petit nouveau, mais non ! Et il faudra être un chouilla patient pour avoir droit aux nouveaux titres du groupe car après cette introduction plus qu'efficace, Scott Vogel et les siens enfoncent encore un plus le clou avec un de ces titres qui te font direct comprendre que pendant une heure tu vas déguster...
"Slick Tight" entre en jeu ! Et inutile de dire que dans la fosse, le bordel atteint déjà son paroxysme. Seuls ceux qui avaient les lacets de leur pompes bien noués pouvaient espérer survivre car comme à son habitude, Scott Vogel ne cesse de solliciter le public pour des mouvements de foule. Il faut dire que le bonhomme a du charisme et qu'il ne lui faut pas répéter les choses deux fois pour se faire obéir. Les discours sont toujours les mêmes, certes, mais aller à un concert de Terror, c'est aussi aller à un concert où l'on sait d'avance ce qui va être fait / demandé / dit (comme tout concert de hardcore d'ailleurs). Et c'est ce qui fait qu'on aime ça. Du coup, on aura filé du boulot aux mecs de la sécu (inutile de rappeler que la L.A Team n'aime pas trop cet espace séparant le public de la scène), les circles pits, eux, auront été sauvages, les slams nombreux et difficiles à gérer. Bref, un bordel total qui se sera étalé sur une (très) grande partie du territoire de la Warzone. Mais attention à ne pas attribuer la qualité des prestations de Terror qu'à son chanteur, ce serait faire une grossière erreur car à ses côtés, c'est du sérieux aussi.
Musicalement, tous les zicos sont parfaitement rodés. C'est carré, ça assure les choeurs (qui sont légions), ça balance un son gros comme ça et ça ne s'économise pas physiquement pour autant. Derrière ses fûts, Nick Jett a une vraie gueule de taulard et pour les autres, c'est plutôt « gueules-de-Marines-que-tu-va-pas-faire-chier ». Un set mené parfaitement donc et qui aura vu beaucoup de classiques joués (dont pas mal de l'excellent Keepers of the Faith). Ainsi on aura eu droit à des tires comme "Return to Strength", "Your Enemies Are Mine", "Spit My Rage" (avec un invité au chant), "Always the Hard Way" ou encore "Live by The Code" et "The Most High" pour représenter le dernier album. On regrettera l'absence de l'énorme "The Good Die Young". Tant pis, on ne va pas râler pour autant car même si la durée du set aura semblé en dessous de l'heure prévue, le combo aura encore une fois retourné l'assemblée avec un show béton. Rien à dire, et ce n'est pas les quelques couillons qui semblent venir à des concerts uniquement pour montrer leurs gros bras et foutre de vrais pains qui nous auront empêchés de profiter de l'instant.


Vous l'aurez compris : c'était monstrueux. Terror s'impose définitivement à mes yeux comme une valeur sûre du hardcore et on signe direct pour les revoir à nouveau. Mais voilà, même si le concert aura été énorme, on sait que quelques crans seront franchis peu de temps après, sur la même scène, avec la venue de certaines légendes du HxC New Yorkais (Si, vous savez, les « écœurés de tout ça »).


(crédits photos : www.OZIRITH.com - HELLFEST Productions)


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