Graspop Metal Meeting 2014


Graspop Metal Meeting

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 29 juin 2014
Jour 2 : 27 juin 2014
Jour 3 : 28 juin 2014

REPORTS DU JOUR


Amenra
(Lotus)
Carach Angren
(Lotus)
Cult Of Luna
(Lotus)
The Dillinger Escape Plan
(Lotus)
Volbeat
(Ptilouis)


GALLERY

 


Jour 3 :28 juin 2014



Après une première journée fort sympathique et pas trop pluvieuse, mais manquant quelque peu de véritables surprises, que ce soit au niveau des petits et des grands groupes, la deuxième journée s’annonçait bien plus remplie et ce partout tout le temps. Pas une scène ne survivait à cette orgie de groupes à voir, pour finir en apothéose avec le show de Volbeat sur la Mainstage. Seul problème et de taille, la pluie était là !

Fidèle à moi-même, je me lève très tôt (9h approximativement) juste le temps d'avaler quelques biscuits, de boire un lait de soja chocolaté et de me rafraichir je me dirige tranquillement vers le Metal Dome... Les canettes dorment sur le sol, tout comme les metalleux tout cra-cra-qui-pue qui ont fait la teuf très tard. Le temps est doux et c'est parfait, une légère pluie bien vivace me force à accélérer le pas et j'entre dans un Dome aussi bondé qu'une école secondaire en Août pour voir la première révélation du jour: Carach Angren (voir le Live Report)

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Pas loin sur la Mainstage 2 la journée commençait tranquillement avec les sympathiques français de Dagoba. La foule semble moins présente que pour Alestorm, mais dans l’ensemble le public répond à l'appel du death metal des français. Quelques mots pour booster le public, quelques injonctions à faire des wall of death et des circle pit et le concert se déroulera fort bien en enchaînant les titres aux mélodies marquantes agrémentées de jolis solos de guitares. Bref, un bon début avec un temps couvert, mais qui reste tout de même correct. Hélas, ça ne durera pas !

La suite, elle, se déroulera davantage au niveau de la Jupiler Stage, scène extérieure, plutôt petite avec un son qui varie selon les groupes. Manque de bol, celui de Skyharbor ne sera pas terrible avec des basses trop fortes, ce qui est fort regrettable pour un groupe de djent qui se veut plutôt aérien et fait ses premiers gros festivals en Europe. Pour le reste il n’y a pas grand-chose à dire, le groupe joue bien, Daniel Tompkins, le chanteur, est beau gosse (la preuve ci-dessous et via ce lien) et chante vraiment très bien (rien d’étonnant vu ses anciennes performances au sein de TesseracT), mais dans l’ensemble la communication avec le public est quasi inexistante, et les musiciens s’avèrent pas mal concentrés sur leurs instruments. Bien entendu, avec la sortie de leur prochain album le groupe a aussi joué son single efficace, "Evolution", et ce sera tout. A noter tout de même que la foule fut bien présente et que, même si la prestation m’aura laissé sur ma faim, les indiens auront de nouveau l'opportunité de défendre leur cause lors de la sortie du prochain album.

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Amenra (voir le Live Report)

Il fait beau en ce début d'après-midi et c’est sous le soleil que les canadiens de Protest The Hero vont jouer. La foule est assez compacte, que ce soit les curieux ou les fans, beaucoup sont venus voir ces fous des mélodies urgentes qui se fracassent dans des changements rythmiques incessants. Et ce fut une nouvelle fois la claque, aucun changement par rapport au Hellfest concernant la set-list, et peu de nouveautés par rapport à Paris en début d'année, le groupe joue impeccablement ses titres et la voix du chanteur s’entend vraiment bien. D’ailleurs, Rody Walker est particulièrement en forme, nous racontant des conneries sur le Hellfest (une à propos d’un groupe de rap Ice-T, une autre sur Aerosmith et le morceau "I Don't Want to Miss a Thing"…) ou sur les différents styles de musique metal (son imitation du crabcore valait vraiment le coup d’œil, Lotus ne s'en est toujours pas remis). Seul petit bémol, mise à part lui, les autres musiciens restent très concentrés sur leurs parties techniques et le nouveau bassiste, Cameron Mc Lellan, bien que techniquement parfait, ne possède pas les sourires et mimiques rigolotes d’Arif. Dommage, mais pour le reste rien à redire, on en remangerai avec plaisir.

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Quelques bières dans l’estomac, il est temps d’aller profiter du seul groupe français que tous les metalleux nous envient : Gojira (Photos ici). Joe Duplantier et son frangin seront d’ailleurs en forme, le son est mastoc, on se prend le rouleau compresseur dans la gueule et on redemande malgré la pluie : ses rythmiques martiales incroyables, ses ambiances lourdes... Se sentant en terre ennemie (on reste tout de même chez les flamands et assez peu de festivaliers parlent français), le chanteur demandera plusieurs fois s’il y a des français parmi les spectateurs. Pour le reste rien à dire, les morceaux de L’Enfant Sauvage marchent très bien tout comme ceux des précédents albums. C’était une première pour moi et même si je ne suis pas un grand fan de leur musique, j’admets que leur show fut maîtrisé de bout en bout et que j’irai les revoir avec plaisir.

Mais trêve de bavardages, dans un festival on est là en partie pour boire en écoutant de chouettes 
zicos . Et quoi de mieux que du folk metal, pour se descendre une bonne bière (bon au fait une mauvaise, vu que c’est de la Jupiler, mais bon passons) ? Allez hop, direction Eluveitie dans une Marquee pleine à craquer. Il faut dire que les suisses savent mettre l’ambiance et la foule ne s’y trompe pas en sautant sur la majorité des morceaux. Entraînant, le groupe affiche un sourire radieux tandis que la flûte et les instruments folks résonnent et que les différentes voix s’entremêlent. On aura bien sûr le droit à la power ballade chiante à la Within Temptation ("A Rose for Epona") ainsi qu’au single plutôt réussi du prochain album ("King") et pour finir à un morceau bien metal ("Havoc") où jeunes et moins jeunes iront s’éclater sur un circle pit violent, mais pas trop. Bref, de la chouette musique pour boire une bière et s’enjailler.

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Ce fut ensuite l’enchaînement de découvertes énormes en ce qui me concerne et c'est là l'une des grandes forces des festivals. Bien que Lotus et Silverbard m’en avaient vanté les bienfaits, je ne connaissais rien à Cult of Luna. Et quelle claque ! Lightshow somptueux, guitares aériennes et envoûtantes, voix d’outre-tombe incroyable, un très grand show (voir le Live Report). Et ce fut la même chose pour la suite avec The Dillinger Escape Plan que je ne connaissais que très vaguement, mais qui m’avait déjà asséné une bonne gifle avec One of Us is The Killer. En concert, c’est autre chose et j'ai tendu l'autre joue avec plaisir, pour déguster complètement ahuri cette deuxième claque. Greg Puciato, hurle, saute et bouge partout, les lumières giclent dans tous les sens, tuant sur le coup les épileptiques, tandis que le batteur fracasse tout et que Ben Weinman, le guitariste, s’amuse à faire un solo en marchant sur le public. Incroyable ! Surtout que le groupe saura enchaîner des morceaux tabassage de nuque dotés de rythmes incompréhensibles avec d'autres plus classiques et surtout plus soft. Un violent régal (voir le Live Report) !

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Après cette explosion de découvertes, il était nécessaire de faire une pause (même si Trivium jouait) et de profiter des attractions débiles qu’offrait le Graspop. Il y avait au choix un tour de manège sur fond de brutal death ou, et c’est ce que j’ai préféré, des auto-tamponneuses en écoutant "Master of Puppets" ou "Toxicity". Et c’est assez drôle de faire ça avec des festivaliers bourrés qui tentent de te poursuivre même quand tu n’es plus sur la piste. Ce fut aussi le moment de croiser un type qui faisait écouter le premier album de son groupe au casque à qui le souhaitait. Une rencontre sympathique. Mais le temps passe vite et déjà il faut reprendre les hostilités et assister aux derniers concerts tout en discutant avec quelques flamands qui nous expliquent pourquoi ils gueulent régulièrement « Fuck French ! » à chaque concerts (en gros parce que nous parlons très mal anglais) et qui essayent de nous voler des bières en nous promettant qu’ils ont un truc pour les rendre plus fraîches. Chouette les gars, chouette.

Mais donc revenons à nos moutons en parlant des derniers concerts, si Carcass annonçait la couleur en délivrant un excellent show rempli de rythmiques furieuses agrémentées de belles guitares et d'une ambiance pesante (un peu comme à l’Olympia en première partie d’Amon Amarth en novembre dernier), je préfère me diriger vers la Mainstage 1 pour bien me placer en attendant Volbeat. Et quel concert ! Malgré la pluie, la foule est au taquet et répond au doigt et à l’œil aux injonctions de Mike Poulsen et au rythme entraînant du rockab' teinté de metal des américains. Si les titres récents passent un peu moins bien, les anciens envoient la sauce et la pluie se transforme en un détail annexe d’autant que le concert est incroyablement maîtrisé aussi bien au niveau des lumières que des effets pyrotechniques (voir le Live Report). Un très bon moment !

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Et pour finir la soirée, les derniers résistants se dirigent vers le Metal Dome pour voir le deuxième groupe de reprise du festival, Stahlzeit (Photos ici). Il n’y a rien à redire, les allemands jouent parfaitement leur rôle de clone de Rammstein avec des effets pyrotechniques saisissants (les feux d’artifices, les cracheurs de feux, les seaux en flamme sur une machine qui s’élève… bref du grand spectacle). Et pour les derniers masochistes, ils peuvent encore headbanguer jusqu’à 5h du matin avec les DJs et profiter d’un retour débile au camping en écoutant hilares les ronflements des metalleux ensommeillés. Bref, de quoi bien rire à la fin de cette deuxième journée riche en émotions.

P.S : Merci à Silverbard pour les photos du samedi (Das Silverfoto) et à Hugo pour certaines photos du samedi et celles du vendredi.


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