Graspop Metal Meeting 2014


Graspop Metal Meeting

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 29 juin 2014
Jour 2 : 27 juin 2014
Jour 3 : 28 juin 2014

REPORTS DU JOUR


Steel Panther
(Ptilouis)


GALLERY

 


Jour 2 :27 juin 2014



Le Graspop Metal Meeting, cela va bientôt faire 20 ans qu’il sévit à Dessel petite bourgade belge située non loin d’Anvers et de la frontière avec les Pays-Bas. A l’origine, le Graspop était un festival de pop né en 1986, mais suite à une concurrence féroce et une année 1995 catastrophique, le festival s’est rapproché du Midsummer Metal Meeting qui lui aussi rencontrait de gros problèmes (surtout d’organisation). Le Graspop Metal Meeting voyait le jour. Depuis, le festival s’est tournée vers le hard-rock et le metal et propose chaque année des affiches sympas (surtout depuis qu’il ne se déroule plus en même temps que le Hellfest). Cette année, l’affiche était belle, moins que celle du festival français certes, mais attrayante tout de même, et c’est pleins d’entrains que nous nous sommes rendus en région flamande pour affronter cette nouvelle édition. Voyage au cœur du pays de la frite et de la bière !

Arrivé vendredi 10h, installation de la tente, le camping est déjà bondé et je me retrouve assez loin du site, mais bon passons. Déjà, le charme du festival opère : des gobelets et des canettes de bière écrasés jonchent le champ, normal. Mais vous ne me lisez pas pour que je décrive avec force détails ce genre de choses. Bref, commençons la journée avec les très joyeux lurons écossais de Alestorm et leur pirate metal entraînant. Contre toute attente, c’est une bonne surprise, on se marre et la foule est au rendez-vous pour ce premier concert de la journée. Au programme nous aurons le droit à un chanteur en forme qui enchaînera les hits du groupe et poussera la foule, bonne pâte, à faire un Wall of Death ou à la faire s’asseoir pour imiter les rameurs d’un navire tout ça sur fond de clavier kitsch et de riffs épiques. Du pirate metal en somme et un bon concert pour se mettre en jambe.

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Pour la suite, il est temps de zoner un peu partout histoire de faire le tour du site. Cette année, contrairement aux éditions précédentes, le Graspop accueille deux mainstages mitoyennes, ce qui est assez pratique pour voir les têtes d’affiche (grâce aux écrans géants) sans bouger d’un endroit à l’autre. Mais c’est aussi un problème pour certains gros groupes comme Opeth qui se retrouvent relégués sur des scènes plus petites (il n’y a plus que deux scènes sous des tentes, la Marquee et le Metal Dome). Et en parlant de petite scène, le GMM a décidé cette année de laisser la place à de jeunes groupes (Kylesa, Skyharbor, Protest The Hero, Architects…) sur une toute nouvelle scène extérieure sponsorisée par la bière dégueulasse et fade du festival, la Jupiler. Bref, un changement qui a ses bons et ses mauvais côtés. On pourra tout de même signaler que ces petits groupes avant avaient l’opportunité de jouer sur une scène plus grande, même s’ils étaient moins nombreux.

Pas de pause pour moi ! Je survole Alestorm, à vrai dire ce n'est pas mon genre de came, les claviers kitsch et la voix périmée: non merci. Le temps de manger un bout (dur dur de trouver un stand végé') je me rends vers le Metal Dome pour voir le premier concert un temps soit peu intéressant du jour, Miss May I. Bon, c'est du metalcore relativement gay mais y'a pas mal de riffs sympatoches et de moshparts assez lourdes. Le son est correct mais sans plus, malheureusement, le groupe choisira de nous présenter ses morceaux les plus ridicules, vous savez, ceux avec une voix ultra émo' à vomir juste avant un breakdown timide comme pas possible ? Néanmoins les amerlocks joueront "Hey Mister" qui est assez cool, même si la foule n'est pas capable d'entamer un moshpit et préfère pogoter... Ptilouis étant parti voir Ghost, je reste sur cette stage pour voir Of Mice And Men, groupe dans la même trempe que le précédent, vraiment similaire au niveau des morceaux mais avec un déséquilibre total... Première partie du show excellente avec un "OG Loko" à réveiller les morts et deuxième partie bourrée de morceaux gays. L'ennui, j'aurais mieux fait d'aller voir les papes sataniques...(Lotus)

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Après une pause sieste sous le ciel bleu à chopper des coups de soleils incongrus tandis que Lotus affrontait divers groupes de metalcore, il est temps de reprendre les hostilités en allant voir Ghost. Comme à son habitude, Papa Emeritus arrive peinturluré sur la Mainstage 1, les autres membres toujours masqués, et c’est parti pour une heure de show occulte. Si vous vous inquiétiez, les nouveaux morceaux passent très bien ("If You Have Ghost" envoie vraiment bien) et le groupe maîtrise toujours autant son jeu de scène avec un final tout en communion sur "Monstrance Clock" repris par un public relativement nombreux et hypnotisé par la mise en scène. C’est ensuite au tour des brésiliens de Sepultura de nous réveiller avec un spectacle carré sur la Mainstage 2 et bardé de l’énergie d’un Derrick Green en pleine forme. La fosse bouge pas mal tandis qu’Eloy Casagrande fracasse sa batterie et que le frontman hurle. Même les personnes qui étaient restées sur la scène d’à côté en attendant Steel Panther étaient subjuguées, et ne perdaient pas une miette, via les écrans géants, de ces violents coups de butoir. Une bonne claque pour se réveiller.

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Et la suite plus glam rock continuera de faire monter la pression, mais cette fois dans une tout autre direction. Steel Panther arrive en pleine forme pour un grand spectacle maîtrisé de bout en bout. Le chanteur goguenard lancera un ironique « C’est cool d’être en tête d’affiche ici » , tellement la foule se presse pour voir ce festival de mauvais goût et de nibards. Et le public ne sera pas déçu avec un groupe très drôle qui convaincra même les plus sceptiques (voir le Live Report). D’ailleurs, l’ambiance est véritablement bon enfant, puisqu’on croisera pendant la journée Rody Walker, le chanteur de Protest The Hero, qui faisait le pitre avec des personnes lambda et un sceptre en forme de point. Drôle.

Après un Steel Panther vraiment énorme (et je ne parle pas que des « boobs », enfin, ça dépends lesquels) au show excellemment maîtrise, direction la Jupiler Stage pour voir les pros du code binaire Emmure. La pluie est présente, et à grosses gouttes s'il vous plait. Vous vous rappelez de l'expression: « Arrête de chanter, sinon il va pleuvoir ! » ? Et bien, je crois que la preuve scientifique de cette théorie, je viens de la découvrir en live ! Dés que les ricains entame la première note (un 0 ou un 1, au choix) la pluie se met à tomber (une grosse drache en belge). Le show s’avérera sympa, les infrabasses apportent une touche de violence non négligeable et l'ambiance est sympa, malheureusement pas de mosh pour moi... Le sol est en plastique assez glissant, additionner la pluie et la pinte à cela et vous obtenez une véritable patinoire ! Une fois le concert terminé, lors de la dernière note... La pluie s'arrête instantanément et laisse place à un beau soleil. Croyez-le ou pas, même la météo trouve Emmure mauvais ! (Lotus)

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Après une petite restauration, le temps de bloquer sur le prix prohibitif d’un simple kebab (au moins 10 euros en jetons et en plus celui-ci s’avère ridiculement petit), il est l’heure de regarder un bout de Slayer avant d’entamer le gros de la soirée avec Opeth. Tom Araya et sa barbe de Père Noël ne me font rien, même s’il hurle bien de sa voix écorché et que le son est assez lourd et saturé pour faire péter les tympans des amateurs, cela ne me fait pas grand-chose. Mais très vite, le devoir m’appelle et je me dirige vers la Marquee pour rejoindre Lotus (non sans croiser un type qui se dit s’appeler Jesus et m’offre du tabac à fumer) et déguster un show d’Opeth impeccablement exécuté, avec un Mikael Akerfeldt en forme que ce soit lors de ses petites blagues (il fera les mêmes qu’au Hellfest) que dans son chant clair et son growl. L’heure passé à l’écoute des vieilles poutreries comme "Blackwater Park" fut un des grands moments de la journée et on en aurait bien repris une deuxième dose, mais point de repos pour les braves car Avenged Sevenfold a déjà commencé les hostilités.

La Mainstage est pleine à craquer de jeunes arborant un T-shirt de leur groupe fétiche, on sent que le groupe a quelque peu gagné en crédibilité depuis leurs deux derniers albums. D’ailleurs, leur show s’avère calculé au millimètre, la mainstage brille avec un lightshow somptueux (les lumières fusaient de partout, c’était beau) et des effets pyrotechniques sympathiques. Les morceaux en eux-mêmes ne m’ont pas touché plus que ça (à part un plagiat honteux de "Sad But True" de qui vous savez nommé "This Means War") et je me serai bien passé du solo de guitare stérile et interminable de Synyster Gates (si le Lotus peut se permettre, je suis sûr et certains que le reste du groupe devait couler un bronze, le long solo de guitare ennuyeux ne servait qu'à combler le temps !) . M’enfin bon, certains morceaux m’auront agréablement surpris ("Nightmare", "A Little Piece of Heaven"), même s’ils n’étaient pas nombreux et le chanteur, M. Shadows, faisait bien le job, même si dans l’ensemble l’aspect poseur des musiciens m’a pas mal gêné. Pas ma tasse de bière tout simplement (désolé...).

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Alors que reste-t-il après ce show objectivement réussi. Eh bien il reste à en découdre avec Sabaton, son décor tout en subtilité (un tank sur scène) et leur heavy metal bardé de chœurs et autres trucs épiques. Grosso modo, je m’en fichais pas mal de ce groupe et j’étais parti pour m’ennuyer après un ou deux morceaux (oui j’aime bien "Primo Victoria" je l’avoue), mais les suédois ont quelque chose de spécial : Joakim Broden, leur chanteur. Attachant plus que charismatique, il a le don de surprendre son audience et ce sera le cas en invitant 8 personnes prises au hasard dans le public à fêter le solstice d’été suédois en leur faisant goûter des spécialités du pays autour d’une table située à droite de la scène. Il ira même jusqu’à échanger sa veste avec celle d’un fan dans la fosse et s’enquerra souvent du bien-être de ses convives d’un soir. Surprenant, mais pas désagréable au final.


Les gobelets de bières jonchent maintenant la majorité du festival qui a aussi subit de la pluie pendant la soirée. Les stands de boissons encore ouverts sont pris d’assaut et la Jupiler sableuse coule à flot car la soirée n’est pas finie. Il est 2h du matin le temps d’aller au metal dome pour profiter d’un groupe de reprise d’AC/DC, High Voltage. Grimés comme leurs idoles, ils feront un bon show, de ce que j’ai pu en voir, et le public répondra sans problème. Ensuite, pour les plus vaillants, ils pourront se faire plaisir en headbangant jusqu’à 5h du matin grâce aux DJs metal, mais en ce qui me concerne, une grosse journée m’attendait le lendemain. Il valait mieux se coucher.


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