CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 25 juillet 2014




SETLIST

Pussywhipped 
Party Like Tomorrow Is the End of the World 
Asian Hooker 
Gloryhole 
Girl From Oklahoma 
Community Property 
17 Girls in a Row 
Death to All but Metal 
Party All Day (Fuck All Night)

AFFILIÉ

Steel Panther
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27 juin 2014 - Graspop Metal Meeting


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Allez ne nous mentons pas. La plupart des festivaliers venus voir Steel Panther n’en avaient rien à faire de la musique tant qu’il y avait du spectacle (comprendre des nibards). Avaient-ils tort ? Pas forcément. Mais même s’il y avait un concours à qui montrerai le mieux sa paire de seins et à qui ferai la pire blague de mauvais goût, la musique et le spectacle qu’offraient les quatre californiens valaient franchement le coup. Décorticage d’un concert où la déconne et le mauvais goût sont érigés en une forme d’art.

Il est 18h, il fait beau et les festivaliers sont venus nombreux assister au phénomène glam rock de ces dernières années : Steel Panther. Il faut avouer que la réputation des californiens de livrer des concerts à la gloire de la déconne et de l’humour potache débridé les précède. Et ce n’est pas cette fois ci qu’ils nous feront mentir en lançant d’entrée de jeux la guitare acoustique pour "Pussywhipped". La foule est déjà à fond et les musiciens sont plus horribles que jamais (mention spécial au bassiste, Lexxie Foxxx et à son petit mirroir). Le morceau envoie comme il faut, les guitares grognent bien et Satchel se montre bien en forme tandis que Michael Starr court déjà partout, fait du air guitar et pousse la foule à taper dans ses mains. Visiblement heureux d’être là, les californiens  lancent ensuite le tube de leur dernier album, All You Can Eat, "Party Like Tomorrow Is The End of The World" dont le refrain sera répété de nombreuses fois par un public bonne pâte mené par un Michael Starr goguenard.
Et... pause ! Le frontman s’exclame ironique au vu de l’immense foule « C’est cool d’être tête d’affiche ici au Graspop ! C’est vraiment un honneur pour nous ! ». Puis, le concert part dans tous les sens avec les différents membres qui commencent à se chambrer gentiment. Le guitariste sera coupé par le bassiste lorsqu’il dira que la Belgique est son pays préféré, ce à quoi Lexxie Foxxx s’interrogera en disant « Je croyais que c’était la France » pour lui aussi se faire chambrer par le guitariste et le chanteur sur son nom de star du porno et le fait qu’il joue de la basse car il ne sait pas jouer de guitare. Bref, l’ambiance est à la déconne et Michael Starr fera répéter au public un tas de trucs débiles juste pour jauger la température (ce qui durera 5 bonnes minutes). L’enchaînement se fera ensuite sur "Asian Hooker" puis le public sera convié à faire un charmant gloryhole au-dessus afin d’introduire le morceau du même nom. La classe… et pendant ce temps, les filles divers et variées montreront leurs seins.
Et ce n’est que le début car dès "Girl From Oklahoma", les choses sérieuses commencent avec l’arrivée de deux filles provenant de la fosse qui monteront sur scène et s’embrasseront sous l’insistance du chanteur, puis d’un discours du guitariste sur le fait d’éviter de mettre enceinte une aventure d’un soir car c’est à partir de là que les ennuis commencent, introduction idéal pour lancer la déjà culte "Community Property". A chaque fois, la foule répond présente en chantant les refrains, bien aidé par un Michael Starr décidément en pleine forme. Au niveau musique, les titres sont restitués parfaitement avec une bonne dose d’énergie. Rien à redire. Le show continue et alors que pour "Community Property" deux autres filles étaient montées sur scène, il en faudra un total de 17 (évidemment) pour "Seventeen Girls in a Row" et un nombre hallucinant de blagues crades en prime. Mais bon, dans l’ensemble le public rigole bien et sera d’ailleurs ravit de chanter en chœur sur le classique "Death To All But Metal" et de jumper et gueuler sur le final "Party All Day Fuck All Night".


Mon collègue Lotus a finalement les bons mots pour résumer ce que beaucoup de personnes ont pensé de ce show « J’y étais allé sans trop y croire musicalement, mais pour l’ambiance. Et au fait c’était ultra maîtrisé et on a eu le droit à un véritable show ». Un show, c’est vrai, qui aura permis de ratisser les trois albums, de déconner et de passer un bon moment à ne pas se prendre la tête avec une musique à tubes. Et finalement, c’est bien tout ce qu’on leur demandait.


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