Accueil
Chroniques
Live-Reports
Interviews
Dossiers
Team
Forum
Liens
Contact
CHRONIQUE PAR ...
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 05 juillet 2026
Sa note :
18/20
LINE UP
-Jeremy "Jaz" Coleman
(chant+claviers)
-Kevin "Geordie" Walker
(guitare)
-Paul Vincent Raven
(basse)
-Paul Ferguson
(batterie)
TRACKLIST
1)
Night Time
2)
Darkness Before Dawn
3)
Love Like Blood
4)
Kings and Queens
5)
Tabazan
6)
Multitudes
7)
Europe
8)
Eighties
DISCOGRAPHIE
Killing Joke
(1980)
What's THIS For...!
(1981)
Revelations
(1982)
Fire Dances
(1983)
Night Time
(1985)
Absolute Dissent
(2010)
MMXII
(2012)
Killing Joke
- Night Time
(1985) -
gothique
indus
post punk, new wave
- Label :
Polydor
E.G. Records
«
Night Time… Darkness Before Dawn… Kings and Queens… non ! Je te veux, toi !
» Pendant plus de trois décennies, ma relation avec
Killing Joke
s’est limitée à un seul titre. Titre écouté seul ou en compagnie, puisqu’il était possible de l’entendre en discothèque, titre écouté le jour et la nuit… Rangé dans mon «
top 10 songs of all-time
», à côté d’autres merveilles comme "
Xavier
" ou "
Descending Inner Night
", "Love Like Blood" m’a fasciné et me fascine encore par son extraordinaire beauté froide. Mais de là à snober le reste de ce bijou qu’est
Night Time
…
«
Lord, I must have been blind…
» comme le chantait Tim Buckley, ou Richenel sur
Filigree and Shadow
de
This Mortal Coil
, pour rester dans un univers plus proche de celui de Killing Joke. Heureusement, et même si elle a duré, la cécité a fini par disparaître et l’immense discographie des immenses londoniens a fini par s’imposer à moi,
Night Time
en tête. Le cinquième album de Jaz and co a dû faire grincer des dents à sa sortie puisque le terrible virage commercial, timidement amorcé sur un
Fire Dances
moins abrasif et/ou moins tortueux que ses prédécesseurs, se confirme. Le plus grand changement n’est pas le côté entrainant voire amical de l’ouverture et de la clôture de l’œuvre - clôture ayant grandement inspiré "
Come As Your Are
" de
Nirvana
, les tribunaux s’en souviennent... - puisqu’il est déjà possible de trouver un nombre significatif de titres pas complètement dark sur les quatre premiers albums de la formation. Non, ce qui démarque
Night Time
des œuvres précédentes, c’est, d’une part, un abandon (provisoire) de la musique industrielle tortueuse au profit de titres toujours froids et gardant un aspect hypnotique certain, mais s’ouvrant au plus grand nombre et, d’autre part, le son, beaucoup plus rond et clean qu’auparavant.
Outre le grand public, le bénéficiaire direct de ce changement se nomme Paul Raven. Déjà bien présente par le passé, la quatre-cordes résonne ici en maîtresse des lieux, donne le tempo, caresse, fait et défait les ambiances. Aimable par instants, elle sait parfaitement tendre l’atmosphère, le temps notamment d’une des meilleures séquences jamais écrite par le groupe, séquence s’étendant du mythique "Love Like Blood" aux lignes épurées et au refrain d’une beauté saisissante à l’excellent "Multitudes", affable lors des couplets, et bien plus sec sur les refrains, en passant par "Tabazan" la seule réminiscence du passé dissonant et bizarroïde du groupe et un "Kings and Queens" aussi rythmique et lourd que "Love Like Blood". Cette relative lourdeur des deux titres phares de l’album constitue d’ailleurs l’un des grands paradoxes d’une
Night Time
très accessible - à ce titre, Jaz n’aboie plus mais donne dans un registre à la
Robert Smith
- mais également porteur, comme
Fire Dances
, des germes du metal que le groupe commencera à produire, quelques albums plus tard. Au final,
Night Time
s’avère être un album court mais intense, parfaitement adapté aux envies dansantes des créatures pâles peuplant les discothèques interlopes des années quatre-vingt. Enjôleuse et tendue à parts égales, toujours équilibrée, cette œuvre est sans aucun doute l’un des plus grands faits d’arme d’une formation en perpétuelle évolution.
La deuxième et courte époque de Killing Joke, celle où les Londoniens se font accessibles, commence de la plus belle des manières… - et ne se finira pas mal non plus, mais nous en reparlerons.
Night Time
dissimule quelque peu sa poigne dans un gant de velours. Le cinquième album de la formation invite à la danse mais sait également prendre des accents sévères permettant aux adeptes de moments de tension d’y trouver leur compte. De la pure poésie urbaine, en somme.
Accueil
Chroniques
Live-Reports
Interviews
Dossiers
Team
Forum
Liens
Contact
©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture
latex clothes
The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing
sexy latex clothing