20184

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 02 mai 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-Michael "Mike" Howe
(chant)

-Craig Wells
(guitare)

-John Marshall
(guitare)

-Duke Erickson
(basse)

-Kirkland Dee "Kirk" Arrington
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Kurdt Vanderhoof
(guitare)

TRACKLIST

1) The Human Factor
2) Date with Poverty
3) The Final Word
4) In Mourning
5) In Harm's Way
6) In Due Time
7) Agent Green
8) Flee from Reality
9) Betrayed
10) The Fight Song

DISCOGRAPHIE


Metal Church - The Human Factor



L’option heavy et mélodies validée sur le troisième LP a été payante pour Metal Church. Blessing in Disguise a rencontré son public, enchanté par le metal racé développé par les Américains de la Côte Ouest qui s’éloignent des influences thrash de leurs débuts. La formation d’Aberdeen a suscité des espoirs et entend bien les satisfaire. Il lui faut un peu moins de deux ans pour livrer The Human Factor. Entre temps, le monde est entré dans une nouvelle décennie.

Dès le départ, quelque chose cloche. L’intro façon gentil délire de groupe en répète, quelle est l’idée ? Évacuer une tension pourtant déterminante dans la réussite de l’album précédent ? La séquence est courte, mais n’augure rien de bon. Heureusement le riff de la chanson-titre est énergique, la montée en puissance bien dosée. Néanmoins le ralentissement sur le refrain lui fait perdre de l’impact, et les solos sont anecdotiques. La production assurée par Mark Dodson, déjà à la manœuvre sur The DarkState of Euphoria (88) et Persistence of Time (90) d’Anthrax, en plus de quelques Judas Priest, est nette et dynamique.
On ne retrouve pas toutefois l’intensité qui transcendait "Fake Healer", l’ouverture magistrale de Blessing in Disguise. Elle est partiellement de retour sur "Date with Proverty" en dépit d’un riff primesautier. L’occurrence est entraînante, les solos très bons. Néanmoins l’évidence s’impose et on comprend que l’on ne retrouvera pas ce climat fait d'inattendu et d’âpreté qui irisait les trois premiers longs formats. En atteste le break presque funky qui fait retomber la pression. Presque, car si Kirk Arrington est un batteur doué, le groove n'a jamais été son point fort. Sa battue sèche et atypique, naguère valorisée, se retrouve cette fois reléguée à l’arrière plan, comme celle de Brian Dick sur le deuxième Tygers of Pan Tang. En revanche, un élément ressort clairement du mixage : la voix du chanteur Mike Howe, nettement mise en avant.
Sa performance époustouflante sur Blessing in Disguise lui a fait prendre du galon au sein de l’entité qu’il avait rejointe à l'occasion de l'enregistrement. Sur la ballade "Harm's Way", il n’est pas loin d’entretenir l’illusion d’un équivalent au fantastique "Anthem to the Estranged". Hélas le thème se révèle moins marquant, donnant l’impression d’une copie délavée. Il en est de même pour "In Due Time" et ses faux airs de "The Spell Can't Be Broken" ainsi que "The Final Word" et "Flee from Reality", amorcés par un riff serré que dénerve un break dénué de plus-value. Mike Howe s’époumone, cependant ses partitions parfois répétitives et sans grande saveur finissent par lasser. Un nouveau riff tourbillonnant est mouliné sur "In Mourning", pour un résultat moins convaincant que sur "Date with Poverty", la faute à une tendance au délayage, pénalisant plusieurs pistes, à l'image d'"Agent Green". "Betrayed" laisse filtrer une mollesse inédite chez Metal Church, que contredit la virulence secouant "The Fight Song" en conclusion. À ce morceau-là aussi il manque le fameux truc en plus qui transforme le bon en très bon, le bel ouvrage en chef d’œuvre.


Le miracle ne s’est pas reproduit. Comme si leurs super-pouvoirs leur avaient été enlevés d’un coup, les cinq membres de Metal Church, aidés du fondateur Kurdt Vanderhoof en coulisses, échouent à renouveler leur tour de magie. La formule reste pourtant sensiblement la même que sur l’album précédent, agrémentée cette fois d’une touche de mélodie supplémentaire. Mais l’alchimie ne supportait sans doute pas que l’on y ajoute d’autres éléments, en tout cas pas ce fun faussement décontracté qui dévitalise des compositions honnêtes, globalement sympathiques et interprétées par des musiciens talentueux. Qui ont perdu le mojo. Les dieux de la création sont cruels. Et accordent rarement de seconde chance, surtout quand leur attention volatile s'est détournée vers les types d'à côté.



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