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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 23 juin 2023
Sa note : 12/20

LINE UP

-Marc Lopes
(chant)

-Steve Unger
(chœurs+basse)

-Kurdt Vanderhoof
(guitare+claviers)

-Rick Van Zandt
(guitare)

-William "Stet" Howland
(batterie)

TRACKLIST

1) Another Judgement Day
2) Congregation of Annihilation
3) Pick a God and Prey
4) Children of the Lie
5) Me the Nothing
6) Making Monsters
7) Say a Prayer with 7 Bullets
8) These Violent Thrills
9) All That We Destroy
10) My Favorite Sin
11) Salvation

DISCOGRAPHIE


Metal Church - Congregation of Annihilation



Le début des années 2020 n’a pas été facile. Pour la vénérable section de heavy thrash Metal Church il fut cruel puisque à l’été 2021 disparaissait Mike Howe, l’un des deux chanteurs historiques, revenu officier dans l’Église de Metal après une pause de vingt ans. Le retour en grâce du groupe (signature sur un gros label, tournées mondiales) ayant coïncidé avec l’arrivée de Howe, l’avenir semblait incertain. Suite à une période de silence bien compréhensible, le leader Kurdt Vanderhoof annonce qu’il continue l’aventure, celle-ci se concrétisant par la sortie en mai 2023 d’un treizième LP intitulé Congregation of Annihilation, quelques jours après le décès de Kirk Arrington, batteur de l’âge d’or de la formation nord-américaine.

Le contact s’établit avec "Another Judgement Day", entamé à allure soutenue sur un riff énergique et relayé par un chant hargneux plus proche de celui de David Wayne, le vitrifiant vocaliste des deux premiers albums, que de Howe. Mais les screams balancés dans tous les coins et une obstination à passer systématiquement en force font surtout penser à une imitation fatigante d’Eric Adams, ce qui n’a rien de surprenant de la part du dénommé Marc Lopes, hurleur attitré de Ross the Boss, ex-guitariste de Manowar. Couplet et refrain défilent sans retenir durablement l’attention. Un bon solo de Rick Van Zandt mis en valeur par une judicieuse modulation donne une impression d’éclaircie au milieu de ce martèlement à la limite du bourrin – cette dernière sautant à l’occasion de la chanson-titre.
On pourrait s’arrêter ici, la description valant pour l’intégralité des morceaux. Seuls se distinguent les mid tempos "Me the Nothing" et "My Favorite Sin", la relative délicatesse du premier cité étant mise à mal par les expectorations de Lopes – il se montre plus nuancé sur le second, toutes choses égales par ailleurs. L’accalmie instrumentale à la fin de "Children of the Lie", guidée par la basse de Steve Unger et colorée par de discrets claviers est plutôt bienvenue dans ce contexte. La production plus rêche que celle des deux dernières réalisations avec Mike Howe témoigne d’une volonté nette d’accentuer le côté thrash d’un collectif qui n’a jamais renié pour autant le heavy traditionnel du début des années quatre-vingt. Pourquoi pas, mais faute d’idées originales ou transcendantes, les pistes se succèdent selon le même schéma, ne faisant guère accélérer le cardio.
On relève le menton en entendant le refrain plus soigné que la moyenne de "Pick a God and Prey" et les arpèges cristallins en introduction de "Making Monsters", fugace réminiscence de "Badlands" figurant sur le divin Blessing in Disguise, et dont la scansion en amorce alerte sur une potentielle réjouissance. Hélas, les bonnes idées sont noyées sous le hachoir d’une rythmique efficace mais guère inventive et de vocalises à l’avenant (encore que leur efficacité soit discutable) – le quasi quatre-à-la-suite final "Say a Prayer with 7 Bullets" - "These Violent Thrills" - "All That We Destroy" – "Salvation" présentant une consanguinité peu attrayante.


Se calquer sur les inflexions agressives du nouveau chanteur avait l’air d’un choix pertinent. Hélas, leur manque de subtilité et leur caractère envahissant mettent à mal les trop rares inspirations qui auraient pu transformer Congregation of Annihilation en un recueil plus émoustillant qu’une honnête récitation de heavy – thrash old school. Cependant, eu égard aux coups du sort qui ont récemment frappé Metal Church, on peut aussi se satisfaire de la résilience du quintet qui poursuit ses activités avec un indiscutable savoir-faire.



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