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CHRONIQUE PAR ...
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 13 février 2026
Sa note :
16/20
LINE UP
-Tomi Koivusaari
(chant+guitare)
-Esa Holopainen
(guitare)
-Olli-Pekka Laine
(claviers+basse)
-Jan Rechberger
(batterie)
TRACKLIST
1)
Karelia
2)
The Gathering
3)
Grail's Mysteries
4)
Warriors Trail
5)
Black Embrace
6)
Exile of the Sons of Uisliu
7)
The Lost Name of God
8)
The Pilgrimage
9)
Misery Path
10)
Sign from the North Side
11)
Vulgar Necrolatry (Abhorrence cover)
DISCOGRAPHIE
The Karelian Isthmus
(1992)
Tales from the Thousand Lakes
(1994)
Elegy
(1996)
Tuonela
(1999)
Am Universum
(2001)
Far from the Sun
(2003)
Eclipse
(2006)
Silent Waters
(2007)
Skyforger
(2009)
Magic And Mayhem - Tales From The Early [...]
(2010)
The Beginning Of Times
(2011)
Circle
(2013)
Under The Red Cloud
(2015)
Queen of Time
(2018)
Halo
(2022)
Borderland
(2025)
Amorphis
- The Karelian Isthmus
(1992) -
death metal
- Label :
Relapse Records
Août 1994, Le Gibus. Sur la scène du local parisien, les
Amorphis
, vêtus de pantalons pattes d’éléphants, séduisent le public venu assister à l’exécution live du fabuleux
Tales From the Thousand Lakes
… et uniquement du fabuleux
Tales From the Thousand Lakes
… Quand Tomi demande à la foule «
Do you wanna hear some death metal?
», la plupart des spectateurs répondent poliment «
Yeaah!
» avant d’échanger des regards d’incompréhension…
The Karelian quoi
?
Et nous n'étions que deux ans après la sortie du premier opus des Finlandais... Alors presque trente-cinq ans et trois métamorphoses musicales plus tard, je pense qu’il est utile de rappeler un fait : tout comme Convulse, Demilich, Demigod ou Adramelech, Amorphis est un pionnier du death metal old-school à la finlandaise, alternative plus poisseuse, radicale et atmosphérique que le swedeath, plus costaud, propre et musical. Chronologiquement parlant, seul Convulse a sorti leur fantastique debut album
World Without God
avant celui d’Amorphis. Si vous allez jeter une oreille sur la deuxième moitié de
The Karelian Isthmus
, et notamment un titre tel que "Pilgrimage", version pourtant remaniée et un peu assouplie de "Pilgrimage from Darkness", composé avant mais sorti un an après sur l'EP
Privilege of Evil
, vous risquez de ne pas reconnaitre grand-chose des auteurs d’œuvres comme
Silent Waters
ou
Halo
. Les claviers y ont ici une fonction horrifique, bien éloignée de l’usage qu’en fait Santeri Kallio de nos jours. Il est en revanche rétrospectivement possible de discerner l’Amorphis des albums suivants sous l’epicness dispensée par le groupe sur le début de l'album , mais à l’époque, il s’avère impossible de savoir que cette formation, certes plutôt mélodique mais encore très rugueuse, proposant même des passages en blast - oui, oui, vous avez bien lu !- fera la carrière qu’elle fera en jouant la musique qu’elle jouera. Bref,
The Karelian Isthmus
constitue presque une sorte de faux départ, la réputation et l’identité du groupe se forgeant avec l’album suivant. Néanmoins, et c’est bien le plus important, ce premier album est tout sauf mauvais. Il est hélas desservi par une production légère tendance mauvaise.
Outre le fait qu’on aimerait entendre un peu plus la basse et que les quelques arrangements, tous comme les claviers, ont souvent du mal à être perçus, la mauvaise qualité du mixage atteint son paroxysme sur "The Sign of the North Side", où la guitare lead se retrouve souvent bien seule. Heureusement que la batterie est restée pour lui tenir compagnie, parce que les autres instruments sont partis se jeter un godet au bar du coin… Le titre en question est, de toute façon, l’un des moins intéressants de l’album, tout comme "Misery Path", relativement pauvre et maladroit. Néanmoins l’album regorge de moments accrocheurs, qui nous feraient presque oublier le côté malingre de la production. Après l’intro épique de rigueur pour un album voulant raconter un bout de l’histoire de la Finlande, "The Gathering" - non, il n’y a pas
Anneke
, on se calme ! -, entame l’album de très bonne manière avec son feeling guerrier très similaire à celui que l’on peut entendre du côté du fabuleux
The IVth Crusade
de
Bolt Thrower
, sorti la même année. Le groupe maintient ce haut niveau pendant la grande majorité de l’album, ne baissant donc de pied qu’en fin de parcours. On retiendra notamment, outre le titre initial, "Grail’s Mysteries" et son mid-tempo efficace, ou l’excellent "The Exile of the Sons of Uisliu" et son bridge au riffing incisif - quand je vous dis qu’on ne reconnait pas le groupe… Les musiciens s’essayent de manière convaincante au doom-death sur la première partie de "The Lost Name of God", dont la seconde moitié, violente et blastée, rappelle encore une fois Jo Bench et ses collègues britanniques, et globalement, le fan de death old-school non perturbé par un son cheap -pléonasme- trouvera son compte dans cette mixture un peu cradingue, un tantinet evil et pleines de bons moments.
Album atypique ne veut pas dire mauvais album. Amorphis s’est tout de suite écarté de la voie tracée par
The Karelian Isthmus
et, au vu de leur succès, on peut dire que bien leur en a pris, surtout quand on connait la destinée du death old school à la finlandaise, hélas oublié au profit des voisins suédois. Néanmoins cette première œuvre doit absolument être écoutée par tout fan de violence roulée sous les aisselles qui se respecte.
The Karelian Isthmus / Privilege of Evil de Amorphis
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