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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 24 janvier 2024
Sa note : 16/20

LINE UP

-Agnete Mangnes Kirkevaag
(chant)

-Birger Petter M. Kirkevaag
(chant+guitare)

-Anders Langberg
(guitare)

-Tormod Langøien Moseng
(basse)

-Mads Solås
(batterie)

TRACKLIST

1) Coming from the Dark
2) On Guard
3) Master Tongue
4) The Head that Wears the Crown
5) Cold Hard Rain
6) Unity
7) Towers
8) Here and Now
9) Things I’ll Never Do
10) Long Road

DISCOGRAPHIE


Madder Mortem - Old Eyes, New Heart



Sur un site, quel qu'il soit, lorsque vous abordez le groupe culte d’un autre chroniqueur qui a multiplié les dithyrambes au sein de nombreuses chroniques, vous savez que vous approchez un terrain (Bernard) miné. Lorsqu’en plus à cette complexité vous ajoutez la difficulté de n’y rien connaître au groupe et d’y peu entendre au style, vous pouvez décemment sentir la sudation piquer vos aisselles.

Alors pourquoi vous dites-vous ? La curiosité, réponse universelle. Merde, pourquoi pas. On peut découvrir vingt ans trop tard. On peut tenter même à quarante berges. Fonçons enfants de la patrie. Allez à l’eau moussaillons. Old Eyes, New Heart, pour l’aborder, j’ai décidé de lire un peu et surtout écouter Desiderata. Que voulez-vous, d’après la chronique de notre antique site, c’est un summum de metal progressivo-moderne. Et effectivement, ça pique pas mal les neurones. Délicat et moderne tout en affirmant sa metallicité. Pas rugueux, mais puissant quand même. Ce Old Eyes, New Heart paraît donc plus doux en comparaison. Non qu’il soit incapable de se frayer un chemin dans la puissance, mais indubitablement il sonne moins acharné ou saturé d’émotions en première approche. Même le mastering vient sur la pointe des pieds. Jugez donc, il faut monter les crans une à deux fois pour équivaloir au volume sonore produit par une autre sortie metal. Le gage d’une dynamique impeccable ? Oui, l’écrêtage n’est pas de la partie et les parties musclées se ressentent d’autant mieux (même si madame batterie aurait apprécié plus de poids). Merci à eux.
Belle dynamique pour une musique dont la composition elle-même n’est pas compressée. Toujours progressif et moderne, Madder Mortem se frotte sans complexe au prog teinté de néo (ce terme a-t-il seulement encore un sens ?) sur "The Head that Wears the Crown" par exemple, avec introduction préalable par du quasi death mélo et enchaînement sur de délicats arpèges aériens. "On Guard" insurge par ses inflexions country. L’on entend du The Dillinger Escape Plan par ailleurs également. Ou Muse sur "Unity". Richesse.
C’est bien cela qui prend aux tripes lors des premières écoutes. Défaire le message, décortiquer et digérer. Loin d’être absconse la musique n’accable pas de déluges de notes ou de changement de plan à chaque seconde. Sauf que, la diversité. Une fois qu’on a compris le truc, on ne se laisse plus avoir et surtout on attend avidement la prochaine métamorphose pour profiter. Car la classe de Madder Mortem dans l’exercice réside dans sa capacité à manier ses effets, les styles utilisés avec aisance, fluidité. Rien ne sonne forcé ni placé pour épater la galerie. Au service de la musique et des mélodies. Ajouté à cela, les effluves sonores doucereuses de Agnete apportent la sérénité nécessaire à une certaine idée de la contemplation musicale. Point uniquement jolie, sa voix se mue en une hydre plus agressive. À bon escient. Secondées par le chant de Mr Kirkevaag dans un registre hurlé rare et en arrière-plan, ces interventions subreptices se permettent ainsi d’enrichir au lieu de gaver. Surgit l’inquiétude de la tenue sur la durée. Doute qui me frappa lors des premières écoutes pour se dissiper peu à peu. Le groupe parvient à relancer la machine régulièrement (au prix de quelques baisses d’attention coupables en deuxième partie, OK).


La question inévitable du passé peut dès lors surgir. À raison, le fan désire toujours savoir si c’est aussi bien qu’avant. Fuyez pauvres fous, je serai incapable de répondre à cette question par méconnaissance. Mais le groupe lui-même semble vouloir répondre à cette question par le titre de l’album. Plus fatigué en façade, mais vigueur renouvelée. Reste une livraison hautement stylée, hautement recommandable et hautement bien faite pour rassurance. Cela sonne-t-il comme un sceau de qualité pour vous de la part d’un black métalleux ? Tentez par vos oreilles.





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