20277

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 13 août 2026
Sa note : 16/20

LINE UP

-Ian Fraser "Lemmy" Kilmister
(chant+guitare+basse)

-Edward Allan "Fast Eddie" Clarke
(guitare)

-Philip John "Philthy Animal" Taylor (batterie)

TRACKLIST

1) Overkill
2) Stay Clean
3) (I Won't) Pay Your Price
4) I'll Be Your Sister
5) Capricorn
6) No Class
7) Damage Case
8) Tear Ya Down
9) Metropolis
10) Limb from Limb

DISCOGRAPHIE

Bomber (1979)
On Parole (1979)
Overkill (1979)
Another Perfect Day (1983)
Hammered (2002)
Motörizer (2008)
The Wörld Is Yours (2010)

Motörhead - Overkill
(1979) - hard rock - Label : Bronze Records



Après le chaos des débuts, Lemmy et les deux gars qui l’avaient plus ou moins lâché rentrent en studio, afin de donner suite à un premier LP accouché dans la douleur. Son jumeau fantôme n’a pas eu de bon de sortie, pas encore. Les regrets sont remis à plus tard, les ambitieux tracent la route et lâchent en ce début d’année 1979 un album dont l’intitulé, Overkill, en dit long sur le projet.

Les entrées en matière tonitruantes ne manquent pas dans l’histoire du hard rock. La chanson-titre s’impose sans discussion comme l’une des plus fameuses ouvertures du genre. Une scansion arrogante à la basse s’accroche aux roulements d’une batterie pilonnant les décombres. Pas le temps de déblayer, que déjà la guitare plonge dans les abysses d’un son sale et grinçant. Celui-ci est l’œuvre de Jimmy Miller, qui a dans son livre de gages Traffic et les Rolling Stones. Les couplets sous tension mélodieuse contrastent avec un refrain asséné tel un uppercut, relayé par un solo qui hurle la fin décadente de l’ode au rock lourd. Qui ne meurt jamais, puisque la battue redémarre, le riff redéboule et la guitare crisse à nouveau. Puis une autre fois. Un dernier solo plein de morgue met un terme à ce morceau dantesque, sans équivalent, pas même sur cet enregistrement.
Non pas que les bons moments fassent défaut. Le dynamisme primesautier de "Stay Clean" fait un écrin idéal à un refrain auquel il n’est pas envisageable de résister, alors que les accents mélancoliques de "Capricorn" mêlés à une réverbe accentués offre une incartade presque mystique, que soulignent les très bon solos de « Fast Eddie » Clarke. Le soupçon d’un trip sous substance se confirme avec "Metropolis", qui rappelle le passé pas si lointain de Lemmy avec les freaks de Hawkwind. Mais le chant de plantigrade contrarié de ce dernier mêlé aux frappes sèches de « Philthy Animal » Taylor rappelle qu’ici c’est Motörhead... Même s’il arrive aux trois affreux de faire des pauses dans la rudesse – pas de ballade, allons, mais des morceaux plutôt décontractés à l’échelle du groupe, le sautillant "(I Won't) Pay Your Price", "No Class" en répétition moins itérative de "Stay Clean ", ou encore le blues attaqué par le cagnard "I'll Be Your Sister". D’autres ont l’énergie mais glissent entre les synapses sans vraiment s’y accrocher - le très hard seventies "Damage Case", "Tear Ya Down" auquel il aurait pu être substitué "Too late too late", l’alerte face B d'Overkill paru en single, et le final "Limb from Limb", malgré une accélération qui en contredit la torpeur initiale.


Un instant classic et tout change. Motörhead ne donnait pas spécialement dans la tendresse, mais l’ouverture décapante de son deuxième long format confirme l’aptitude des Londoniens à vitrifier le rock 'n’ roll avec talent. Valorisés par une production flatteuse, les compositions ne présentent pas toutes la même densité mais forment un ensemble solide qui met en lumière le talent d’écriture du trio. Overkill est à la fois une confirmation et une révélation. L’histoire peut enfin commencer.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5