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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 09 juillet 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Olivier Lolmède
(chant+guitare)

-Alexandre Berenguer
(guitare)

-Théophile Antolinos
(basse)

-Mael "Mahell" Prétet
(batterie)

TRACKLIST

1) Feu d'un regard
2) Ennui ennemi
3) Mon rêve animal
4) Je est absent
5) Aux inutiles
6) Nous, le venin

DISCOGRAPHIE


Mourir - Nous, le venin
(2026) - black metal - Label : Pelagic Records



« Nous, le venin » ça sonne bien, mine de rien. Rien de tel qu’un titre percutant et différent pour s’insinuer positivement dans les neurones des auditeurs. Ça donne envie. Puis en farfouillant le web, ça nous parle de Plebeian Grandstand, Toulouse, Occitanie même origine géographique. Du black avant-garde dès lors ?

Lien d’autant plus aisé à deviner que Mourir partage un ex-membre des autres Toulousains en la personne du gratteux/chanteur Olivier Lolmède (en français : Olivier Mdrmède). Guitariste rompu aux joutes rapides d’un black metal élancé et impatient. Chanteur également talentueux par ses vociférations haineuses parfaitement écorchées doublées de rares, mais essentielles, incartades death gutturales. La base est bien en place. Et la basse ? Subtil jeu de sons pour appeler la partie rythmique, plus particulièrement la batterie puisque madame basse n’a malheureusement que peu de place dans le mix, dommage. Batterie qui s’affirme comme furieuse et maîtrisée.
Mourir partage bien plus qu’un style musical avec Plebian Grandstand, il partage également un bagage technique évident et un son sec sans être rêche. Plus porté black metal traditionnel mine de rien là où Plebeian Grandstand s’est progressivement échappé vers des contrées plus arides et core. N’espérer toutefois pas entendre du trve black. Mourir est moderne, contemporain de son époque et parfaitement imprégné des préceptes de St Deathspell Omega. Vous l’avez vu venir celle-là, comment ne pas en appeler aux Pictaviens ? Impossible dans un tel contexte. Surtout le Deathspell Omega moyenne période serais-je tenté d’écrire, entre Fas et The Synarchy of the Molten Bones.
Cela signifie-t-il que Nous, le venin a du mal à exister par lui-même ? Non. Foutre heureusement non. Comme déjà couché sur encre électronique, Mourir s’émancipe moins de son genre initial que le cousin Plebeian Grandstand. Vis-à-vis de Deathspell Omega, la différence principale vient du chant qui n’explore pas les territoires entre-deux du grand frère. Tout comme une tendance à en foutre moins dans tous les sens pour se concentrer sur une moelle plus substantifique. Plus facile à suivre malgré la densité du propos. Moins talentueux – mais qui peut se targuer d’être plus talentueux ?? – et malgré tout à un niveau sublimement appréciable.


Belle sortie que voilà, capable de taper au cœur comme sur la clôture de l’album. Du black metal furieux, moderne mais pas complètement perdu dans la recherche absolue du neuf. Une vraie bonne sortie que tout amateur d’extrême intelligent se doit d’écouter.





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