20182

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 01 mai 2026
Sa note : 18/20

LINE UP

-Pénélope "Lucia" Ladurée
(chant)

-Vincent "Rosarius" Tassy
(chant+guitare+claviers)

-François "Walran" Blanc
(chant+claviers)

-Florent "Celin" Castellani
(basse)

-Ronnie Scarnato
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Ségolène Perraud
(flûte)

-Gunnar Ben
(hautbois)

-Raphaël Verguin
(violoncelle)

-Dirk Goossens
(clarinette basse)

TRACKLIST

1) Falling Birds
2) Black Sun River
3) Forsaken Fairytale
4) Martyrium
5) A Dormant Stream

DISCOGRAPHIE


Angellore - Nocturnes
(2026) - doom metal gothique - Label : Ardua Music



Je descends à la cave. Lorsqu’il me voit, le scélérat tire sur ses chaines et tente de se lever. Il me supplie. Il ferait presque peine à voir mais…
- Alors ? "A Romance of Thorns" éclipse toujours le reste de Rien ne devait mourir ?
- Non ! Non ! J’ai retenu la leçon ! Tout Rien ne devait mourir est sublime ! Mais libérez-moi, je vous en supplie !
Je grogne puis lui tends le papier que j’avais préparé.
- Lis !
- « La nuit fait toujours semblant, la colère s’exprime juste en dedans…» ? C’est d’Angellore ? Non mais je demande parce que… c’est nul, non ?
- Comment ça, « nul » ? C’est moi qui l’ai écrit ! Mon pote, tu n’es pas prêt de sortir d’ici !


Mais oui quoi ! La nuit fait toujours semblant, la colère s’exprime juste en dedans ! C’est excellent ! Oui, bon, d’accord… Avec Nocturnes le bien nommé, Angellore exprime cela beaucoup mieux. Le quatrième enfant des gothic-doomsters français oscille en permanence entre les différentes ambiances caractérisant le comportement de toute personne romantique et insomniaque - pléonasme. Toute personne que la lumière de la pleine lune - celle dessinée par Celin comme l’autre, la vraie, tout là-haut - affole au lieu d’apaiser. Tour à tour languide, désespérée ou en proie à des tourments exprimés avec colère, la musique du quatrième album d’Angellore restitue parfaitement le parcours-type des âmes ne connaissant jamais le repos, surtout pas une fois le soleil couché. S’ouvrant par quelques mesures que l’on croirait composées par un vieux groupe de cold-wave français, Nocturnes déploie d’abord une magie très similaire à celle contenue dans Rien ne devait mourir, et ce, le temps de deux titres.
Ample et majestueux, "Falling Birds" ouvre le bal des vampires de très belle manière, déclinant une mélodie simple, mélancolique, faite pour le doom, pour les dialogues entre chants clairs et growls, pour Angellore, en somme. "Black Sun River", lui, se la joue "Blood For Lavinia – part II". De quoi être rassuré - Walran, Rosarius et leurs amis n’ont pas tenté de s’inspirer de Converge pour ce nouvel album, Dieu soit loué ! - mais de quoi faire également naître une interrogation. Les Angellore vont-il se contenter de vivre des rentes de leur mythique troisième album, et, plus généralement, de leur expérience de (presque) vieux briscards de la scène gothic-doom ? Une seule écoute des trois titres suivants suffit à répondre à la question. Non, Angellore n’imite pas le Candlemass post-King of the Grey Islands et, si la musique des Avignonnais ne subit pas de changement spectaculaire, "Forsaken Fairytale", "Martyrium" et "A Dormant Stream" montrent quelques évolutions, au pire positives, au mieux fantastiques.
L’aspect polymorphe de "Martyrium" s’avère ainsi digne d’intérêt; le quatrième titre de l’album passant en toute fluidité d’un metal goth aux guitares incisives - incisives, tout à fait !- à un black symphonique relativement agressif avant de nous proposer un final plus contemplatif et franchement réussi. Plein d’une colère bien souvent rentrée, "A Dormant Stream" est, lui, un morceau tirant sur le funeral doom à la manière de Shape of Despair époque Angels of Distress. Excellent, non ? Eh bien, figurez-vous que j’ai gardé le meilleur pour la fin… Joyau de la couronne et de la princesse, "Forsaken Fairytale", la version éthérée de "Drowned Divine" issu de l’album précédent, occupe de manière très justifiée la place centrale de cette œuvre au niveau moyen extrêmement élevé. Si l’entame du morceau s’avère d’une délicatesse et d’une mélancolie infinies, lorsque Lucia entre en scène, le titre acquiert une nouvelle dimension, une dimension diaphane, triste et pure, parfaitement rehaussée par un passage doom digne des meilleurs moments de Draconian, puis par un final terriblement poignant. Sans doute l’un des meilleurs titres du groupe, tout simplement. Cette composition est aussi celle qui met le mieux en valeur l’incroyable travail de Lucia sur l’ensemble de l’œuvre. Parfaitement adapté à Rien ne devait mourir, son chant s'améliore encore et rivalise avec celui des meilleures vocalistes du genre, ni plus ni moins.

Toujours aussi poétique et obscure comme jamais, la musique qu’Angellore nous propose sur Nocturnes ne fait pas que tenir la route en comparaison avec Rien ne devait mourir. Le nouveau bébé de Walran, Rosarius, Ronnie, Celin et Lucia nous permet également de découvrir des nouvelles facettes du groupe, plus versatile et plus secret qu’à l’accoutumée. Une nouvelle grande réussite.





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