20172

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 16 avril 2026
Sa note : 16/20

LINE UP

-Maurice Wilson
(chant)

-Robert Falcon Scott
(guitare)

-Alexander Gordon Laing
(guitare)

-Отто Шмидт
(basse)

-Noel Ewart Odell
(batterie)

TRACKLIST

1) Conquista – Prolog
2) Hidalgo Infernal – Der baskische Wolf
3) Los Marañones I - Nattern & Narren
4) Los Marañones II - Bittergrün
5) Abkehr - Non sufficit orbis
6) Verschanzt – Perleneilandterror
7) Canis lupum edit - Wolfsfalle | Verratener Verräter

DISCOGRAPHIE


Antrisch - Expedition III: Renitenzpfad
(2026) - black metal - Label : AOP Records



L’histoire d’une rencontre qui n’aurait pas dû s’effectuer. À l’écoute de la kilotonne hebdomadaire de promos reçus, le nouvel album d’Antrisch ne m’a pas marqué. Pourtant au détour d’une chronique, élogieuse, chez des compères, l’envie me prit. Alors prenez.

Les Allemands possèdent pour eux deux caractéristiques fondamentales : ils sont… allemands, et font du black mélodique. Si la première me sied, la deuxième, moult moins. Sauf qu’ils cachent. Des envies d’explorations musicales diverses et variées. Car surprise dès le prologue (en est-il seulement un ? la question mérite d’être posée tant il confine à une intro + chanson), la progression mélodique des guitares s’échappe rapidement du tremolo biscoto mélodico romantique qui définissait rapidement et entièrement leur style. Et que foin de surprise, il s’agit d’une vraie patte supplémentaire à apposer aux Teutons. Pas éloignés d’un Infestus par moments, ils s’imprègnent de leurs thématiques pour enrichir une musique qui aurait pu sonner trop convenue autrement.
Thématique inattendue on ne va pas se mentir. Vous vous attendiez à entendre de l’espagnol et parler conquistadores dans un album de black germain ? C’est chose faite même si ce n’était pas sur vos listes. Alors non, pas d’interlude flamenco, mais les cordes acoustiques léchées de-ci de-là seront la réminiscence des évasions hispaniques. Globalement la parole demeure donnée à ce black metal d’obédience mélodique à tendance sinon progressive, tout du moins hors sentiers battus. Et vraiment la comparaison avec les voisins de Infestus se manifeste fortement. D’autant que cet Expedition III rappelle leurs meilleures heures entre E x | I s t et The Reflecting Void. Ajoutez-y une pointe de Kriegsmaschine pour l’aspect voix parlées (c’est mon jugement) sans l’invraisemblable performance à la batterie de Darkside.
De l’ignorance spontanée me voici donc arrivé à une curiosité forte matinée de plaisir. Oui le black mélodique de Expedition III brosse dans le sens du poil, sauf qu’il a le mérite de conserver des vrais blasts méchants ainsi que des tremolos ayant la décence de s’éloigner cardinalement des velléités les plus douces des mélodies. Couplés au talent pour la composition que démontre en permanence la troupe, leur troisième album (enfin… deux agrémentés d’un EP de vingt-sept minutes mine de rien) s’impose et en impose. Brillants dans l’utilisation de leurs instruments tout comme portés par un chant savamment hurlé, déchiré de part en part par les émotions qui bouillonnent en lui, les musiciens s’échinent à tirer le meilleur d’eux-mêmes (cf le merveilleux riffs en 8/8 de "Verschanzt – Perleneilandterror"), dans l’esprit d’un Verheerer en moins abrasif.


L’Allemagne se porte bien black métallement parlant. Il sera difficile de trouver un meilleur album dans le style que ce Expedition III: Renitenzpfad cette année. Le compliment se suffit à lui-même.





©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 1 polaroid milieu 1 polaroid gauche 1