20071

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 31 décembre 2025
Sa note : 13/20

LINE UP

-William "Meyhna’ch" Roussel
(chant+guitare+claviers+basse)

-Camille "Kham" Lecup
(batterie)

TRACKLIST

1) Overture
2) Shadows over the Valley
3) Fifty Winters
4) Pandemonium of Egregores
5) Hashinschin Cage

DISCOGRAPHIE


Mütiilation - Pandemonium of Egregores
(2025) - black metal - Label : Osmose



« Ceci ne vient pas de votre enceinte, cela ne sert donc à rien de remonter le son »
Ainsi aurait pu commencer cet album s’il était agi de la série Au-delà du réel que seuls les plus vieux et les plus démunis cognitivement reconnaîtront. Qu’importe, Mütiilation re-revient. Encore. On pouvait penser Black Metal Cult l’exercice sans lendemain d’un Meyhna’ch engagé dans un tourbillon de groupes. Ben non.


Gros point fort de Meyhna’ch/ Mütiilation, il sonne comme nul autre si ce n’est comme lui. Un son certes bien mieux défini et supporté par des fondations excessivement plus solides (on ne rappellera jamais assez l’importance d’un bon vrai batteur) mais sempiternellement celui qui a accompagné l’entité occitane maléfique depuis sa naissance. Évidemment, le groupe fait appel aux blasts beats. Pour autant ceux-ci ne sont pas du tout la règle.
Les riffs désespérés et possédés marquent du sceau LN (les fameuses Légions Noires pour ceux que l’Histoire intéresse, même si en elles-mêmes elles ne l’étaient pas), AOC incluse. C’est froid, c’est noir, c’est satisfaisant comme dit ma fille. Il y a un vrai côté jubilatoire à se retrouver ainsi transposé dans les années folles quatre-vingt-dix, celles de l’explosion du black metal, musicalement autant que des conneries.
Capsules temporelles (ironiquement l’expression a déjà été utilisée dans la chronique de l’album précédent… signe ?) invétérées, les mélodies sombres de Pandemonium of Egregores font frémir tous les poils de notre corps noir.
Le chant faisant tout autant partie de l’équation, vous serez ravis d’apprendre que Meyhna’ch possède toujours son grain particulier, à mi-chemin entre le black criard, une version plus grumeleuse et le parlé-chanté. Désenchanté comme une Mylène Farmer. Si on se souvient de Black Metal Cult, on se souvient malheureusement également d'un album ne parvenant pas à étinceler, ne sachant pas vraiment transporter son auditeur par-delà monts et vaux. Pandemonium of Egregores marque en cela une progression très appréciée puisque, très concentré par ses trente-deux minutes, il prend le black métalleux par la main avec une certaine maestria.
Cependant de manière conventionnelle et attendue, voire (trop) espérée.
Reconnaissons au groupe cette capacité à précipiter les essences noires dans un agréable substrat black metal, ce qui à cinquante hivers (dixit Meyhna’ch lui-même, cf "Fifty Winters") s’avère une performance en soi. Néanmoins lamentons-nous que cette effervescence n’occasionne pas plus de dégâts spirituels.


Car c’est bien là où échoue, dans une moindre mesure que Black Metal Cult certes, Pandemonium of Egregores : raviver la flamme décédée croupissant sous la poussière de vingt-cinq années d’oubli. On prend son pied en tant que vieux, on salue une bonne performance de black metal, mais… ce fameux mais sur lequel Mütiilation trébuche, on aspirait à plus haut, à plus malsain et plus inspiré. Et peu probable de voir les nouvelles générations s'enticher de ce souvenir amélioré.





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