20042

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 12 décembre 2025
Sa note : 17/20

LINE UP

-Morten Veland
(chant+guitare)

-Vibeke Stene
(chant)

-Anders Høyvik Hidle
(guitare)

-Einar Moen
(claviers+programmation)

-Rune Østerhus
(basse)

-Kenneth Olsson
(batterie)

Ont participé à l''enregistrement :

-Østen Bergøy
(chant)

-Hilde T. Bommen
(chœurs)

-Hilde Egeland
(chœurs)

-Marita Herikstad
(chœurs)

-Per Oscar "Pete" Johansen
(violon)

TRACKLIST

1) Preludium...
2) Evenfall
3) Pale Enchantress
4) December Elegy
5) Midwintertears
6) Angellore
7) My Lost Lenore
8) Wasteland's Carress
9) ...Postludium

DISCOGRAPHIE

Widow's Weeds (1998)
Beyond the Veil (1999)
Ashes (2005)
Illumination (2007)
Rubicon (2010)
Darkest White (2013)

Tristania - Widow's Weeds



"Angellore". "Lorelei". Angellorelei. À deux mois d’écart, les chemins du suiveur et du modèle, déjà très proches, se touchent carrément. Theatre of Tragedy a déjà redéfini son cap et l’hommage aux Sisters of Mercy qu’est "Lorelei" s’inscrit dans le contexte d’Aégis, album résolument goth metal. Pour Tristania, "Angellore" n’est, lui, qu’un clin d’œil, non représentatif de sa première œuvre, car en bon disciple de Raymond et Liv, le débutant préfère commencer par le commencement.

Quitte à caler ses pas dans des traces existantes, autant le faire depuis le début. Tout comme Theatre of Tragedy et Velvet Darkness They Fear, Widow’s Weed, premier album d’une formation encore inconnue, s’est inspiré de Therion et du gothic-doom-death des trois patriarches britanniques, composant ainsi un nouvel épisode de ce qu’on peut appeler le Beauty and Beast metal. Chant rugueux pas forcément époustouflant et vocalises de princesse beaucoup plus convaincantes - Vibeke n’est pas Liv, mais on s’en approche - soutenus par une rythmique encore pesante, des nappes de claviers et, parfois, quelques notes de piano déliées, répétées à l’envi. Option violon activée également. En ce sens, les membres de Tristania ne se démarquent pas de leurs aînés. La proximité entre les deux formations n’est donc pas que géographique. Néanmoins, et c’est le principal, ceux qui pensent que Widow’s Weeds n’est qu’une pâle singerie se trompent. La première œuvre de Tristania est plutôt une puissante enchanteresse, un tantinet plus raw, plus tranchante, plus directe et plus constante que les premiers efforts du Théâtre de la Tragédie.
Si Beyond The Veil, le deuxième opus du groupe, avec lequel Tristania a légitimement gagné sa réputation de maître du genre, officie dans un registre plus propre, accessible et puissant, Widow’s Weeds se montre plus ombrageux, un peu à l’image de la pochette en noir et blanc. L’imaginaire du groupe nous emmène plus du côté de vieux châteaux en ruines que vers les palais rutilants de l’imaginaire lié à Beyond The Veil. Morten aboie, les guitares grésillent. Tristania mordrait presque, ce qui ne l’empêche pas de composer de véritables pépites, comme les deux premiers titres très accrocheurs, parfaite symbiose entre monde symphonique et univers plus underground. Beau titre de metal gothique - qui inspirera une fort belle formation de doom-goth française -, "Angellore" permet de rompre la monotonie qui pointait le bout de son nez, la faute à "December Elegy" et "Midwintertears", deux titres bourrés de charme mais un peu plus aléatoires et flottants dans leur structure, avant que Tristania ne nous offre son titre le plus directement inspiré de Theatre of Tragedy. Les claviers initiaux de "My Lost Lenore" sont frappés du sceau du Raymond, mais le résultat est tellement jouissif que l’on ne peut que s’incliner devant ce talentueux plagiat. Plus agressif mais moins mémorable, "Wasteland’s Caress" montre une dernière fois la facette la plus brute du groupe qui sera gommée par la suite, avant que les chœurs de "… Postludium" ne terminent le travail en beauté.


Voir uniquement en Widow’s Weeds une répétition avant le fameux Beyond The Veil est une erreur. Même si l’ombre de Theatre of Tragedy y est omniprésente, le premier Tristania possède un charme fou, mais aussi un certain nombre de titres brillamment composés, faisant étal d’une parfaite maîtrise du clair-obscur. Définitivement une œuvre à écouter per se. Voyage au pays des chevaliers, des princesses, des monstres et de l’amour garanti.



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