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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 16 janvier 2024
Sa note : 14/20

LINE UP

-Marc "Vestal" Obregon
(chant)

-Stéphane "Perversifier" Robinet
(guitare)

-Johannes "A.K." Judicaël
(guitare)

-Daethorn
(basse)

-Thomas "Blastum" Hennequin
(batterie)

TRACKLIST

1) Sulphurean Synods
2) Sublunar Despondency
3) Dead and Distant Clamors
4) Wounds That Heal
5) Starving Crowns
6) Under the Aimless Spheres

DISCOGRAPHIE


Merrimack - Of Grace and Gravity
(2024) - black metal - Label : Season Of Mist



Merrimack veut-il faire écho à Of Entropy and Life Denial ? La gravité répondant à l’entropie alors que la grâce se symétrise au refus de la vie. Merrimack a-t-il sciemment évoqué son grand passé ou s’agit-il seulement d’une péripétie aléatoire de l’Histoire ? Il faudrait leur poser la question pour trancher, la coïncidence n’en demeure pas moins troublante et goulue.

De pionnier de la scène black metal française (n’oubliez pas que les premières traces du groupe remontent à 1994, année où la notion ne serait-ce que de groupe français de metal provoquait au mieux le rire, au pire le questionnement total) à papy bienveillant désormais, le quintet parisien ne peut masquer son statut de vénérable. Débris dépassé diraient peut-être les jeunes pousses. Qu’elles écoutent donc ce nouvel opus fait de braises noires, froides et en même temps incandescentes. La musique de Merrimack est bien grise, torturée par le noir consubstantiel de ses origines et le blanc de sa neige frigorifique. Of Grace and Gravity démontre qu’il existe bien un courant black metal français. Pas la mélodie sombre norvégienne, pas la mélodie brutale suédoise. Un entre-deux et en même temps un peu à part. Bien sûr les Franciliens ne renient absolument pas les livres d’Histoire, bien au contraire, mais cette capacité à fabriquer du noir intense, parfois strident pour notre plus grand bien et blaster avec pertinence, voici une patte de chez nous.
Et Merrimack se l’applique avec grande concentration. Appuyé par une production profonde et bien définie, le groupe défile ses compositions dans une cinématographie minutieusement orchestrée. C’est d’ailleurs bien cela qu’on pourra lui reprocher, ne jamais dérailler. Poursuivre une mécanique qui semble excessivement huilée et dont on n’attend, n’entend, aucune surprise. Et elle ne viendra pas, comme un rendez-vous manqué. Sauf que en bon crevard noir, ça me va. Je me pose sur votre crâne décérébré pour écouter avec délectation un nectar d’une pureté impressionnante. Je jetterais également pêle-mêle Hell Militia, Blut Aus Nord, Aosoth et les petits nouveaux Ferriterium pour donner des repères. De toute façon inutiles. Car si vous trempez vos tympans dans ce type de sortie, c’est bien pour vous repaître de black metal, et uniquement de cela. Un black metal fortement composé, reposant sur des mélodies qui ne se cachent pas tout autant que des agressions contenues et pourtant bien présentes. Et un talent qu’il ne faut pas dénigrer.


Avec des moyens à sa hauteur, Merrimack délivre comme on dit en mauvais Français d’entreprise pseudo-moderne. Du froid noir grisant. Des brasiers des enfers. Laisser notre âme s'y consumer pour notre plaisir renouvelé. Cachez-vous si vous ne cherchez pas du black metal, car il n’y a que cela ici.





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