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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 20 octobre 2023
Sa note : 17/20

LINE UP

-Stanislav Govorukha
(chant+guitare)

-Kateryna Osmuk
(chant+batterie)

-Lars Abrahamsson
(guitare)

-Johan Selleskog
(basse)

TRACKLIST

1) Enter the Axis (Intro)
2) Axis Insanity
3) Axis Despair
4) Axis Pain
5) Axis Time
6) Serutrot Fo Sixa

DISCOGRAPHIE


Suffer Yourself - Axis of Tortures
(2023) - death metal doom metal Funeral - Label : Independent



« -Oh tiens le joli Mournful Congregation !
-Ah non, le beau Morbid Angel que voilà !
-Attendez les gars, vous parlez bien du même album là ?
»
Dialogue quelque peu ubuesque entendu par l’entrebâillement d’une porte donnant dans le salon d’un amas de métalleux à la recherche d’une sombre soirée. Qui a raison ?


Les trois mon capitaine ! Suffer Yourself (mmmh, nom annonciateur) via son Axis of Tortures (mmmh²) ne fait pas dans la demi-mesure. Initialement ukrainienne, la troupe s’est relocalisée en Suède dernièrement. Elle en a profité pour alpaguer deux locaux aux postes de gratteux et bassiste. Histoire de se fondre dans le moule ? Si on considère la Suède comme une terre avant tout de death et de black mélodique, pas franchement. La différence est on ne peut plus marquée. Déjà, retirez copieusement les mélodies, c’est pas bien. Berk. Ensuite, abaissez franchement le tempo. Genre franchement, franchement. Là on est mieux. Oooooh yeah. Territoire funeral doom. Prenons notre temps, à tel point que le voir s’égrainer n’est pas une simple expression. Et puis blastons !
Hein ?!! s’écrie le hibou déconfit. Que se passe-t-il Étienne ? Quel hurluberlu a eu l’idée incongrue de placer des blasts ? On s’éternisait tranquillement sur les terres des Evoken ou autres Thergothon et nous voilà rappelé à la réalité Morbid Angel ? Na. Cela ne se peut. Cela ne se doit. Pourtant cela est. La marque de fabrique de Suffer Yourself réside vraiment dans cette caractéristique saupoudrée un peu sur chaque chanson, quinze minutes en moyenne, souffrez vous-même. Aucun axe de torture n’y échappe, et c’est même avec un étonnant savoir-faire que ce groupe manifestement funeral à la base s’exécute. La maîtrise des codes du death floridien y est patente, tout autant que sa réalisation, portée par force riffs implacables. Suffisant pour tenir un album complet ? Pas forcément et l’histoire n'y répondra pas car là n’est pas le propos. Qui l’avait vu venir ? Pas moi, certainement pas moi dirait Jacques Dutronc. Et ça fonctionne. Au seing d’une mélasse excessivement poisseuse qui vous collera à l’esprit de longues heures, ces accélérations du bout du monde provoquent un flash d’énergie rudement bien amené.
À défaut d’égayer une atmosphère opaque et épaisse à la hauteur des axes annoncés, les incartades pur death font vibrer votre cœur. Et potentiellement peuvent permettre à l’amateur occasionnel du genre si particulier qu’est le funeral de s’aérer et trouver une prise à laquelle s’accrocher. Cela ne rend pas la musique facile à aborder, pour autant ça donne des billes supplémentaires pour la digérer. Car la plateforme funeral mérite elle aussi des éloges par ses qualités. La batterie pachydermique est bien évidemment… pachydermique. Les riffs, ou accords distillés de-ci de-là se révèlent suffisamment riches et nombreux pour ne pas appeler les contrées de l’ennui à grand renfort de néant. Plus un chant caverneux, doublé de hurlements opportuns, parfait dans leur mise en place et leurs textures. Et pour tout dire les Ukraino-Suédois démontrent brillamment qu’on peut être capable de faire deux styles bien distincts, sans les mélanger pour autant, et d’être crédibles dans les deux exercices. Car si vous envisagez Axis of Torture comme une sorte de funeral death, vous en serez pour vos frais. Non. C’est bien du funeral doom ET du death metal. Pas un croisement. Deux entités sécantes qui cohabitent (avec une large prédominance du premier) avec un égal talent dans la pratique. Le tout dans une enveloppe sonore que je qualifierais prestement de topissime bien que nombreux seront ceux qui, à raison, la déclarerons un peu limite. Les sensibilités de chacun.


Étonnante sortie qui affirme sa différence en refusant les mélanges. Certains font du doom-death, d’autres du black-death. Suffer Yourself ne fait pas du funeral-death. Il fait du funeral doom et du death metal. Et il le fait foutrement bien dans les deux cas.





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