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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 27 septembre 2023
Sa note : 17/20

LINE UP

-Florian Magnus "Morean" Maier
(chant+guitare)

-Christian Münzner
(guitare)

-Linus Klausenitzer
(basse)

-Johannes "Hannes" Grossman
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Cydney McQuillan-Grace
(chœurs)

-Lauren Gill
(chœurs)

-Sara Robalo
(chœurs)

-Shannon Bedford
(chœurs)

-Adam Wallis
(chœurs)

-John Schaffer
(chœurs)

TRACKLIST

1) Qliphosis
2) The Cambrian Explosion
3) Clusterfuck
4) Shades of Shub-Niggurath
5) A Fool’s Desire
6) The Fungi from Yuggoth
7) The Black Siren
8) Numen
9) Recursion
10) The Folding
11) Alpha Aur

DISCOGRAPHIE

The Malkuth Grimoire (2015)
Numen (2023)

Alkaloid - Numen
(2023) - death metal metal prog jazzy et flamenkusche - Label : Season Of Mist



La vie est marrante des fois. A l’ère du tout numérique un groupe sort un double CD dont la longueur totale est inférieure à la limite théorique d’un seul rempli ras la gueule. Pour pousser le comble au maximum, il est même plus court que leur premier effort pourtant sorti sur un seul CD. Alors certes ce genre de réflexion intéresse un individu sur cent, pour autant, vous venez de passer une agréable introduction.

Alkaloid a réussi à s’imposer comme une institution dès son premier album. Bien sûr son personnel a joué pour beaucoup dans la constitution de cette réputation acquise par anticipation. La proposition d’un album financé par le don participatif a cimenté l’union autour d’une entité nouvelle qui ne partait pas de rien. Pour autant, ces bases n’ont jamais été suffisantes (et fort heureusement) à l'érection d’un édifice de confiance. Seules les compositions ont droit de cité. Et c’est bien là-dessus que la super-congrégation allemande éclabousse de son talent. Et de son étrange maître à penser, Morean, guitariste et chanteur de son état certes, mais également compositeur de musique classique figurez-vous ! Cause à effet ? À voir, mais indubitable the The Malkuth Grimoire fut une réussite. Liquid Anatomy un peu moins du fait des hauteurs inespérées du départ. Vient le temps du petit dernier. Toujours ambitieux as fuck comme disent nos ennemis Anglo-saxons. Deux disques dites donc. Un pour chaque oreille ?
Pas loin de la vérité, car comme d’habitude votre cerveau sera soumis à une intense activité cérébrale pour suivre et détricoter tout ce qui est proposé. Toutefois, évitez l’expérience d’écouter chaque face de l’album concomitamment avec chacune de vos oreilles. Cela pourrait se révéler éprouvant. Déjà l’écoute normale par ses mélanges de metal loouuurd, d’extrême, de jazz et de flamenco génère un chaos suffisant. Évidemment, mélanger n’est pas suffisant car ajoutez la nécessaire, attendue, espérée complexité instrumentale. Les musiciens maintiennent leur niveau ou progressent, qu’importe, mais l’excitation technique est de mise. Les notes pleuvent, bruissent, déferlent sur votre caboche. Le mieux, c’est qu’elles se complémentent, s’augmentent les unes les autres. De ce déferlement, le trop ne point pas. Surtout que la pertinence est de la partie car le déferlement s’efface régulièrement pour l’efficacité aussi étonnant que celui puisse sonner.
L’enchaînement "Clusterfuck" (quel nom !) et son refrain (si si), "Shades of Shub-Niggurath" et sa folie instrumentale puis l’entrainante (re-si si) "A Fool’s Desire" abattent des cartes maîtresses à la pelle. Et l’on se dit (à raison) que le groupe a corrigé le tir d’un Liquid Anatomy trop progressif. Numen s’affirme, évidemment toujours progressif, mais surtout comme un ensemble musical cohérent. Il remet plus en avant les blasts et la lourdeur metal tout en forçant le passage sur le jazz et le flamenco (oyez "The Black Siren", merveille d’acoustique tant par sa composition que par un son d’une clarté à pleurer). Et se fait donc plus vivant par ce séquencement plus marqué. Alkaloid se permet aussi l’auto-pompe sur "The Fungi from Yuggoth" qui débute vaguement comme "Cthulhu". Cette addition de laudatif amène naturellement à la conclusion que Numen dépasse son prédécesseur. Et qu’il n’est pas incongru de l’imaginer trôner par-delà The Malkuth Grimoire dans les rêves humides de ses aficionados.


Alors oui cet album n’est pas à la portée du premier venu, surtout pas celui de passage qui ne connaît rien au groupe ni au death technico-progressif en général. Il faut avoir l’oreille exercée au préalable pour se reconnaître dans une œuvre de ce calibre. Sauf que si c’est votre cas, mazette. Une sublime réussite à ingurgiter de toute urgence.





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