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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 15 septembre 2023
Sa note : 14/20

LINE UP

-Tamás Kátai
(tout)

Ont participé à l'enregistrement :

-Martina Verokina Horváth
(chant)

-Lambert Lédeczy
(chant)

-Bálint Bokodi
(chant )

-Gábor Veres
(chant)

-Gábor Dudás
(chant)

-Breno Machado
(guitare)

-Daniele Belli
(guitare)

-Dario Cei
(flûte)

-Ido Romano
(flûte)

-Chris Lyons
(violon+alto)

-Austris Apenis
(cor)

-Samuel Chacon
(basse)

TRACKLIST

1) A cesnd hegyei
2) Testen túl
3) A földdel egyenlő
4) Alföld
5) Folyondár
6) Csillagot görgető
7) A felkelő hold országa
8) Szíriusz
9) Néma vermek

DISCOGRAPHIE

Róka Hasa Rádió (2009)
Rengeteg (2011)
Sgùrr (2015)
Meta (2016)
Geometria (2018)
Naiv (2020)
Vadak (2021)
Mezolit (live) (2022)
Alföld (2023)

Thy Catafalque - Alföld
(2023) - death metal barré - Label : Season Of Mist



Méfiance. Rester circonspect en toute circonstance… « Le nouveau Thy Catafalque est méga-roots ! » Oui, oui… Quand on vous annonce un album « raw » de Thy Catafalque, c’est comme si on vous disait que Grave Digger sortait un album « prog ». Le voir pour le croire, Saint Thomas (Tamás ?), les doigts dans la plaie, etc., etc.

Entendons-nous bien : je ne doute en aucun cas du serment d’allégeance passé par Tamás au dieux du metal. Toutes les œuvres de Thy Catafalque, et de la grande majorité de ses autres projets passés (Gire, Towards Rusted Soil,…), regorgent de riffs. De bons gros riffs absolument (black) metal. Même Naiv, c’est vous dire ! Qu’Alföld, onzième - onzième ! - rejeton de Thy Catafalque contienne son lot de moments trapus voire brutaux me parait tout à fait plausible. Après un Naiv frivole, la tendance est actuellement au durcissement du ton, déjà observé sur la remarquable œuvre précédente, Vadak. Et des œuvres comme Róka hasa rádió, Rengeteg ou Sgùrr, sans même avoir à retourner au tout début du parcours de Thy Catafalque, donc, envoyaient déjà du lourd. Donc oui, une œuvre costaude : c’est plausible, cohérent même. Là où, en revanche, je me montre dubitatif, c’est sur la capacité et/ou l’envie de Monsieur Thy Catafalque de nous délivrer du metal bas du front pendant trois quarts d’heure. Et vous savez quoi ? Sur Alföld, le metal « bas du front » dure une dizaine de minutes. Le temps d’un "A csend hegyei" absolument death metal et d’un "Testen túl" rappelant les moments les plus frustes de Rengeteg. Au milieu de "A földdel egyenlő", le Thy Catafalque habituel revient.
Il ne revient certes pas en fanfare : pas de truculence au menu, pas de festival de fanfreluches, mais l’on retrouve les variations habituelles tant au niveau vocal - la belle palette d’organes entendus est l’un des atouts de ce nouvel album - comme au niveau des rythmes et des sonorités - les claviers enfantins typiques de Thy Catafalque sont de sortie, bien entendu ! L’ensemble sonne relativement sobre, ce qui n’est pas un problème, et globalement moins marquant que d’habitude, ce qui est plus ennuyeux. Pas de drame cependant : certains titres restent très intéressants, notamment le morceau donnant son nom à l’album. Commençant par quelques arrangements « symphoniques » - le cor !- ce titre évolue pour finir dans un registre romantique de toute beauté, mélange parfait entre les guitares acoustiques d’Empyrium et un chant à la Anneke qui aurait oublié d’en faire des tonnes. L’enchaînement avec "Folyondár", le titre léger et virevoltant de l’album est également réussi, tout comme la fin de l’œuvre, joliment - et abruptement - clôturée par les riffs nerveux de "Néma vermek". Bref, il y a du grain à moudre. On ne peut s’empêcher cependant de trouver l’ensemble un peu plus terne que d’habitude, moins ébouriffant. C’est voulu ? C’est roots ? Ok. Mais personnellement, je préfère retourner sur World Without God ou Dawn of Possession pour ce genre de sensations.


Alföld possède le côté sobre et taciturne de Rengeteg, en encore un peu plus appuyé. Problème : ce n’est pas ce côté-là de Thy Catafalque que je préfère. Soyons positifs : ce dernier album offre des compositions souvent bien équilibrées, toujours parfaitement maîtrisées et de bons riffs mastoc. C'est déjà ça de pris, en attendant de voir quel tour Tamás nous aura concocté pour son douzième album.





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