18837

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 13/20

LINE UP

-Philipp Kock
(chant)

-Armin Witt
(guitare)

-Maurice Zwoch
(basse)

-Hans-Uwe Reese
(batterie)

TRACKLIST

1) Flame of Madness
2) Golden Age
3) Last Good Fight
4) Bodybag
5) Final Stand
6) Non Serviam
7) Voidgazer
8) Divide Et Impera
9) Maker’s Hand

DISCOGRAPHIE

Into the Fray (2021)

Impact Approved - Into the Fray
(2021) - melodeath - Label : Independent



Avouez-le bande de sacripants, Impact Approved, vous attendiez du punk, du hardcore ou du grind. N’est-il point, coquins ? Et bien soyez rassurez, moi de même. Bien sûr, si vous trouvez cette chronique jetée à votre pâture miskina, c’est qu’il en est autrement. De ces autrement qui placent le chroniqueur un poil dans l’embarras pour tout dire. Car si les Germains se sont frayés (Into the Fray > pffouh ouh ouh) un chemin jusque dans mes esgourdes, c’est en partie sur une erreur de jugement trop rapide. Et vous voilà toujours aussi mal avancés, sans connaissance aucune de la carte du jour.

Ok, je vous la coupe, l’incertitude : death mélo teinté de black. Cette teinture qui m’induisit d’erreur. Ou en erreur. Peut-être. Un chant trop éraillé pour être death, des tremolos trop entendus. Ce serait oublier le In Flames de Clayman et Whoracle. Ou le Dark Tranquillity de The Gallery. Oui, le chant criard fait partie de la panoplie death mélo. Quant aux tremolos, leur présence congrue les disqualifie pour façonner le son du groupe. Et que ces menus blasts ne vous dupent pas, tout ici crie death mélo suédois. De fait, la mention de Clayman n’est pas innocente, car pour votre chroniqueur peu culte en la matière, c’est une inspiration évidente. Matinée de plus de « brutalité », ou tout du moins de virulence, la musique des Allemands frappe sans discontinuer armée de ses mélodies inlassables et constantes.
Ne cherchez guère les entorses à la règle, le break casse-cou de "Golden Age" par exemple, le propos n’est pas à ça. S’ensuit donc un amoncellement de riffs dus, enrobés comme ils se doivent de leurs délicatesses. Un gros son pour donner de la puissance à l’ensemble (comment ça comme Clayman ?) et vogue la galère. Into the Fray ne change la donne de rien du tout, pourtant il met un point d’honneur à faire les choses bien. Car si les inspirations sont évidentes, demeurent des compositions menées de mains de maître. Le rythme enjoué, la dynamique entraînante portent au cœur et à la tête. L’enchaînement des titres se fait avec un naturel chaloupé, sans que le temps mort trouve place au parloir. Une sortie ultra efficace donc, qui saura parler à nombre d’adeptes de death mélo (ou melodeath ? Comprenne qui pourra). Pour y trouver sa dose, rien de tel que l’appétence pour le classique et efficace.


Un disque qui n(e s)’endort jamais, avec un certain talent pour trouver la bonne relance en permanence. Rien qui ne sorte de l’ordinaire, toutefois un bon bain de jouvence pour un genre somnolent depuis de longues années.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6