CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
le 13 février 2026




SETLIST

MayheM :

Realm of Endless Misery
Buried by Time and Dust
Bad Blood
Life Is a Corpse you Drag
The Vortex Void of Inhumanity
Ancient Skin
Psywar
To Daimonion
View from Nihil
Whore
Freezing Moon
Chimera
Weep for Nothing
Cursed in Eternity
From the Dark Past

Rappel :
Silvester Anfang
Deathcrush
Chainsaw Gutsfuck
Carnage
Pure Fucking Armageddon

Marduk :

Frontschwein
Wolves
Throne of Rats
Shovel Beats Sceptre
Cloven Hoof
Sulphur Souls
On Darkened Wings
Infernal Eternal
The Black...
Panzer Division Marduk
The Blond Beast

Immolation :

An Act of God
Swarm of Terror
Majesty and Decay
Rise the Heretics
Adversary
Dawn of Possession
Blooded
Higher Coward
The Age of No Light

AFFILIÉ

MayheM
Paris - La Locomotive
(17 décembre 2007)
Hellfest (Clisson)
(17 juin 2011)
Rouen - Le 106
(14 décembre 2016)

Marduk
Lyon - Transbordeur
(03 septembre 2005)
Wacken
(05 août 2006)
Black Lab Wasquehal
(18 mars 2022)
Black Lab Wasquehal
(09 avril 2024)

11 février 2026 - Paris - Elysée Montmartre


Immolation_-_MayheM_-_Marduk_Paris_-_Elysee_Montmartre_20260211

Il y a foule des grands soirs et Foule des Grands Soirs. Prenez Blood Incantation à l’Elysée Montmartre, c’était la foule des grands soirs. Prenez la triple affiche Immolation + Marduk + MayheM, c’est Foule des Grands Soirs. Il suffit de voir le serpent humain faire le tour du pâté de maisons. Impressionnant, et un peu décourageant sous la pluie battante. Mais qu’importe, l’humeur est au concert brutal ce soir !

Pris séparément, chacun de ces groupes pourrait prétendre au rang de tête d’affiche, aujourd’hui comme hier. La réalité : MAYHEM sort un album. MayheM, le monstre sacré du black metal depuis quarante ans, et sans doute, en 2026, le plus populaire des trois groupes à l’affiche.
C'est à IMMOLATION que revient la lourde responsabilité d’ouvrir les hostilités. À 18h30 en semaine ce n’est pas une sinécure. Tant et si bien en fait que votre serviteur contingenté par ses obligations professionnelles n’a pu voir que les deux derniers titres du show. Chiotte. Le groupe avait l’air en place, le son correct, mais cette ambiance de fin de concert épicée de début de soirée pour moi-même a fait que je fus tout à fait inattentif. Vilain canard et très dommage pour les Américains de l’est. Fort heureusement pour eux, le parterre était déjà moultement garni, signe que même cette « première partie » a su se faire déplacer les foules. Statut gagné de haute lutte depuis trente ans mine de rien.
Changement de décor, changement de style et arrivée de MARDUK. J’attendais du brutal. J’ai eu du brutal. La batterie présente un mur impressionnant de toms et autres cymbales. La frappe est rapide, sèche, précise. Le son de la grosse caisse particulièrement prégnant. Occasion donnée de valider la qualité métronomique de notre ami batteur singulièrement impressionnant sur ses roulements de double ultra véloces et d’une régularité à faire pâlir la SNCF.
Et Morgan ? Il est bien là. Assez démonstratif facialement, il n’hésite pas à bouger sur la scène tout en faisant défiler les riffs. Le style Marduk est reconnaissable entre mille et c’est l’occasion de constater qu’il est tout autant capable de filer les tremolos avares en notes que perler les accords. Étonnamment, ce sont bien les riffs les plus simples visuellement qui font le plus d’effet dans la tête. Les détours par Heaven Shall Burn et Panzer Division Marduk en furent des preuves incontestables.
Ah oui, le leader suédois a aussi quelque peu forci. L’âge ne pardonne rien.
Et Mortuus ? Toujours présent au poste ! Depuis une vingtaine d’années maintenant, alliance dans la durée assez incroyable quand on pense aux deux fortes têtes pensantes qu’ils sont avec Morgan. Bien présent, et davantage animé par la volonté d’imposer son charisme que par une scénographie élaborée, il vocifère avec une puissance saisissante en live. Des éructations impressionnantes, certes moins modulées et plus stridentes que sur disque : un chant black plus classique, en somme.
Le résultat, un groupe sûr de ses forces mais qui n’en fait pas plus pour s’imposer dans les têtes. Ça joue très bien, c’est carré, mais l’absence totale de décorum (un pauvre logo projeté sur la toile blanche en fond) déçoit. C’est Marduk, ils ont toujours fait ainsi. Mais quand même, pour un groupe de cette stature, c’est incompréhensible.
Et enfin les MC de la soirée : MAYHEM. Improbable de se dire que je les voyais il y a bientôt vingt ans de cela en ayant en tête l’image d’un (déjà) vieux groupe. Alors avec l’ajout de deux décennies…
Qu’importe ces faits temporels, les Norvégiens sont toujours dans la place. Point spécial Hellhammer, malgré tout une des curiosités les plus intenses de cette obscure entité noire : on ne le verra que deux fois au cours de la soirée. Lors de son arrivée, puis lors de son départ. Entre temps, il est totalement caché par son kit particulièrement haut. Loin du mur de toms de Marduk, le placement des éléments de la batterie de notre légende surprendra toujours par ses velléités de se rapprocher du ciel. Et c’est à peine si nous verrons des bras bouger tout au long du concert depuis ma place en fond de salle.
Necrobutcher lui est aussi maigre que jamais. Désormais auréolé de sa coiffe rasée sur les côtés, cheveux longs attachés au-dessus, il incarne le groupe de manière inexplicable. Seul membre fondateur encore présent et malgré une importance jamais dévoilée dans les compositions, il s’impose. Son jeu de scène n’est pas impressionnant tout comme sa prévalence technique. Mais il est là. Indispensable à l’ogre.
Teloch et Ghul aux guitares font leur office, manifestement à l’aise tant avec les compositions, qui si elles font montre d’esprit d’aventure ne sont pas des monstres de technique, qu’avec leur rôle sur scène. Capables de monter sur les podiums, échanger avec les membres plus historiques du groupe et en place au moment d’haranguer la foule. Du bon boulot.
Et enfin, le vrai maître des lieux, Attila, éternel remplaçant dont la présence totale frise les trente années pourtant. Grimé en pape, puis couvert de cuir armé d’une croix, et enfin en compagnie de son crâne, il fait indubitablement le show. Ses changements de parures sont parties intégrantes de l’ADN de MayheM, signe de l’importance captée par le Hongrois. Modulant à loisir ses chants entre grognements death profonds, stridence hurlées black et les interventions claires parlées, il participe à la représentation musicale du groupe. Son identité. Chose amusante, lors des multiples titres de De Mysteriis Dom Sathanas (la star du jour), il s’est distingué de son chant très maniéré d’alors pour adopter un timbre beaucoup plus classique black metal.
Le show MayheM est assuré, avec en arrière-plan un défilé d’images synchronisées avec la musique (en fait, les musiciens synchronisés avec celles-ci !) et une prestation plus marquante que celle de Marduk. Le style MayheM de base plus riche additionné à des éléments de décor font qu’on sent un groupe plus en phase avec le live, plus pro tout simplement dans son rapport à la scène.


Que dire de plus sur cette soirée ? Des gens, beaucoup de gens ! Ça fait plaisir pour le metal extrême en général, et MayheM en particulier. Du bruit, beaucoup de bruit ! Les capteurs phoniques ont souvent dépassé les 105dB, et malgré mes bouchons j’ai passé une nuit emplie d’acouphènes. Et enfin que je vieillis. Un concert avec trois têtes de pont et trois heures de show, c’est difficile à tenir debout. Et dans les oreilles. Car en toute honnêteté la brutalité constante des protagonistes m’a laissé un arrière-goût de manque de finesse préjudiciable. Avis sûrement non partagé par la foule que cela soit écrit, mais voilà, constat sibyllin qui ternit une soirée autrement mémorable pour la réunion de trois sommités du metal extrême dans les terres parisiennes.


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