Hellfest 2010


Hellfest

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 18 juin 2010
Jour 2 : 19 juin 2010
Jour 3 : 20 juin 2010

REPORTS DU JOUR


Annihilator
(Kroboy)
Anvil
(Kroboy)
Born From Pain
(Cosmic Camel Clash)
Cooper, Alice
(Painlesslady)
Immortal
(Cosmic Camel Clash)
Kalisia
(Seosamh)
My Dying Bride
(Ronnie)
Slash
(Sebrouxx)
Tankard
(Kroboy)
Twisted Sister
(Kroboy)
Unearth
(Cosmic Camel Clash)


GALLERY

De Airbourne à Devin Townsend
De Eluveitie à Nevermore
De Pastors of Muppets à Y&T
La Totale
Galerie DIVERS

 


Jour 2 :19 juin 2010



Round Two: Fight. Oh puis, non. Les Brothers & Sisters of Steel restent civilisés pour cette partie deux qui démarre, malheureusement, avec une fine pluie en avalant un café, un croissant sans oublier une ampoule homéopathique de Jägermeister 666 CH. Rien de méchant dans cette dernière: que des plantes pour mieux supporter de faire le planton pour cette longue journée, plus diversifiée que la précédente, qui se profile. Hard, Heavy & Thrash: riiiiiiiiiise!

Après un concert bien mastoc de Dew Scented, le premier rendez-vous à ne pas rater concerne les fans de death technique. En effet, si Kalisia (live-report ici) met autant de temps entre ses concerts qu'entre ses albums, on n'est pas près de les revoir ! Une demi-heure, c'est un peu court vu la richesse de la musique du groupe, mais c'est mieux que rien. Tamtrum arrive ensuite, sous une petite pluie fine, mais avec une recette qui a déjà fait ses preuves pour attirer les foules : des stripteaseuses pas trop farouches. Dommage qu'au final, la plupart des gens aient plus retenu ce passage que la musique du groupe, du dark electro saupoudré d'un chouia de metal, qui pouvait en effet rebuter pas mal de festivaliers. Si la configuration du groupe peut paraître étonnante (chant, claviers et batterie sans grosse caisse, la boite à rythme s'en charge), force est de constater que leur style est ultra efficace. Jute après, Delain a la lourde tâche d'être le seul représentant du metal symphonique du week end. Sans être particulièrement mauvais, leur set s'est révélé être assez ennuyeux, la faute à un manque de punch de leur musique et d'une absence total d'originalité dans leur style, qui passe par tous les clichés possibles. Après le set des furieux de Tamtrum, cela fait vraiment un peu trop retomber la tension. Ceux qui ont trippé avec Kalisia auront préféré poursuivre avec Obscura, qui a récemment fait du bruit avec un Cosmogenesis proche de la perfection. L'affluence à ce concert, bien qu'il ne soit encore que 12h15, est à l'image de cette réussite. "Centric Flow" et son final épique clôture leur set de la plus belle des manières. Du death, de la technique et pourtant tant d'émotion et de respect. On en redemande.


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2ème rendez-vous incontournable à 13 heures : Tankard (live-report ici) vient prêcher la bonne parole du thrash pour alcoolos, et apparemment la paroisse est très fréquentée ! En ce samedi, la grève des contrôleurs aériens fait des ravages : Count Raven est resté à quai, tout comme Skarhead qui devait se produire à peu près en même temps. Ces derniers seront remplacés au pied levé par les régionaux de l'étape de Condkoï, carrément survoltés. Retour devant la Mainstage 2 pour Raven : ce n'était sûrement pas le concert le plus attendu de la journée, mais ce set restera comme une des très bonnes surprises du Hellfest. Ce groupe de papis survoltés balançant un hard-rock pêchu émaillé des screamings incessants de John Gallagher a en effet de quoi coller la banane : musiciens hystériques aux tronches improbables qui s'amusent comme des gosses, musique groovy et énergique, on en redemande. On a le choix ensuite entre deux styles complètement opposés : le death cradingue d'Asphyx, malheureusement desservi par un son abominable, ou le hard rock gentillet de Pretty Maids. Après Raven, on continue dans le hard-rock âgé, dans un style plus pop, moins débridé... mais toujours aussi balaise au niveau des tronches cultissimes ! Ronnie Atkins est un sacre frontman mine de rien, dont les grimaces sont loin d'être le seul atout, Hal Patino envoie du lourd à la basse... Sans les ballades sucrées qui cassent la dynamique du set, c'était tout simplement parfait. Place ensuite à la nouvelle sensation du moment, Anvil (live-report ici), qui a même fait la couv' du magazine branchouille Technikart grâce à sa trajectoire hors du commun. Les amateurs de hardcore préfèreront se diriger vers la Terrorizer Tent, histoire d'en prendre plein la tronche par Born From Pain (live-report ici).


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Si c’est Aussie, j’y vais aussi : Airbourne a refait le déplacement au Hellfest après sa participation en 2008. Cela tombe bien, mais cela aurait pu également très mal chuter lorsqu’on pense à l’intenable Joel O'Keeffe qui, muni de sa Gibson Explorer et sans harnais, s’est hissé jusqu’au sommet de la Mainstage 1. Largement de quoi ravir public et photographes, mais sûrement pas le management et la compagnie d’assurance du groupe. Cela ne l’a pas empêché de promouvoir plus que correctement le dernier album, même si, live, une impression de tourner en rond se fait sentir tournée après tournée. Après AC/DC la veille, la comparaison fait mal… Dans le même temps, 36 Crazyfists (live-report ici) ravit une frange un peu plus jeune du public avec son metalcore ultra efficace. Point de clivage de la sorte avec Nevermore (live-report ici), qui parvient à brasser un peu plus large et à rameuter un public conséquent pour son set. Choix très difficile ensuite : sur la Mainstage 1, Slash (live-report ici) draine tous les nostalgiques des Guns n' Roses ; après un petit retard à l'allumage, Unearth (live-report ici) fout le feu à la Terrorizer Tent (au passage, on touche du doigt les limites du point info unique à l'entrée du fest : un peu plus de communication sur les annulations, retard et tout changement de programme directement sur les scènes concernées ne serait pas du luxe) ; enfin, pour tous les fans de black, pas tellement gâtés ce samedi, rendez-vous obligatoire à la Rock Hard Tent. C'est un des maîtres du genre qui se produit, et Dark Funeral a tenu son rang haut la main. S'appuyant sur un son convenable, les Suédois ont assuré un set sans faille, à grands coups de "666 Voices Inside" et autres "Stigmata", se fendant même d'une reprise du "Dead Skin Mask" de Slayer. Visiblement, le public a apprécié.


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Pas le temps de souffler, cette journée du samedi ne nous laisse aucun répit, il se passe toujours quelque chose sur une des scènes. Sur la Mainstage 2, Annihilator (live-report ici) récolte enfin un peu de lauriers tant mérités avec une position flatteuse sur l'affiche, avant que Twisted Sister (live-report ici) ne justifie de façon éclatante sa réputation de tueur en live. Pas de bol pour Candlemass, programmé à cheval sur ces deux créneaux : malgré leur stature de chef de file du doom traditionnel, les Suédois n'ont pu remplir la Rock Hard Tent qu'à moitié. Mais les Suédois sont surmotivés et ce sont clairement les die-hard fans qui ont fait le déplacement. Peu de monde donc, mais une sensation de communion rare, surtout en pleine journée. Même problème pour My Dying Bride (live-report ici), coincé entre la tête d'affiche tant attendue Immortal (live-report ici) et la légende du hardcore Agnostic Front, pour un résultat inversé : public relativement fourni, mais prestation plutôt moyenne. Heureusement, le grand Alice Cooper (live-report ici) n'a pas failli : en démarrant plus tôt que prévu, c'est n'est pas 1h15 mais bien 1h30 de grand spectacle que nous a offert le fringant sexagénaire, malgré un froid de canard. C'est à Carcass qu'est revenu l'honneur de boucler cette deuxième journée : beaucoup plus en forme qu'en 2008, les Anglais ont cette fois justifié leur réputation de maîtres du goregrind, avec un show beaucoup plus carré agrémenté de projections vidéo bien dégueu à en gerber son kebab à 6 euros. Notons que ça marche aussi avec sandwich américain, sandwich raclette ou le produit à la mode cette année, le burrito ou autres plats pseudo tex/mex : il y aura eu une certaine homogénéité sur le prix de la bouffe cette année, et malheureusement aussi sur la qualité, plus que moyenne.


Le message est clair comme du sérum physiologique ce soir encore. Après Carcass et ses brutaux travaux pratiques, c'est désormais une certitude: mieux vaut se coucher le ventre vide. Ou alors déambuler dans les différentes after du camping histoire de reposer les yeux et le système digestif. Camping qui est d'ailleurs ultra-saturé et promet une nuit finalement aussi courte qu'animée mais surtout salvatrice avant le début du dernier tiers de ce Marathon Heavy 2010 (dans 6 heures). Le festival des musiques extrêmes, ouais, pour la santé. Les esgourdes se portent, elles, comme un charme. Merci pour elles, d'ailleurs!


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