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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 06 octobre 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-Arthur Nouhaud
(chant)

-Maxime Roget
(guitare)

-Thomas Darracq
(basse)

-Antoine Fourré
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Julien "Nutz" Deyres
(chant sur "The Chaos Beneath Our Feet")

-Nicolas Alberny
(guitare sur "While the Lights Are Still Shut")

TRACKLIST

1) While the Lights Are Still Shut
2) The Chaos Beneath Our Feet
3) Dark Code
4) Dry Earth
5) New God
6) Shedding Skin
7) Humanless
8) Babel Tower
9) Moving Limbs
10) The Last Wandering

DISCOGRAPHIE

Babel Tower (2026)

Sickmind - Babel Tower
(2026) - death metal Groove - Label : Independent



Auto-labelisé groove death dans sa bio, absent de Metal Archives, on peut supposer que Sickmind est considéré trop proche du mouvement djent ou core (suppute de chroniqueur). Mais il figure bien au menu des Eternels ! Copains des The Great Old Ones ou autres Gorod (featuring deux membres d’ailleurs), les ingrédients aguichent.

Tout comme l’enveloppe. C’est du death metal certes propre, mais puissant, accordant sa place à la basse, et dotée de la définition attendue en 2026. La faiblesse notable réside dans la dynamique tassée, un peu à la manière des collègues The Great Old Ones. Le son manque de haut et de bas pour finir par sonner similairement agressif du début à la fin, qu’importe les blasts ou passages plus hurlés. Et death metal… oui évidemment, tout comme l’adjectif groove n’est pas usurpé. Djent un poil pour les syncopes régulières (mais franchement modérées). Fatalement, au vu du copinage, Gorod s’impose comme influence majeure. Et c’est vérifié.
Sauf que personne ne tricote comme Gorod. Babel Tower ne peut prétendre en rien à la virtuosité fabuleuse des maîtres bordelais. En fait Sickmind ne cherche pas, perdu d’avance. Bien en place techniquement et rythmiquement, l’album recherche le riff ou le cassage de cou, pas l’esbroufe ni l’épate. À ce jeu, nos amis revenus d’entre les morts (le groupe date initialement de 2008, rien que ça, pour revenir véritablement en 2023) savent ce que le public attend. La précision et le déhanché, ce qui est fourni. Et parfois un peu plus, genre du tapping bien senti sur "Dark Code", coucou Gojira cette fois. Également via le chant dont les timbres évoquent ceux de Joe, le coffre en moins malheureusement.
Une sorte de metal franchouillard moderne ultra localisé donc. Sud-Ouest toute, grosses références et talent, sinon à l’avenant – gardons-nous de toute exagération -, au moins fort correctement exposé. Ce Babel Tower, en piochant dans ses grands aînés, a le bonheur de le faire, d’une à sa sauce, de deux avec les ressources d’inspiration nécessaires pour faire apprécier l’œuvre le temps d’une soirée passée ensemble. Le bel ouvrage et les compliments s’arrêtent là cependant, car il faut aussi reconnaître la présence marquée des inspirations précitées, et leur poids sur l’évaluation finale, impossible à ignorer.


Malgré tout Sickmind surprend agréablement, en pondant ce qui semble être un premier LP à un âge avancé. Nous leur souhaitons le succès sur album autant que sur la route (ils ont écumé les salles européennes). L’on exigera simplement plus de personnalité. Et de la dynamique sonore svp.

P.S. : La pochette est superbe dans ses atours de tour de Babel décatie.



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