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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 29 septembre 2026
Sa note : 12/20

LINE UP

-Dan Wilberg
(chant+guitare)

-Jeremy Puffer
(guitare)

-Nick Wilberg
(claviers)

-Jacob Maisonneuve
(basse)

-Josh Needham
(batterie)

TRACKLIST

1) From the Formless Depths…
2) Altar of Storms
3) Cold Stone and Broken Earth
4) Greybound
5) Crossing the Funeral Plain…
6) A Path Apart
7) The Cloak
8) The Way of the Forgotten… The Passage III

DISCOGRAPHIE


Arctos - A Path Apart



À la question d’un groupe canadien « mais comment diable savoir s’il est québécois ? », outre la langue utilisée (parfois), la caractéristique « il ne fait pas du black grésillant mélodique » est immanquable. Arctos fait du black mélodique. Arctos vient de Edmonton. CQFD

Et Arctos fait du black norvégien. En substance, s’il ne vous faut retenir qu’une et unique chose de la troupe américaine, ce sera cela. Black norvégien pour les guitares, les mélodies, les riffs froids. Et croyez-le ou non ou jetez-vous dans les orties, ils le font bien les cons. Alors oui, j’en vois des dizaines sortir « hé mais Dissection », sauf que… il y a un je ne sais quoi d’indéniablement plus black et même carrément non death. Au contraire des Suédois terribles qui ont clairement fricoté avec le death mélodique sortie des mêmes terres, Arctos s’épand plus volontiers dans les tremolos pur black.
La notion de riff de même est sensiblement moins importante dans l’édifice noir. Car A Path Apart se complaît plus aisément dans les atmosphère glacées des longs dimanches enténébrés qui scarifient les années polaires (il faut savoir raison garder tout de même, Edmonton partage sa latitude plus avec Londres ou Berlin que Oslo et Bergen). C’est donc armé en diable (logique) qu’Arctos s’offre à la vindicte populaire. Peuple qui aura du mal à vraiment cracher sur la production présente.
Car les défauts ne sont pas visibles. L’album ne souffre d’aucune tare irrémédiable tout comme il parvient à maintenir l’accroche tout le long de son déroulé. Dès lors le combat se fait sur l’originalité, il n’y en a pas, mais ce n’est jamais disqualifiant, la personnalité, elle est présente malgré tout – la touchante "Greybound" et son solo relativement inattendu le prouvent - et la qualité finale de l’objet, belle et bien réelle mais quelque peu écornée par cette sensation lancinante que tout ceci frôle le gentillet par moments. La retenue d’arrière-plan une fois identifiée devient difficile à s’en débarrasser.


Un ouvrage honnête et de qualité, à même de subvenir aux besoins noirs mélodiques des aficionados. Sauf que la marche est trop haute pour prétendre à plus haut et étendre son royaume sur la population extrême au sens large.





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