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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 21 septembre 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Jacopo Meille
(chant)

-Robert Mortimer "Robb" Weir
(guitare)

-John Foottit
(chœurs+guitare)

-Huw Holding
(basse)

-Craig Ellis
(batterie)

A participé à l’enregistrement :

-Marco Angioni
(guitare sur "Electrifyed")

TRACKLIST

1) Rise Up!
2) Forevermore
3) The Powers That Be
4) Dark Divinity
5) Electrifyed
6) A Shadow of Fire
7) The Nail
8) The Fight Goes On
9) Dark Skies
10) Revenge Is Sweet

DISCOGRAPHIE

Wild Cat (1980)
Spellbound (1981)
Crazy Nights (1981)
Ritual (2019)
Bloodlines (2023)
Electrifyed (2026)

Tygers of Pan Tang - Electrifyed
(2026) - heavy metal hard rock - Label : Mighty Music



« Et comment ils vont, les vieux fourneaux ? - Tranquille. » L’échange pourrait s’arrêter là, mais résumer le millésime 2026 de Tygers of Pan Tang à du small talk serait un manque de respect vis à vis de ce gang actif issu de feu la New Wave Of British Heavy Metal. Toutefois la dernière sortie n’était pas très vaillante. Faut-il croire au sursaut ?

Oui, si l’on considère l’énergie retrouvée sur la triplette "Rise Up!"- "Forevermore"- "The Powers That Be" qui ouvre le recueil. Le tempo est soutenu, les riffs sont énergiques, Jacopo Meille a chopé le micro magique qui donne la hargne. Et Les solos sont bons – bonne pioche semble-t-il que John Foottit (Chrome Molly, ex-Change of Heart) pour succéder à Francesco Marras qui ne sera resté que le temps d’un album. Ok, l’originalité est restée dans les étuis mais au moins ça ne sonne pas AOR de seconde zone. L’allure faiblit sur quelques pistes - "Dark Divinity", "The Nail" – cependant la production assurée par Marco Angioni, l'un des guitaristes de Meridian, offre une vigueur appropriée au style double face metal-hard rock qui caractérise la formation anglaise.
Car une fois passé "Electrifyed", titre bavard qui illustre paradoxalement la difficulté de Robb Weir et son personnel à trouver un refrain marquant, la réalisation bascule à mi parcours dans une ambiance rock ‘n’ roll musclé plutôt sympathique, mais un chouïa moins intense. "A Shadow of Fire" a des relents de Cheap Trick et le riff vicieux de "Dark Skies" fait penser aux Guns époque Appetite en collab’ avec le Judas Priest de Point Of Entry. Les chœurs gouleyants de "The Fight Goes On" ramènent encore plus loin en arrière, époque rouflaquettes – dommage que la montée en tension n’ait pas été bonifiée. La machine à remonter le temps s’arrête quelque part vers 1986 avec "Revenge Is Sweet" - Meille lance un scream rappelant Joey Tempest à son prime avant qu’une chorale à la "Into the Night" de Figher V, de fervents héritiers de Europe, ne prenne le relais. Il est dommage qu’un solo rachitique vienne ponctuer la baisse de qualité en la matière depuis le milieu de l’enregistrement et que le panache ait fait défaut au moment de conclure, remplacé par un decrescendo qui sent la panne d’inspi.


Les félins ont retrouvé la niaque. Quelques bonnes idées bonifiées par un son costaud permettent à Electryfied d’entretenir la flamme et l’identité d’un groupe taillé pour l’énergie. Tour à tour chromé heavy et hard rock aguicheur, le quatorzième long format de Tygers of Pan Tang comporte suffisamment de séquences accrocheuses, attestant d’une envie manifeste d’en découdre. Conclusion évidente : la retraite est repoussée à plus tard.





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