20223

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 07 juin 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Felipe Tencio
(chant+guitare)

-José Pablo Philipps
(chant+basse)

-Esteban Sancho
(guitare)

-José Maria Arrea
(batterie)

TRACKLIST

1) Carriers of the Curse
2) The Floating Catacombs
3) Dissolution of Eternity
4) Proto Embryo (The Third Tribulation)
5) Arcane Demonomania
6) Mnemonic Phenomena
7) Resonance Cascade

DISCOGRAPHIE


Astriferous - Atavistic Unraveling
(2026) - death metal come avant - Label : Me Saco un Ojo Records



Je m’arrache un œil… tout un programme. Je sais pas vous, mais rien que le nom du label est génial. Forcément, ils peuvent que signer des groupes brutoss en masse. Et du bon. Hispanophone, c’est tout naturellement qu’une formation costaricienne s’invite dans leur roster. Astriferous et ses accointances avec l’anglais léché.

Mirez les noms des chansons et vous aurez un aperçu de la prédisposition évidente du parolier à caler un max de mots s’étirant en longueur dans la langue de Shakespeare. Signe d’une musique à l’avenant ? Complexe, alambiquée, recherchée, subtile. Humpf. Sitôt débuté, le disque ne laisse pas la place au doute. Old school comme l’Amérique du sud (et latine) sait en produire. Mix probable d’un Morbid Angel avec le swedeath pour la teneur en gras du son. Atavistic Unraveling s’échine à balancer riff incisif sur riff destructeur. Avec réussite. Car des maîtres Floridiens, ils en gardent un part non négligeable du talent. Fusion des latitudes, Immolation et Incantation transpirent également dans les compositions par ce côté plus vicieux de la scène new-yorkaise. Le chant ultra guttural s'inscrit lui dans la plus pure tradition death metal sans concession armé d'un timbre fort appréciable et d'une capacité de modulation mesurée mais pertinente.
Orientation US sans conteste donc. Et old school car difficile de ne pas s’imaginer dans le début des années quatre-vingt-dix à écouter des soli impeccables dans leur exécution tout autant qu’ultra datés par leurs sonorités (les tappings sont typiques). Il faut savoir à quoi s’attendre en entrant fougueux dans la découverte de cette fournée. Sauf que Astriferous magnifie l’ensemble en s’engageant corps et âme en complément d’une capacité indéniable à trouver les bons riffs. Hargneux, tenaces, ils ne laissent pas la place au doute et balaient de ce même mouvement les vôtres. Là réside la grande victoire des Costariciens. Se sachant débordés sur le flanc de l’originalité, ils misent tout dans l’agressivité et l’authenticité. Frappe chirurgicale en dépit de cette enveloppe sonore particulièrement saturée laissant la place belle à une basse claquante qui n’est pas sans rappeler celle de monsieur Benton himself.


Vraie bonne surprise sud-américaine, Atavistic Unraveling livre une putain de dose de death old school US maîtrisée. Les titres ne faiblissent jamais tandis que l’énergie déployée à façonner la musique la plus convaincante possible force le respect. En manque d’originalité certes, mais surtout pas de qualité.



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