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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 09 mai 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-Emre "Emmo" Acar
(chant)

-Valentin Lobe
(guitare)

-Roman Stadler
(basse)

-Lucien Egloff
(batterie)

Ont participé à l’enregistrement :

-Victor Olsson
(chœurs+claviers)

-Theresia Svensson
(chœurs)

-Bobby Stocker
(guitare)

-Magnus Hägglund
(saxophone sur "Foolish Heart", "All Your Love" et "For All This Time")

TRACKLIST

1) Raging Heartbeat
2) Victory
3) Made For A Heartache
4) Foolish Heart
5) Deja Vu
6) Stand By Your Side
7) All Your Love
8) Hold The Time
9) For All This Time
10) Break Those Limits
11) Victim Of Changes

DISCOGRAPHIE

Fighter (2019)
Heart Of The Young (2024)
Deja Vu (2026)

Fighter V - Deja Vu
(2026) - hard FM AOR - Label : Frontiers Records



La stabilité n’est toujours pas d’actualité chez Fighter V, qui a encore changé de guitariste depuis le dernier album et perdu son claviériste à la fin de l’été 2025. Si du côté du personnel, la tendance est au changement, la situation est très différente concernant la musique. Opposée, même. Car ici, depuis le début, c’est AOR, 110% garanti. Et ce n’est pas l’intitulé du troisième album de la troupe, Deja Vu, qui va suggérer autre chose.

Les Germano-Helvètes sécurisent le périmètre dès l’entame, "Raging Heartbeat", écrite par l’ancien chanteur et co-fondateur Dave Niederberger : un motif aux synthés pour démarrer, une scansion basique basse-guitare sur les couplets, un refrain en racolage actif garni de chœurs, un court solo. Le tempo est enlevé et Emmo Acar la joue crooner éraillé à la Nicky Moore (Hackensack, Samson). Mais son chant, qui contribue à distinguer la formation, donne à nouveau l’impression de ne pas toujours être en adéquation avec la musique. Le constat se précise sur les mid tempos qui parlent d’amour (enfin, encore plus que d’habitude), tel "All Your Love" à la langueur plombée, que ne parvient pas à alléger un intermède téléphonique avec filtre vintage de rigueur, comme une version édulcorée et sans humour de la séquence analogue qui bonifie "Living for The Nighttime" de The Night Flight Orchestra.
Toutefois, les quatre de Fighter V, aidés de V.O. Pulver (ingé son pour Burning Witches, Destruction, Pro-Pain, Vendetta et membre des stars locales du thrash Poltergeist) appliquent une méthode similaire à celle que Lordi avait mise en place pour pimper Humanimals, sa créature AOR : mettre les chœurs en avant, surtout sur les refrains. Et le stratagème n’est pas loin de fonctionner. La chorale chatoyante apporte un peu de crédibilité aux déclarations langoureuses - "Stand By Your Side", "For All This Time" ponctuée d’une intervention ténue au saxophone et "Foolish Heart", sorte de croisement entre Stone Fury, un inédit de Def Leppard époque Pyromania, et Whitesnake. Acar montre à cette occasion qu’il peut être aussi convaincant que son homologue Ramonda lorsqu’il s’agit d’imiter David Coverdale. Le claviériste Victor Olsson, venu à la rescousse, livre un joli duel avec Valentin Lobe, le nouveau guitariste qui se révèle particulièrement agile au moment de lâcher un solo.
L’ex-Laser Tyger, gang bavarois désormais dissous dont la carrière se résume à une rugissante mochette, est plus discret le reste du temps, laissant la plupart des thèmes aux claviers. Une allure soutenue permet de dynamiser les mélodies chargées en saccharose de "Victory", "Made For A Heartache", "Deja Vu", "Hold The Time" ou encore "Break Those Limits" lestée d’une fanfare vocale digne d’un escadron de power metal germanique. Malheureusement, une inspiration frileuse bride le potentiel des compositions, à l’image de "Victim Of Changes", final aseptisé par des claviers badins qui s’énervent dans la seconde partie, en soutien d’un solo digne de John Norum à son meilleur. Acar n’étant pas Joey Tempest, la chanson ne décolle pas vraiment, restant dans la catégorie des titres sympathiques-sans-plus.


À force de confier l’écriture à des intervenants extérieurs, des ex et des professionnels de studio, Fighter V prend le risque de perdre sa personnalité. L’enthousiasme communicatif du premier LP laisse la place à un pré-formatage d’où émergent de très bons solos et l’énergie surdosée du chanteur. Le reste est neutralisé dans l’application à la lettre des recettes éprouvées de l’AOR à synthés proéminents. Aussi convenue que la réalisation, la phrase « ce Deja Vu a un air de déjà entendu » offre un résumé parfait de la situation.



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