20160

CHRONIQUE PAR ...

42
Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 30 mars 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-Atli Guðlaugsson
(chant)

-Bjarni Þór Jóhannsson
(guitare)

-Ingi Þórisson
(guitare)

-Bjarni Egill Ögmundsson
(claviers)

-Kristleifur Þorsteinsson
(basse)

-Einar Karl Júlíusson
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Óskar Rúnarsson
(chant sur 2 et 8)

-Sara Rut Fannarsdóttir
(chant sur 8+ chœurs)

-Per Tommy Johansson
(chant sur 4)

-Rokkór Íslands
(chœurs sur 4, 5 et 8)

-Ragnar Þórisson
(chœurs)

-Jón G. Breiðfjörð
(batterie sur 6)

TRACKLIST

1) Sword Vigor
2) Glade Lords of Athel Loren
3) The Royal Road
4) The Arcane Tower
5) Aegis of Eternity
6) Camelot Rock Cit
7) Keeper of the Crimson Dungeon
8) Valediction

DISCOGRAPHIE


Power Paladin - Beyond the Reach of Enchantment
(2026) - power metal - Label : Rock of Angels



Le premier album de Power Paladin avait plu à votre serviteur. Le disque était presque un hommage au genre, un syncrétisme de ce que le power/speed metal peut faire de mieux : mélodies et énergie, sans les défauts du style. Ce n'était pas un sans-faute : le ventre mou ramollissait un peu l’ensemble. Cependant, l’ensemble était très jouissif pour n’importe quel fan du style. Beyond the Reach of Enchantment continue-t-il sur cette lancée ?

La pochette, qui reste le premier aperçu d’un disque avant même d’appuyer sur la touche de lecture, ne donne pas vraiment envie d'écouter l’album. Elle représente une scène d’heroic fantasy, bien entendu, comme tout album de power. Pas une scène de bataille, cependant, ni une scène glorieuse. Non, le groupe a choisi, pour illustrer son album, de peindre des aventuriers faisant une sieste digestive. Ça n'incite pas vraiment à s'engager. Peut-être que l’artiste a décidé de s’inspirer des séances d’enregistrement ? Car Beyond the Reach of Enchantment montre un groupe qui s’est reposé sur ses lauriers. Nous ne retrouvons que partiellement la recette du premier opus ; les chansons sont toujours relativement énergiques. Le refrain fédérateur de "Sword Vigor" est un bon exemple. L'envolée de "The Arcane Tower", sur le refrain mêlant chœurs, chant clair et chant heavy, est l'un des meilleurs moments de l’album : mémorable et mélodique, avec de la puissance et un peu d'atmosphère.
Ce qui a changé, c’est le rythme et la technique. Commençons par le second point. Power Paladin évolue un peu, ce qui est louable. Trop de groupes font toujours la même chose ; les Islandais décident de changer légèrement de style. Qu’on ne se méprenne pas : pas de virage à centre-quatre-vingts degrés. Tout simplement, les chansons incorporent un peu plus de heavy et de hard rock. Le solo de guitare sur "Aegis of Eternity" rappelle un peu DragonForce ; les sons du clavier sur "Camelot Rock City" sont clairement inspirés des années 1980, version cuir et poignées de force — le nom de la chanson aussi, d’ailleurs. Le chant est également un peu plus proche du heavy classique. Malheureusement, ce changement n’est pas maîtrisé techniquement : le chant est plus faible, moins mélodique que les lignes du précédent album. Les solos de guitare manquent d'énergie ; les solos de claviers ont un son trop kitsch, proche du MIDI des jeux vidéo de l'époque. L’hommage est bon quand la technique suit ; sinon, c’est un peu faible.
Faible s’applique aussi au rythme. Le premier album avait le mérite d'être à fond les ballons en permanence, sans relâche. Il avait certes un ventre mou, mais rien de bien dramatique. Beyond the Reach of Enchantment a le torse, le ventre et les jambes molles. "Sword Vigor", "Glade Lords of Athel" (sur lequel le groupe flirte avec le thrash) et "The Arcane Tower" sont des bangers, mais le reste est beaucoup plus faible. Tous les autres titres manquent de moments mémorables, de refrains fédérateurs ou même d'énergie. On dirait que le groupe a composé en roue libre, se reposant sur ses acquis. Ce genre de power demande toujours un peu de volonté de la part de l’auditeur pour entrer dans cet univers un peu cul-cul. Ça fait partie du charme du style. Mais le groupe doit nous aider, et on a l’impression, pour Power Paladin, que le cœur n’y est pas sur la moitié du disque. Le dernier titre, "Valediction", relève un peu le niveau. Une pièce épique de neuf minutes qui démarre très bien : c’est agressif, le riff est presque violent, le chant est empli de passion, avec une alternance bien construite incluant du chant féminin. Mais le titre manque de cohérence et s’enlise ; plutôt qu’un hymne pour clôturer l’album, nous avons juste une chanson qui devrait se terminer… mais continue, continue…


Et merde. J’avais des attentes pour le second album de Power Paladin ; j'espérais que les Islandais renouvelleraient la petite jouissance du premier disque. Mais le groupe semble avoir perdu de son énergie et de son charisme, et a composé cet album un peu sans y croire. Alternant entre titres vraiment bons et chansons complètement oubliables, Beyond the Reach of Enchantment n’est pas vraiment mauvais, juste décevant.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 4 polaroid milieu 4 polaroid gauche 4