20150

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mars 2026
Sa note : 11/20

LINE UP

-Glenn Hansen
(chant)

-Anthony "Tony" Portaro
(chant+guitare)

-Anthony "Tony" Bono
(basse)

-Joe Cangelosi
(batterie)

TRACKLIST

1) Voice of Sanity
2) Hiroshima
3) Insult to Injury
4) Dementia Thirteen
5) Essence of Evil
6) Witness to the Terror
7) Battle Scars
8) Rape of the Mind
9) Ticket to Mayhem / 4 E.S.
10) Pistolwhipped

DISCOGRAPHIE


Whiplash - Insult to Injury
(1989) - thrash metal - Label : RoadRacer Records



La formule thrash hirsute de Whiplash semblait déjà avoir atteint ses limites dès le deuxième album, pâle copie du coup de maître initial réalisé par le trio. Un trio devenu quatuor pendant l’enregistrement d’Insult to Injury, avec le recrutement d'un « vrai » chanteur, Tony Portaro souhaitant désormais se consacrer pleinement à ses parties de guitare. Voici, sur le papier, la promesse d’une amélioration.

L’équipe en charge du son a beau être quasiment identique à celle qui avait officié sur Ticket to Mayhem dans les mêmes studios Morrisound à Tampa, le rendu est différent – plus clair, moins brouillon. Le tranchant de l’inaugural Power and Pain n’est pas revenu et l’ensemble manque d’ampleur, défavorisant la guitare au bénéfice de la section rythmique. Mais au moins l’impression de se faire passer les trompes d’Eustache au papier de verre a disparu depuis le recueil précédent. Et l’affaire commence plutôt bien, avec "Voice of Sanity" guidé par un riff syncopé et énergique. Un ralentissement met en valeur le refrain avant qu’une variation mélodique ne serve de support à un très bon solo. Le timbre presque aimable du nouveau venu Glenn Hansen, rappelant David Godfrey de Heathen, offre un net contraste avec les éructations du leader qui parsemaient les deux longs formats antérieurs. Bon, le scream à la fin ne s’imposait peut-être pas, dévoilant une stridence plus en vogue dans la sphère heavy metal.
Hélas, le titre d’ouverture n’est qu’un trompe-l’œil. La triplette "Hiroshima" - "Insult to Injury" - "Dementia Thirteen" révèle les limites de cette nouvelle formule heavy-thrash, magnifiée sur Blessing in Disguise, le troisième album de Metal Church paru quelques mois auparavant. Certes les interventions à la six-cordes sont plus soignées que sur Ticket to Mayhem mais la fougue des débuts n’apparaît plus que par intermittence. Quant aux refrains, ils sont moches, voire hideux comme celui de la dernière piste nommée. Dans ces conditions, Hansen a bien du mal à tirer son épingle du jeu, et fait parfois n’importe quoi, démonétisant "Witness to the Terror" qui rappelait flatteusement Doomsday for The Deceiver de Flotsam & Jetsam.
Néanmoins cette occurrence participe à une tonalité thrash plus affirmée sur la deuxième partie, amorcée sur le speed "Essence of Evil" à la conclusion trop abrupte. Sécurisé sur "Battle Scars" – il suit note à note le thème de la guitare – le chant sobre ne parvient pas à animer un refrain sans relief, précédant le court "Rape of the Mind", plutôt hard rock dans l’esprit, qui évoque "The Immigrant Song" de Led Zeppelin en plus décontracté (et moins bien chanté). En fin de parcours, l’instrumental "Ticket to Mayhem / 4 E.S." s’apparente à une accumulation de plans décousus relayés par "Pistolwhipped" qui, sans être miraculeux, allie les velléités mélodieuses sur les couplets et une hargne retrouvée sur le refrain.


Plus travaillé, lorgnant vers un techno-thrash en pleine effervescence (Coroner, Watchtower & cie), Insult to Injury oscille entre des velléités mélodiques pas toujours convaincantes et un attachement au thrash rageur des débuts. La tentative est hélas dévitalisée par une production doucereuse et un chanteur qui aurait sans doute été plus à sa place dans un groupe de power US. Sur ce créneau du thrash mélodico-technique, Annihilator avait mis la barre très haut avec Alice in Hell au début de cette année 1989. Le troisième LP de Whiplash ne s'en approche que trop rarement pour espérer rivaliser.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 2 polaroid milieu 2 polaroid gauche 2