20145

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 14 mars 2026
Sa note : 16/20

LINE UP

-Douglas "Doug" Lee
(chant)

-Uwe Baltrusch
(guitare)

-Ralf "Ralph" Hubert
(basse)

-Peter Haas
(batterie)

TRACKLIST

1) Them
2) Imagination
3) Suite for Group and Orchestra Part 1: Introduction
4) Suite for Group and Orchestra Part 2: Preludium
5) Suite for Group and Orchestra Part 3: Allegro
6) Suite for Group and Orchestra Part 4: Dance
7) Suite for Group and Orchestra Part 5: Fugue
8) Suite for Group and Orchestra Part 6: Postludium
9) The Healer
10) Days of Sorrow

DISCOGRAPHIE


Mekong Delta - Visions Fugitives



- J’aime les hommes cultivés, surtout les mélomanes !
- Ah oui ? Ce n’est pas une forme de cancer, ça ?
- Ha ha, quel humour, mon cher Winter… Dis, tu ne t’y connaitras pas en musique russe ?
- Oh si ! Grima, Eoront, Arkona, Gr…
- Quels noms me sors-tu là ? Je pensais plus à Tchaïkovski, Prokofiev… Rimsky-Korsakov ! Tu aimes Rimsky-Korsakov ?
- Mmmm. Rimsky je sais pas, mais Korsakov, ils déchirent ! Leur dernier album est mortel !


- Winter…
- Oui ?
-Je me trompe ou tu ne connais pas la différence entre un mélomane et un mélanome ? Et point de vue musique NORMALE, tu n’as AUCUNE culture, n’est-ce pas ?

Ah ces musiciens au nom composé, c’est la plaie ! Et effectivement, s’il m’arrive d’écouter quelques grands noms de la musique classique, mes connaissances en la matière s’avèrent extrêmement limitées. Pour être franc, j’ai découvert le Visions Fugitives de Prokofiev après celui de Mekong Delta... Mon avis sur le sixième bébé de Ralph Hubert sera donc essentiellement celui d’un fan de thrash metal et de musique progressive… Pas besoin néanmoins de grandes connaissances classiques pour comprendre deux choses. La première : l’œuvre de Mekong Delta n’est pas une reprise de celle du compositeur russe. La seconde : Ralph n’a cependant pas nommé son album ainsi au hasard. Plat de résistance de l’œuvre, la "Suite pour Groupe et Orchestre" possède un aspect versatile similaire à la pièce classique. De plus, je crois volontiers les spécialistes quand ils affirment que le travail de composition du bassiste teuton s’est fortement inspiré de la musique classique et que le résultat tient vraiment la route.
Même un béotien pourra apprécier l’impeccable tissage des motifs entrelacés, interprétés par les différents instruments, notamment sur l’ "Allegro" et la "Fugue", deux mouvements littéralement bluffants de virtuosité. Une virtuosité qui a d’ailleurs le bon goût de ne pas tourner à la démonstration stérile, ce qui est un très bon point. Autre élément très positif de l’album : "Imagination". Tout comme sur Dances of Death, Mekong Delta a mélangé morceaux de bravoure et titres au format plus standard, et le second titre de Visions Fugitives, plus classique dans sa conception, est sans doute l’un des meilleurs morceaux jamais concoctés par le groupe. Emmenés par un Ralph caressant sa quatre-cordes de main de maître, les Teutons nous offrent les typiques plans du Mekong Delta des grands jours, le tout étant couronné par un refrain ultra accrocheur, digne de "The Cure" ou de "True Believers"… Vous vous êtes rendus compte que cela fait deux fois que j’évoque Dances of Death, non ? C’est évidemment intentionnel. Étant donnée la similitude de structure, impossible pour quiconque ayant suivi les tribulations de Ralph et ses amis depuis le début de ne pas penser au mythique quatrième album de la formation.
Encore plus difficile de ne pas les comparer et à ce petit jeu… La balance penche tout de même en faveur de Dances of Death. Je mettrais "Night on a Bare Mountain" de côté car il serait injuste de reprocher â Ralph de ne pas arriver au niveau du génial et unique Moussorgsky. J’oublierais aussi le son un peu cheap des arrangements classiques de la Suite, Ralph n’avait sans doute pas les moyens de se payer un véritable orchestre. Concevable. Mais même ainsi, s’il est possible/probable qu’un vrai amateur de musique ou de prog soit plus enthousiasmé par la Suite que par "Dances of Death", le fan de thrash que je suis préfère le caractère furieux de "Dances of Death" et de "True Believers" à l’aspect relativement propre et sage de Visions Fugitives. C’est que le (trop) gentil Kaleidoscope est passé par là : des titres comme "The Healer" et "Days of Sorrow", joliment écrits mais trop aimables à mon goût n’auraient jamais eu leur place sur les quatre premiers albums du groupe.


Pour résumer : Visions Fugitives est un régal pour les oreilles. Tout y est parfaitement pensé et parfaitement exécuté. Certains passages de la Suite sont même ahurissants de virtuosité et je sais gré à Ralph de ne pas avoir sombré dans l’ostentation, c’est méritoire. Mais pour le fan absolu de The Music of Erich Zann ou Dances of Death que je suis, l’ensemble sonne un poil trop clean, voire gentillet sur la fin de l’album. Il s’agit toutefois d’un travail remarquable, le dernier en date, car, par la suite, Mekong Delta va perdre de sa superbe. Une raison de plus pour y revenir aussi souvent que possible.





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